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Mon astuce pour progresser beaucoup plus vite en musique

Ah les progrès.

Ces petites améliorations après lesquelles chaque musicien court.
Parfois jusqu’à en perdre haleine.

Ce sont elles qui donnent sens à votre travail.
C’est pour elles que vous êtes capables de vous exercer encore et encore
sur votre piano, votre guitare ou votre trompette.

D’ailleurs, quand les progrès viennent à manquer, il faut être très vigilant.
Comme un avion qui rentre dans une zone de fortes perturbations.

Car si vous progressez peu, votre motivation peut se flétrir telle une plante
qui manque d’eau.

Vous risquez d’être de plus en plus frustrés. En proie à une profonde incompréhension :
« Mais pourquoi ça ne veut pas rentrer ? Ça fait 100 fois que je joue ce passage ! »

Jusqu’à ce que la relation avec votre instrument devienne un mélange d’amour/haine désagréable et ambiguë.

Et vous le savez, les émotions positives sont un catalyseur d’apprentissage.
Elles favorisent la croissance des circuits neuronaux dans lesquels se logeront
ces compétences que vous rêvez de développer.

D’ailleurs, si vous êtes comme moi, vous êtes prêts à tout donner pour progresser beaucoup plus vite en musique.
Je me trompe ?

C’est pour cela que cet article va certainement vous passionner.

Vous allez découvrir comment progresser beaucoup plus vite en musique grâce à une compréhension plus profonde de ces petites bêtes qu’on appelle les progrès.

En effet, ce que vous cherchez, votre cerveau finit par le trouver.
C’est ce que les psychologues appellent le biais de confirmation.
Et en matière de progrès, beaucoup de musiciens ont tendance à chercher au mauvais endroit…

Cela vous surprend ?
Rassurez-vous, vous allez tout de suite comprendre pourquoi

2 sortes de progrès : progrès formels et progrès conceptuels

Les progrès formels en musique

Si je vous demande « quels progrès avez-vous envie de faire au piano ou à la guitare ? »
Quelle sera votre réponse ?

Comme beaucoup de musiciens, vous allez sans doute penser en termes de résultats.
Et votre réponse va se rapprocher des exemples ci-dessous :

  • Je veux réussir à jouer ce solo ou cette sonate à 120 Bpm à la noire
  • Je veux réussir à jouer des morceaux par cœur
  • Je veux réussir à être plus précis et plus nuancé dans mon jeu
  • Je veux réussir à être détendu quand je joue
  • Je veux réussir à être plus créatif dans mes improvisations
  • Je veux que mon jeu groove plus
  • Je veux réussir à jouer correctement devant un public et même prendre du plaisir
  • Je veux réussir à chanter pendant que je joue

Tous ces progrès sont des progrès formels.
Ils décrivent un résultat, plus ou moins précis.

En y regardant de plus près, ces descriptions ressemblent plus à des objectifs qui dépendent de vos progrès, qu’à des progrès en eux-mêmes.

C’est le « Quoi » de votre apprentissage.

Question : « Vous voulez quoi ? »
Réponse : « Je veux jouer plus vite »

Vous me suivez ?

Et c’est là qu’il faut faire attention.
Comme quand ces petits bouts de chou que vous adorez jouent trop près d’un four bien chaud.

Car c’est génial d’avoir des objectifs. Surtout lorsqu’ils sont de qualité.

D’ailleurs, à ce sujet, vous pouvez lire cet article dans lequel vous trouverez les clés pour vous fixer des objectifs de qualité grâce à un processus de coaching professionnel.

Mais c’est également dangereux de ne penser qu’en termes de « progrès formels ».

Car si vous n’atteignez pas vos objectifs, les flammes de la frustration risquent de vous brûler. Vos espoirs se consumeront et ne laisseront que de la cendre derrière eux.

Mais ce n’est pas le pire !

Et non.
Si vous ne pensez qu’en termes de progrès formels, un autre danger vous guette.
Un danger encore plus pernicieux…

Le but, c’est le chemin

Cette phrase vous dit quelque chose ?

Et non, elle ne s’applique pas qu’aux moines qui ont fait vœu de piété.
En tant que musiciens, nous sommes tous particulièrement concernés par cette philosophie.

En effet, plus vous pensez en termes de résultats, plus vous êtes pressés d’atteindre votre but.
Ce phénomène est presque mécanique. Et bien sûr, plus vous êtes pressés, moins vous avez de patience…

Or, quel est le meilleur moyen de ralentir vos progrès ?
=> De vous dépêcher, pardi !

Car en vous pressant, vous serez plus tendus.
Par conséquent, vos muscles abducteurs et adducteurs seront moins souples et vous serez moins aptes à réaliser des gestes propres.

Et puis, vous chercherez constamment à grappiller quelques secondes à cette maudite trotteuse qui n’en finit pas de tourner.
Alors, vous négligerez les passages qui ne semblent pas très compliqués.

Bien sûr, vous serez obligés d’y revenir plus tard.
Quand vous vous rendrez compte que ces passages « simples » ne sont jamais fluides.
Car vous les avez appris de travers…

Au final, la maigre demi-heure que vous avez essayé de gagner en survolant certains gestes vous sera facturée au centuple.

Vous aurez travaillé plus longtemps pour un résultat moins abouti.

Mauvais deal, non ?

Le point commun des musiciens qui réussissent à progresser plus vite en musique

Entre nous, je suis prêt à parier que tous les plus grands musiciens ont un point commun.

Une patience aussi grande que celle du Dalaï Lama.

Si la répétition est la mère de l’apprentissage, la patience est sa grand-mère.

D’ailleurs, si comme moi vous êtes de nature à manquer de patience, rassurez-vous cela se travaille. Avec des outils de thérapie brève de pointe par exemple.

Et heureusement !

Car la patience est le terreau d’un bon état psycho-émotionnel.
Et l’état psycho-émotionnel est l’un des 3 piliers du Système d’Apprentissage Neuro-Optimisé de la Musique (SANOM).

Pour mieux comprendre de quoi je parle et découvrir le SANOM, cliquez ici.

Mais je vous entends marmonner devant votre écran :

« OK Roman, je suis d’accord. Mais là j’ai deux questions.

1) D’une part, pour savoir où je vais j’ai besoin d’avoir des objectifs clairs.
Alors, comment faire ? Vu que je ne dois pas me focaliser sur les résultats que je veux avoir…

2) Et d’autre part, comment faire pour progresser beaucoup plus vite en musique ?
Car c’est ce que tu m’as promis ! Et là, je ne vois toujours pas… »

Oui, tout à fait. On y vient.
D’ailleurs, j’ai une bonne nouvelle.

La solution à ces 2 questions se trouve dans une seule et même réponse : les progrès conceptuels.

Progresser beaucoup plus vite en musique grâce aux progrès conceptuels

Quand j’ai compris ce que je vais partager avec vous maintenant,
beaucoup de choses ont changé dans mon aventure musicale.

Le plaisir que j’ai pris à travailler la guitare a été multiplié par 10.
Ma motivation a été multipliée par 10.
Ma confiance a été multipliée par 10.
Et bien sûr, j’ai commencé à progresser beaucoup plus vite en musique !

Je ne plaisante pas.

Je sais que ça peut sembler gros.
Mais rassurez-vous, vous allez vite comprendre le pourquoi du comment et juger de sa pertinence par vous-même.

Une vision plus fine du progrès

En réalité, vous faites plus de progrès que ce que vous ne le croyez.

Car progresser en musique ce n’est pas que réussir à jouer plus vite…

Non !
Progresser en musique, ce n’est pas que dans les mains !

Ça, c’est la seconde étape.

Mais il y a une première étape.
Une première étape qui est délaissée comme un chien qu’on abandonne sur une aire d’autoroute.

Pourtant cette première étape constitue les fondations du progrès.

C’est le « COMMENT » du progrès.

Vous voulez jouer plus vite ? Très bien.

Dites-moi.

Que pouvez-vous faire pour améliorer votre vitesse de jeu ?
Qu’est-ce que vous avez déjà essayé de faire pour améliorer cela ?
Qu’est-ce qui a le mieux fonctionné ? Qu’est-ce qui a moins fonctionné ?
Quand est-ce que vous avez réussi à jouer plus vite ?

Vous me voyez venir ?

Une autre manière de voir le travail d’un instrument

Quand vous travaillez, vous devez faire des tests.
Et surtout pas répéter bêtement des gestes en attendant qu’ils s’améliorent d’eux-mêmes.

Mon dieu !

Si quelqu’un m’avait dit cela il y a 10 ans…
J’aurais pu éviter des tonnes de frustration et je lui en serai profondément reconnaissant…

Lorsque nous travaillons la musique, nous devons devenir des chercheurs, des enquêteurs, des détectives.

Lorsque vous travaillez, votre but ultime est de découvrir les petites modifications qui vous permettront d’avancer en direction votre objectif.

Votre séance de travail doit devenir une chasse aux indices, une chasse au trésor passionnante.

Ainsi, votre but sera votre chemin.

Chaque instant de votre séance de travail deviendra intéressant.
Car il renfermera potentiellement une pépite, qu’il ne tient qu’à vous de découvrir !

Vous sentez comme cette façon de voir le travail du piano, de la guitare…
peut-être salutaire et prolifique ?

Quelques questions pour effectuer des progrès conceptuels

À présent, tâchons d’illustrer cette posture de détective de progrès conceptuels.

Pour cela, imaginons que vous souhaitez jouer plus vite.

Si je voulais vous aider,  je vous poserais des questions du type :

-Est-ce que lorsque vous détendez vos épaules cela détend vos doigts ?
Et quand vos doigts sont plus détendus, est-ce que ça vous permet de jouer plus vite ?

-Est-ce que lorsque vous mettez votre poids dans vos doigts cela soulage vos poignets ? Et est-ce que cela fluidifie votre jeu ?

-Et si vous exécutez mentalement le geste avant de le jouer, est-ce que ça vous permet de l’exécuter plus rapidement ?

Vous comprenez ?

Rappelez-vous que chaque prise de conscience est un progrès.
Chaque petite découverte est un progrès.

Et ces découvertes peuvent être de très nombreuses natures :

  • L’écartement de certains vos doigts, la tension différente de certains de vos doigts, l’attention plus soutenue que vous placez dans un de vos doigts
  • L’endroit où vous placez votre poids dans votre corps
  • Les doigtés que vous choisissez qui facilitent ou non l’exécution d’un trait musical
  • Etc.

Ces progrès peuvent être également liés à l’amélioration de votre méthode de travail.

Dès que vous prenez conscience d’une petite nuance qui peut vous rapprocher de votre but, vous avez progressé.

Vu comme cela, c’est génial, n’est-ce pas ?

En raisonnant de cette manière, vous allez davantage profiter de chaque séance de travail. Vous allez découvrir beaucoup plus de progrès.
Et in fine, vous allez progresser beaucoup plus vite en musique.

Et oui.

Je vous avais dit la vérité !
Il est possible de progresser beaucoup plus vite en musique 😉

Conclusion pour progresser beaucoup plus vite en musique

Pour résumer, progresser en musique peut se limiter à 2 étapes :

  1. Vous découvrez de petites nuances qui vous permettent d’avancer vers votre but.
  2. Vous répétez consciemment et minutieusement ces nuances jusqu’à ce que votre cerveau les automatise

Dis comme cela, ça a l’air « simple comme bonjour ».
Nous sommes d’accord.

Pourtant, cette démarche qui demande une réflexion active pendant le travail de l’instrument est très souvent négligée.

Mais plus vous jouerez au détective, plus deviendrez un détective affûté.
Comme pour l’apprentissage  du vélo, c’est une question d’entraînement et d’habitude.

La première fois que vous avez fait du vélo vous étiez moins bon que la 2e fois.
La 3e fois que vous aviez fait du vélo vous étiez meilleurs que la 2e fois !

D’ailleurs, si vous souhaitez découvrir une stratégie d’apprentissage qui permet de progresser plus vite, cliquez ici.

Et si vous pensez que cet article peut aider certains de vos amis musiciens, partagez-leur, ils vous en seront reconnaissants. 😉

Quant à moi, je vous retrouverai dans l’espace commentaire ci-dessous pour répondre à vos questions.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Apprenez à vous déconcentrer pour mieux travailler la musique

Je sais.
Ce titre est un peu particulier.

Mais il faut au moins cela pour attirer votre attention, non ?
Sinon, aucune chance que vous décrochiez de votre profil Facebook…
Ou que vous cliquiez sur cet article dans Google !

Et ce que j’ai à vous dire est très important.
Cela peut vous permettre de mieux travailler la musique.
D’avoir plus de plaisir, moins de frustration, moins de tension.

Qu’il y ait plus d’amour que de haine dans la relation ambivalente,
que vous entretenez peut-être avec votre instrument.

Alors, rien que pour cela, ce titre vaut le coup. 😉
On est d’accord ?

D’ailleurs, il n’est pas aussi éloigné de la vérité que ce que vous le pensez.
En effet, c’est même l’exacte réalité.

Pour mieux travailler la musique, vous avez besoin de savoir vous déconcentrer rapidement et efficacement.

Etonnant, n’est-ce pas ?

Rassurez-vous, vous allez très vite comprendre pourquoi. 😉
Et comme d’habitude, vous allez découvrir quoi faire pour vous déconcentrer sur commande…
Afin de mieux travailler la musique !

C’est partie pour la découverte d’une facette méconnue de l’attention.

Deux facettes de l’attention à gérer pour mieux travailler la musique

Vous le savez.
Être attentif, c’est garder sa conscience focalisée sur l’objet de son choix.

Et cette capacité à rester attentif repose sur une alchimie délicate.
Pour mieux travailler la musique, vous devez trouver un équilibre entre intensité et sélection.
Entre le « comment » de l’attention et le « quoi » de l’attention.

Voyons cela de plus près.

Intensité de l’attention

Lorsqu’on parle d’attention, nous faisons souvent référence à son intensité.
C’est le « comment » de l’attention.

Si je vous demande :
« A quel point étiez-vous concentré la dernière fois que vos mains se sont posées sur votre instrument ? »

Pour me répondre, vous allez réfléchir en termes d’intensité.

Est-ce que vous étiez concentré comme les particules de lumière d’un rayon laser ?
Ou votre attention ressemblait plus aux rayons de lumière qu’émettent nos bonnes vieilles ampoules ?

Et vous avez raison de réfléchir en terme d’intensité.

Car intensifier votre attention est crucial pour mieux travailler la musique.

Pensez à de l’eau.
A une goutte d’eau sur un de vos doigts.
Voyez comme elle est inoffensive.

Et maintenant, songez à la puissance de ces jets d’eau que certaines usines utilisent pour couper des planches de tôle.
Ça décoiffe, hein ?😉

Même de singulières petites gouttes d’eau peuvent avoir un effet dévastateur si on les concentre intensément.

Pour votre attention, c’est pareil.
Plus vous la concentrez, plus elle aura de l’impact.
Et mieux vous ancrerez vos apprentissages
dans votre cerveau et dans votre corps.

Mais pour beaucoup de musiciens, c’est plus facile à dire qu’à faire.
Se concentrer rapidement et puissamment peut sembler aussi compliqué que de calculer 69 X 54 de tête tout en faisant un créneau.

Pourtant cela s’apprend
Et si vous avez des doutes quant à vos capacités, des blocages, là aussi il y a des solutions.
Notamment en respectant les principes du Système d’Apprentissage Neuro-Optimisé™.

En attendant, pour améliorer votre capacité de concentration, vous pouvez travailler sur l’autre facette de l’attention.

Voyons comment faire.

Orientation de l’attention

Maintenant que nous avons évoqué le « comment » de l’attention,
Intéressons-nous au « quoi » de l’attention.

On pourrait même dire le « sur quoi » ou le « à quoi » de l’attention.

« Sur quoi » êtes-vous concentré ? »
« A quoi » avez-vous du mal à rester attentif ? »

En neurosciences, on parle de sélection attentionnelle.
Quel objet votre attention a sélectionné ?

Cette facette de la concentration paraît si évidente qu’elle est souvent oubliée.
Et pourtant, c’est le nerf de la guerre.

Pour atteindre sa cible, une flèche doit partir dans la bonne direction.
Sinon, qu’importe la puissance avec laquelle elle est envoyée.

« C’est évident » me direz-vous !
« Pour bien travailler la musique, je dois me concentrer sur mon jeu, ma technique, mon son…
Enfin sur mon piano, ma guitare, ma flûte ! »

Ok, vous avez raison.

Mais il y a une subtilité.
C’est l’aspect négligé dont je vous ai parlé au début de l’article.

Vous vous souvenez ?

Mieux travailler la musique en désengageant votre attention

Nous y sommes.

Le désengagement de l’attention
Drôle de bête, non ?

Vous allez comprendre.

Le « quoi » de votre attention n’est pas quelque chose de statique !
Loin de là ! Et vous le savez. ;D

Faisons le test.

Essayez de jouer un morceau que vous maîtrisez de tête.
Rester concentré le plus longtemps possible sans penser à autre chose.
Là, maintenant. Sans interruption.
Allez-y, faites-le !

Conclusion ?
Et oui, votre esprit passe du coq à l’âne en un battement de cil. 😉

C’est là qu’intervient cet étrange désengagement de l’attention.
C’est lui qui peut vous sauver.
Tel un super héros bienveillant prêt à tout pour assurer votre bien-être…

Vous sauvez de quoi ?

Mais de l’errance éternelle dans les limbes de vos associations mentales, libres et incontrôlées, bien sûr ! ;D

Quand vous partez dans vos pensées, vous n’êtes plus maître de grand-chose n’est-ce pas ?

Les trois compétences du « quoi » de l’attention

Maîtriser le « quoi » de votre attention exige trois compétences.

1) Resté focalisé sur l’objet de votre choix
Cela tout le monde le sait.

2) Remarquez quand vous avez perdu le fil, désengagez votre attention (#je sors de l’errance ;D )

3) Vous reconcentrez sur l’objet de votre choix.

Vous vous rappelez le tir à l’arc de tout à l’heure ?

Savoir désengager votre attention et vous reconcentrer, c’est comme contrôler le vent pour souffler dans la bonne direction et réorienter la flèche de votre attention.
Vous comprenez ?

Et comme votre esprit passe très vite du coq à l’âne, c’est crucial de corriger ces dérapages
aussi vite que vous retirez votre main du four quand il est brûlant.

Vous voyez l’idée ?

En musclant votre capacité à vous désengager, votre capacité de concentration va devenir bien meilleure.

Cela va vous permettre :

  • D’être plus souvent là où vos doigts sont.
    Pour un travail plus conscient et de meilleure qualité.
  • De rester moins longtemps bloqué sur ce qui vous dérange et vous frustre.
    Afin d’y revenir plus tard avec un état d’esprit serein. 😉
  • De passer plus vite à autre chose lorsque vous faites une fausse note en public.
    Et de ne pas sacrifier de nombreuses mesures à ruminer sur ce qui ne peut pas être changé…

Ça vaut le coup n’est-ce pas ?

Figurez-vous qu’il existe un outil simple pour muscler ces compétences.
Vous avez une idée ?

Et oui, il s’agit de la méditation !
Du point de vue des neurosciences, méditer est un exercice de cerveau qui permet de muscler de très nombreuses compétences cognitives. ;D

Méditer pour mieux travailler la musique

La méditation, c’est quoi ?

Pour faire simple, méditer peut être vu comme un « simple » exercice de concentration.

Il vous suffit de :

  • Choisir un objet sur lequel vous allez vous focaliser, et vous concentrer dessus.
    Votre respiration ou l’écoute sans distinction de tous les sons que vous entendez…
  • Remarquer lorsque votre esprit dérive.
  • Vous reconcentrer sur l’objet de votre méditation
    Et oui, c’est exactement ce dont nous avons parlé juste avant !
    Comme de par hasard… 😉

    Méditer consiste à répéter en boucle les étapes 1,2 et 3.

Voici un exemple :

  1. Vous vous concentrez sur l’air qui pénètre et sort de vos narines…
    Vous mobilisez l’attention soutenue, gérée par votre cortex préfrontal.
  2. Vous laissez passer des pensées « autres » en restant concentré sur votre respiration.
    Vous mobilisez l’attention sélective, gérée par votre cortex cingulaire.

    => Mais fatalement, vous finissez par penser à autre chose, comme ce que vous allez cuisiner à midi.

  3. Vous remarquez que votre esprit dérive et vous désengagez votre attention de cette nouvelle pensée.
    Pour désengager votre attention,vous mobilisez votre cortex pariétal inférieur.

    => Bien entendu, vous êtes gentil et bienveillant avec vous-même lorsque vous remarquez que vous êtes distrait. Avoir de la compassion envers vous-même vous rendra plus heureux et plus confiant en tant que musicien. Nous en reparlerons sans doute.

  4. Vous vous reconcentrez à nouveau sur l’air qui entre et sort de vos narines.
    Vous mobilisez à nouveau l’attention en stimulant toujours un peu plus votre cortex préfrontal.

Bien sûr, d’autres zones du cerveau sont impliquées.

Et chemin faisant, vous allez toutes les muscler.
Ainsi votre capacité de concentration va grossir telle une boule de neige qui dévale une colline.

Alors souvenez-vous de ce que je vais vous dire maintenant :
Comme d’habitude et comme pour la musique, la régularité compte plus que la quantité.

Et…

« Chaque jour vous construisez le cerveau que vous aurez demain. »

Vous commencez à connaître la chanson.
Une chanson pleine d’espoir ! 😉

Les millions de bienfaits de la méditation pour les musiciens

Depuis une cinquantaine d’années, de très nombreuses équipes de chercheurs étudient les bénéfices de la méditation.
Et plus les recherches avancent, plus les scientifiques constatent que, méditer,
génère autant de bienfaits qu’il y a d’étoiles dans le ciel.

Comme cette étude publiée en 2014 par le département de psychiatrie de l’université du Massachusetts.
À travers elle, il a été démontré que pratiquer une méditation de type « pleine conscience » réduisait les troubles des personnes anxieuses.

Et devinez ce que les chercheurs ont découvert ?
Et bien tout simplement que, grâce à la méditation, les patients anxieux réussissaient mieux à désengager leur esprit de pensées stressantes ou angoissantes !

Génial, non ?

Les chercheurs ont bien évidemment découvert d’autres bienfaits.
Comme par exemple que la méditation ralentit les processus de vieillissement en augmentant le taux d’acide télomérase dans nos cellules.

Et aussi qu’après 8 semaines de méditation quotidienne, les situations stressantes déclenchent un moins haut niveau de stress dans notre organisme.
Et que l’organisme retourne ensuite beaucoup plus vite à son état normal.

Et lorsque l’on est musicien, les situations qui déclenchent du stress, ce n’est pas ce qui manque !

Pour certains, c’est la difficulté à atteindre des objectifs.
Pour d’autres, c’est l’ambiance compétitive, la comparaison avec les autres.
Pour d’autres encore, c’est l’image de soi qui s’égratigne.
Et pour d’autre encore c’est le manque de temps.

Euh non, ça c’est pour moi !
Rire !!

Bref, chacun de nous gagnera à calmer son esprit quelques minutes par jour.

D’autant plus que cela vous permettra de mieux travailler la musique.
Car comme je le dis souvent :

« Il n’y a pas de travail de qualité sans une attention de qualité. »

Et, méditer quelques minutes chaque jour vous aidera à mieux vous concentrer.

Grâce à cela, vous focaliserez votre attention plus efficacement sur des choses qui en valent la peine ! Et vous désengagerez votre attention plus facilement des choses qui ne la méritent pas !
C’est le fameux double « Effet Kiss Cool » ! 😉

Ressources pour mieux travailler la musique

Pour découvrir un hack simple qui boostera votre concentration, lisez cet article.

Pour pratiquer la méditation, les ouvrages de Christophe André et de Matthieu Ricard sont des sources sûres. Beaucoup contiennent des CD avec des méditations guidées pour vous accompagner dans votre pratique.

Par ailleurs, les applications payantes Headspace et Calm sont vraiment efficaces pour aider à prendre l’habitude de méditer. Car c’est souvent là que le bât blesse.

Cette application sont payantes. Environ 40 euros l’année.
C’est normal, elle représente un immense travail.
Et combien coûte le fait de mourir trop tôt ? De tomber malade à cause du stress ?
Combien d’argent dépensé pour essayer de guérir ?

Pour en savoir plus sur la méditation, vous pouvez regarder ce reportage d’ARTE et lire cet article du CNRS.

Quant à moi, je vous laisse pour aller pratiquer ma méditation quotidienne.

Comme d’habitude, posez vos questions et partagez-nous vos expériences dans les commentaires.

Cela nous permet d’échanger et ainsi Google va bien référencer cet article, qui m’a pris plus d’une journée et demie de travail.

Vous pouvez également partager l’article aux personnes que vous connaissez à qui il pourrait faire le plus grand bien.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

3 clés pour apprendre une partition par cœur efficacement

Nous l’avons tous vécu.

C’est encore arrivé récemment à une camarade.
​En cours d’interprétation…

​ ​Elle n’avait pas vraiment eu le temps d’apprendre sa chanson par cœur avant le cours. Elle ​tentait de l’apprendre ​à la hâte pendant le cours.

Ses yeux ne quittaient presque pas son téléphone.
​De temps en temps, ils se fermaient et là, ​ses lèvres commençaient à bouger en silence.

Elle allait se produire devant nous dans l’heure qui suivait.
Elle savait qu’il lui fallait connaître un minimum sa chanson.

​Et quand est venu le moment de monter sur scène, elle semblait confiante.
Pourtant, à peine a-t-elle commencé à chanter que sa magnifique voix cristalline
s’est interrompue.

Tout s’emmêlait dans son esprit.
​La Bohème de Charles Aznavour était ponctuée de silence​.

La qualité de sa mémoire n’est pas en cause.
Non !Mais tout comme le cerveau, la mémoire un mode d’emploi.

Il faut le respecter !

Apprendre une partition par cœur mobilise les mêmes capacités d’apprentissage
que la mémorisation d’une chanson. Et si vous vous y prenez n’importe comment, vous obtiendrez n’importe quoi comme résultat.

Pourtant, des stratégies simples peuvent vous protéger contre ce type d’expérience.

Dans cet article, vous allez découvrir 3 concepts clés qui vous permettront d’apprendre une partition par cœur efficacement.

Si vous souhaitez ne plus jamais mélanger les différentes parties de ce que vous avez
essayé d’apprendre, je vous garantis que ces 3 principes seront de précieux alliés.

1) Mémoriser une partition par cœur efficacement grâce à la Big Picture

Avez-vous déjà entendu parler de la Big Picture ?

Ce concept de Neurosciences simple, mais redoutable, est régulièrement
mis en lumière dans le domaine de l’apprentissage.
Pour vous l’expliquer, je vais utiliser une métaphore très simple.

Il s’agit de la métaphore du puzzle.

Cette métaphore est utilisée par Tony Buzan, l’inventeur du Mind Mapping, dans son livre Une tête bien faite.  Dans ce livre, Tony Buzan utilise cette métaphore pour parler de la prise en main d’un livre.

Vous allez voir que cette métaphore est tout autant pertinente lorsque l’on souhaite apprendre une partition de musique par cœur.

a) La métaphore du puzzle

Imaginez-vous devant un puzzle.

Quelle stratégie allez-vous utiliser pour assembler rapidement l’ensemble des pièces qui le composent ?

Allez-vous prendre une pièce au hasard dans le paquet et commencer à tout de suite la positionner par rapport à une autre pièce ?

Non bien sûr !
Lorsque vous commencez un puzzle, vous respectez certaines étapes.
Comme par exemple :

1) Vous regardez l’image sur la boîte

2) Vous regardez le nombre de pièces qui composent le puzzle.

3) Vous triez les pièces et mettez celles qui constituent les coins et les bords de côté
Vous les triez éventuellement aussi par gamme de couleurs

4) Vous sélectionnez une pièce qui vous paraît appropriée pour commencer et vous la posez au milieu

Commencer un puzzle en prenant une pièce au hasard sans même regarder l’image ​sur la boîte semble ridicule, n’est-ce pas ?

Et pourtant, c’est un peu ce que font beaucoup de musiciens lorsqu’ils essaient d’apprendre une partition de musique par cœur.

b) Pour apprendre une partition par cœur, aidez votre cerveau à savoir où il met les pieds

Tout comme vous, votre cerveau a besoin de repères pour mieux s’orienter et prendre de meilleures décisions.

Pour lui, apprendre une partition par cœur c’est exactement comme essayer de faire un puzzle pour vous.

Plus votre cerveau peut se faire une idée concrète de ce que vous voulez qu’il mémorise, mieux il mémorisera.
C’est cette « représentation globale » qu’on appelle la Big Picture en neurosciences.

En effet, lorsque votre cerveau s’est construit une image globale de la partition que vous souhaitez apprendre, il saura mieux comment organiser et stocker les différentes informations à mémoriser.

Pour le dire simplement, votre cerveau a besoin de savoir où il met les pieds pour être efficace. Vous aussi d’ailleurs !

c) Conseils pour créer la Big Picture d’une partition que vous souhaitez apprendre

Voici une liste d’étapes importantes pour bien démarrer l’apprentissage d’une partition de musique :

• Regardez votre partition dans sa globalité :
combien de pages ; impression recto-verso ? ; nombre de portées par page, nombre de clés employées, etc.

​• Observez la structure de l’œuvre :​​ De combien de parties est composée l’œuvre, combien de mouvements, combien de renvois, etc.)
Quelle est la taille de chacune de ces parties ?

​ • Et ses particularités : Quels types d’annotations sont utilisés ? Y a-t-il des endroits atypiques ? (Commentaires particuliers ; Symboles rarement utilisés)

 • Etc.

​Ce petit travail préalable à l’apprentissage par cœur a pour but de vous donner une sensation de familiarité avec cette partition.
En effet, lorsque vous avez cette sensation de familiarité, vous avez gagné !

Pourquoi ?

Parce que, non seulement, ce « confort intérieur » va vous placer dans les meilleures dispositions pour apprendre cette partition.

Mais, plus important encore, cette sensation de familiarité est un indicateur fiable du fait que votre cerveau s’est construit une représentation globale de la partition que vous souhaitez apprendre par cœur.

Dans ces conditions, il pourra beaucoup plus rapidement organiser chaque élément qui compose cette partition. Il saura les stocker dans les endroits les plus appropriés, il les hiérarchisera selon une logique musicale, et créera des relations entre eux en fonction de votre niveau de compréhension.

Bien sûr, je ne vous demande pas de me croire sur parole.

Mais je vous invite à tester cette stratégie simple dès que vous chercherez apprendre une nouvelle partition de musique.

Pour en savoir plus sur le concept de la Big Picture, vous pouvez regarder  la vidéo de Barbara Oakley​, professeure américaine d’ingénierie à l’Université d’Oakland et à l’Université McMaster.

2) Mémoriser une partition par cœur en laissant votre cerveau respirer

À présent, intéressons-nous à comment votre cerveau mémorise.

Et oui, maintenant que vous allez offrir des informations mieux organisées à votre cerveau, c’est important de les lui donner en respectant son rythme d’apprentissage. Nous sommes d’accord ?

Je vous ai déjà parlé de l’importance du repos dans l’article intitulé  « Le mode diffus, une autre manière d’apprendre la musique »
Si vous n’avez pas lu cet article, je vous invite à le faire maintenant.

Vous allez découvrir que votre cerveau travaille pendant que vous vous reposez.
Plus fou encore, vous allez voir qu’il vous arrive de saboter vos processus
d’apprentissage juste par ce que vous travaillez trop.

Et que cet excès de zèle se révèle parfaitement contre-productif en termes d’apprentissage !

Pour éviter de tomber dans ce piège, lisez cet article qui vous explique les 2 modes attentionnels de votre cerveau .

a) Mémoriser une partition c’est l’intégrer dans des circuits neuronaux physiques

Et oui !

C’est important d’aller à l’essentiel.
Dans le cœur des choses.

Au niveau anatomique, apprendre et mémoriser une partition de musique,
c’est stocker toutes les informations qui la composent à l’intérieur de circuits neuronaux recyclés ou construits pour l’occasion.

Je sais que la plupart d’entre vous ont déjà conscience de cela. Mais c’est un élément fondamental que je me devais de souligner avant de passer à la suite.

Pourquoi ?

Parce que même si vous êtes conscients de ce phénomène, il peut vous arriver de ne pas en tenir compte lorsque vous apprenez une partition de musique par cœur.

Un peu comme ma camarade qui tentait de mémoriser sa chanson par cœur à la dernière minute.

Voyez vous-même.

3) Mémoriser une partition par cœur en allant du global au détail

a) Apprendre tout d’un coup, c’est ne rien apprendre du tout

Apprendre, c’est construire des connexions neuronales.
Et construire, ça prend du temps !

Pensez à la construction d’une maison.

Pour commencer, il faut creuser et poser une dalle.
Et la dalle doit sécher, durcir et se solidifier.

Si vous commencez à poser des briques, construire entièrement vos murs
alors que la dalle n’est pas encore sèche.

Vous courez à la catastrophe aussi vite qu’Ushain Bold court le 100 m.

C’est la même chose si vous essayez de poser la charpente avant même que vos murs soient finis, ou que vous commencez à poser les tuiles alors que la charpente n’est pas entièrement conçue !

Dis comme ça, cela doit vous paraître bête comme bonjour !
En effet, c’est du bon sens paysan. 😉

Cependant, c’est des stratégies similaires que je retrouve souvent chez les musiciens qui tentent d’apprendre le plus rapidement possible leurs partitions.

Apprendre une nouvelle partition en tentant de tout mémoriser d’emblée,
c’est comme construire une maison en accéléré, sans respecter le timing que nécessite chaque étape.

À la fin, vous retrouvez les tuiles, la charpente et les murs au milieu de la dalle qui continue tranquillement à se durcir.

Mauvaise idée, n’est-ce pas ?

Comme dit la sagesse paysanne :
« Ce n’est pas en tirant sur la salade qu’elle va pousser plus vite ! »

En version neurosciences ce proverbe donne :
« Ce n’est pas en ne respectant pas le mode d’emploi de votre cerveau que vous allez apprendre plus vite »

Votre cerveau a besoin de temps pour construire les circuits neuronaux dans lesquels il stockera ce que vous souhaitez apprendre. Il est donc impossible de tout mémoriser rapidement.

Sinon vous serez victime de ce qu’on appelle en sciences cognitives le « phénomène d’interférence ». Les connaissances qui ne sont pas bien structurées et consolidées se mélangent.  Et elles seront beaucoup plus facilement oubliées.

C’est un peu quand vous essayez de retenir un mot ou un nombre de tête et que vous le répétez intérieurement.

Vous l’avez sans doute déjà remarqué !
​Si vous n’êtes pas vigilants, certains mots ou nombres vont être remplacés par des mots ou des nombres qui ont une sonorité très proche.

Ce qui n’est pas clairement intégré aura tendance à se déformer et à être mélangé.
#mauditphénomèned’interférence
😉

b) Mémoriser une partition efficacement en faisant preuve de logique

Dites-moi !

Est-il judicieux de vouloir décorer les murs qui ne sont pas encore totalement construits ?

Bien sûr que non ! Encore une question étrange…

Ici, la décoration représente les détails présents dans votre partition.
Les nuances les plus fines et plus subtiles.
Les infimes variations qui donnent un charme fou à l’œuvre que vous souhaitez apprendre.

Ces détails doivent être imprimés une fois que votre partition est déjà bien intégrée dans votre mémoire. Une fois que les fondations de l’œuvre sont posées.

Pour apprendre efficacement, il y a une loi que je vous invite à toujours garder en tête.
Cette loi est directement lien avec le concept de la Big Picture.

Lorsque vous apprenez, pensez à aller toujours du plus gros vers le plus petit,
du global ​au détail. Sinon, cela revient à vouloir décorer des murs qui ne sont pas encore construits.

Je sais que c’est évident.

​Mais par expérience, je sais aussi que ce n’est pas parce que certains principes sont évidents que nous les appliquons.

En effet, notre enthousiasme est aussi une mauvaise évaluation de nos performances nous pousse à enfreindre ces principes élémentaires.

Et, au final, vous vous retrouvez à perdre du temps en essayant d’en gagner.

C’est ballot, non ?
Pour éviter cela, faites preuve de logique !

​Apprendre une partition par cœur : ​CONCLUSION

Apprendre une partition par cœur, ou apprendre une chanson, ne relève pas du miracle.

Si vous avez l’impression d’avoir des difficultés, c’est sans doute que vous négligez
certains principes simples
, mais essentiels pour garantir un apprentissage de qualité.

Pour mémoriser des partitions et des chansons plus facilement,
rappelez-vous de respecter les 3 principes suivants :

  1. Appropriez-vous l’œuvre dans sa globalité.
    Créer dans votre cerveau la Big Picture en appliquant la technique du puzzle
  2. Ne précipitez pas les étapes, mais laissez à votre cerveau le temps de construire les circuits neuronaux entre chaque révision
  3. Soyez logique et apprenez toujours en allant du global au détail

​Bien sûr, il existe des Stratégies d’Apprentissages Neuro-Optimisés qui donnent des résultats spectaculaires en termes de vitesse d’apprentissage. Mais avant de construire une cathédrale, là encore, il faut vérifier que nous construisons bien les fondations.

Sinon, c’est prendre le risque que le clocher finisse par s’écrouler.
Je n’aimerais pas être la personne qui sera en dessous le jour où il tombe ! 😉

Cependant, si vous souhaitez découvrir une stratégie pour mémoriser une partition, un morceau ou une chanson à vie, en un minimum de révision, vous la trouverez dans cet article.

Et maintenant dites-moi. Avez-vous des astuces à partager aux autres lecteurs, ou des remarques sur ce que vous venez de lire ?

Si c’est le cas, écrivez cela dans l’espace commentaire ci-dessous, je me fais un plaisir de répondre.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Comment améliorer votre concentration en éloignant un simple objet

Avez-vous une bonne capacité de concentration ?

Quand vous jouez de la musique, êtes-vous en mode focus ?
Le regard intense, l’esprit en légère tension.
Entièrement dévoué à l’apprentissage du piano, de la guitare, ou de la trompette ?

Et vous aimeriez améliorer votre concentration ?
Car chez vous, l’attention c’est pas tout à fait ça

Quelle que soit votre situation, cet article va vous intéresser.

Vous allez y découvrir un phénomène hallucinant et méconnu !
Un phénomène qui influence grandement l’efficacité de votre travail musical.
Et dont vous ne supposez même pas l’existence

Vous le savez et je le répète assez souvent :
« Il n’y a pas de travail de qualité sans une concentration de qualité ! »

Et je sais à quel point vous aimeriez jouer mieux, apprendre plus vite et vous faire davantage plaisir avec votre instrument.

Alors, découvrez la face cachée de votre smartphone.
Et comment sa simple présence agit sur votre cerveau telle une télécommande maléfique !

Croyez-moi, cela vaut le détour…
Pour ma part, j’ai été scotché !

Alors ouvrez grand les yeux et concentrez-vous !
Grâce aux neurosciences de l’attention, vous allez découvrir comment améliorer votre concentration😉

Comment la SIMPLE PRÉSENCE de votre téléphone ruine votre concentration ?

Expérience : présence de smartphone et concentration

En mars 2007, une équipe de chercheurs du Texas a recruté 520 adolescents pour réaliser une étude très intéressante.

Les scientifiques ont cherché à comprendre l’impact de la simple présence d’un Smartphone sur la mémoire de travail et l’intelligence fluide de ces jeunes.

La mémoire de travail et l’intelligence fluide sont des systèmes cruciaux.

Ils sont indispensables à la réalisation de n’importe quelle tâche complexe !
Comme jouer d’un instrument de musique par exemple. 😉

J’ai expliqué précisément ce qu’est la mémoire de travail dans les 2 articles précédents.

Si vous ne les avez pas lus, je vous invite fortement à les lire.
Vous allez mieux comprendre comment optimiser l’utilisation de votre mémoire de travail.
Croyez-moi, cela va booster la qualité de vos apprentissages musicaux.

Cliquez ici pour comprendre comment mieux utiliser votre mémoire de travail !

Deux jeux complexes qui demandent de la concentration

Les chercheurs ont donné à leurs sujets deux tâches complexes différentes à réaliser.

La première tâche consistait à résoudre des problèmes mathématiques en retenant des séries aléatoires de lettres.

La 2e tâche consistait à compléter des puzzles complexes.

Ces 2 tâches sont aussi gourmandes en carburant intellectuel qu’un 4×4 a soif de pétrole.

C’est pourquoi, elles permettent de tester l’intensité de la concentration des sujets testés.
Et, par conséquent, d’évaluer l’efficacité de leur mémoire de travail.

3 groupes, 3 localisations de smartphone différentes

Comme d’habitude, les scientifiques ont divisé leurs sujets en plusieurs groupes.
Et oui, sinon qu’allaient-ils mesurer ? 😊

Voici la description des 3 groupes.

Les élèves du premier groupe ont gardé leur téléphone sur leur bureau en mode silencieux et face cachée.

Les élèves du 2e groupe ont conservé leur téléphone dans leur sac ou leur poche en mode silencieux. 50 % ont gardé leur téléphone dans leur poche et 50 % l’ont laissé dans leur sac à dos.

Les élèves du 3e groupe ont laissé leur téléphone dans une pièce autre que celle où ils ont passé l’expérience.

Impact de la présence du smartphone sur la concentration des élèves

Voyez vous-même !

En ordonné, le niveau de performances ; mémoire de travail à gauche et intelligence fluide à droite.
En abscisse et de gauche à droite : téléphone sur le bureau, dans la poche ou le sac, dans une autre pièce.

Les résultats sont parlants, n’est-ce pas ? 😉

Plus le téléphone était à porter de vue des élèves, plus les performances cognitives de ces derniers ont chutées.
Tel un extrait de cryptonite qui affaiblit les pouvoirs extraordinaires de leur cerveau s’il s’en approche.

Au cas où vous l’ayez oublié.
La cryptonite est le talon d’Achille du héro Superman. Plus il s’en approche, et plus ces pouvoirs diminuent…

Que ce soit pour l’intelligence fluide ou la mémoire de travail, le résultat est le même.

Les élèves qui avaient leur téléphone sur le bureau (desk) même en mode silencieux ont vu leur efficacité cognitive chuter comme une boule de bowling qu’on lâche du toit d’un immeuble. (colonne de gauche)

Les jeunes qui avaient leur téléphone dans leur poche ou dans leur sac, ont eux aussi été victime d’une belle diminution de leur puissance cérébrale. (colonne du milieu)

Pour les élèves qui avaient leur téléphone dans une autre pièce (other room), ce n’est pas la même histoire. Ils ont eu de meilleures performances intellectuelles que les deux autres groupes. (colonne de droite)

C’est incroyable n’est-ce pas ?

La simple présence d‘un téléphone ruine les performances de votre cerveau.
Même face cachée et en mode silencieux !!!

Quand vous pensez au temps que vous investissez sur votre piano, votre guitare et autres, cela fait réfléchir !

Une partie de ce temps peut-être si facilement gaspillée…

Diminution de la concentration et inconscience

83% des sujets de l’expérience ne pensaient absolument pas que la présence de leur téléphone avait le moindre impact sur leurs résultats.

Et qu’on soit jeune ou moins jeune, cela ne change pas grand-chose à ce niveau-là.

En matière d’auto évaluation ; les humains ne sont pas fortiches.
Il faut avouer que l’école ne nous aide pas. Les notes viennent toujours de quelqu’un d’autre ! Rire…

C’est une réalité.
Pour beaucoup d’entre nous, évaluer ses performances intellectuelles est très difficile.
Un peu comme mettre un fil dans le chat d’aiguille au fond d’une cave obscur.

Mais je sens qu’une question tournoie de plus en plus vite dans votre esprit.
Alors je vais tâcher d’y répondre avant que vous ne tapiez du poing sur le clavier ! ;D

Pourquoi la simple présence de votre smartphone vous empêche d’améliorer votre concentration ?

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Votre Smartphone attire votre attention

Commençons par le plus simple.

Si votre téléphone sonne, clignote, vibre, il attire votre attention.

Ce faisant, il vous coupe du processus dans lequel vous étiez engagés.

C’est évident me direz-vous !

Oui.
En revanche, ce qui est moins intuitif, c’est que tout ça consomme de l’énergie à votre cerveau.
En neurosciences, ce phénomène est appelé “coût cognitif”.

Chaque fois que vous passez du coq à l’âne ou plutôt du piano au téléphone,
cela consomme de l’énergie et fatigue votre cerveau.

En plus, vous l’avez peut-être déjà remarqué, il y a un double effet Kiss Cool.

Quand vous revenez à votre instrument, vous êtes tout perturbé.

Il vous faut un temps de chauffe pour vous replonger là où vous en étiez.
D’après Gaël Alain, Docteur en psychologie cognitive, cette simple perturbation rallonge votre temps de travail d’au moins 30 %.

Et sans compter le temps que vous avez passé sur votre téléphone !

Non !
Vous allez juste mettre 30 % de temps supplémentaire pour atteindre le même résultat.
Et à cela vous pouvez rajouter le temps de la perturbation…

Oui.
Vous arrivez vite à 50% de temps en plus pour un même résultat.

Et là je vous entends dire « OK Roman. Mais dans cette expérience, le téléphone était en silencieux, face contre table. Donc ce n’est pas ce phénomène qui est entre en jeu, non ?»

Vous avez tout à fait raison.

Mais j’aime vous offrir des explications précises et complètes.
Et je m’en serais voulu de ne pas faire ce petit rappel !
Rire !!!

Vous me pardonnez n’est-ce pas ?

Comment améliorer votre concentration grâce aux neurosciences de l’attention

J’ai déjà écrit un article complet sur comment améliorer votre concentration sur Ouimusique.

Donc, je vais donc vous faire juste un tout petit recap.
Et promis, je vous glisserai le lien vers l’article à la fin de celui-ci.

Comme le dit Jean Philippe Lachaux, votre cerveau est une machine qui “check” tout le temps son environnement.

Pour le présenter en une phrase, Jean Philippe Lachaux est directeur de recherche en neurosciences de l’attention à l’Inserm de Lyon.
Ces travaux sont remarquables et ont le mérite immense d’être pratiquo-pratique.

C’est-à-dire, qu’ils ne vous permettront pas de regarder le ciel en vous grattant le menton tout en marmonnant « Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?»

Non, en revanche, ils peuvent vous aider à améliorer la gestion de votre attention au quotidien. 😉
C’est plus cool, n’est ce pas ?

Mais revenons à nos moutons.

Votre cerveau observe en continu votre environnement.

Il est à l’affût d’éventuels dangers à éviter.
Et bien sûr, en quête de sources de plaisir intarissables ! 😉

Ces observations aboutissent à des pensées qui jaillissent dans votre esprit.

C’est ce que Jean-Philippe Lachaux nomme des PAM !
PAM signifie Proposition d’Action iMmédiate.

Cet acronyme étrange et astucieux permet de faire l’analogie avec les spams ! ;D
et oui !
Car les PAMs pourrissent votre mémoire de travail tout comme les spams pourrissent vos boîtes mail avec du contenu inutile !

Contrairement aux courriels de Ouimusique ! 😉
Rire !!

En d’autres termes, votre cerveau compare constamment ce que vous faites à ce que votre environnement propose d’intéressant.

Et quand quelque chose l’interpelle, il vous envoie une pop-up mentale !
Du style « Tiens, tu ne mangerais pas un carré de ce délicieux chocolat que l’on t’a offert ? »

Sauf si vous êtes suffisamment concentré…

Mais même si cette phrase ne jaillit pas dans votre esprit, elle peut tout de même impacter vos performances intellectuelles et musicales !

C’est là que les choses deviennent étonnantes…

Votre smartphone aspire votre attention et votre concentration

Selon vous, comment cette phrase sur le chocolat peut-elle avoir un impact sur votre efficacité mentale ?

Et bien, c’est tout bête.
À un niveau inconscient, cela coûte de l’énergie à votre cerveau d’empêcher cette pensée d’apparaître dans votre tête !

Dingue, non ?

Lorsque vous n’avez pas de pensées, peut-être que votre cerveau est en train de faire un effort pour que ce soit le cas !

Et cela même quand vous n’êtes pas sur votre coussin de méditation ! 😉

À présent, revenons à l’expérience précédente.

Songez à quelles possibilités votre téléphone portable est lié dans votre cerveau.
Combien d’activités sympathiques différentes peut-il vous proposer ?

Oui.
La réponse donne le vertige.

Votre téléphone peut vous proposer une infinité d’activités différentes.

Vous pouvez vous renseigner sur tous les sujets qui existent.
Vous pouvez échanger avec votre famille, flâner sur les réseaux sociaux,
ou même jouer à des jeux débiles. 

Mais je pense que ce n’est pas votre cas !
On est d’accord ?

Vous imaginez le nombre de pensées que votre cerveau doit stopper ?
Le nombre de perturbateurs qui veulent pénétrer dans l’espace sacré de votre conscience ?

Vous savez, quand vous êtes en train de vous concentrer pour ne pas vous tromper de doigté à la mesure 28… 😉

C’est exactement ce combat contre eux-mêmes qui a affaibli les performances cérébrales des élèves pendant l’expérience !

Et bien sûr, l’étude a démontré que plus les élèves étaient dépendants à leur téléphone moins leur cerveau était efficace en sa présence.

Conseils pratiques pour améliorer votre concentration

Travailler la musique est un art.

Pour cheminer et progresser, vous devez développer un nombre incroyable de compétences variées.

Entendre des mélodies dans votre tête, synchroniser vos deux mains, harmoniser vos gestes, essayer d’obtenir le meilleur son possible, etc, etc.

Et une des compétences capitales que vous devez développer, c’est la capacité à vous concentrer rapidement.
Et à le rester bien entendu !

Votre concentration est en quelque sorte la mère de toutes les autres compétences que vous développez.
Et une maman cela se respecte ! 😉

Alors, voici quelques conseils pour améliorer votre concentration.

Améliorez votre concentration en utilisant un bon vieux métronome

Comme vous l’avez compris, mieux vaut éloigner votre téléphone de l’endroit où vous travaillez la musique.

Votre capacité de concentration, votre mémoire de travail et votre intelligence fluide sont autant interreliées que les fils d’un pull en laine.

Alors, ne négligez pas l’un de ces systèmes !
en laissant votre Smartphone traîner trop près de vous…

Car négliger un de ces systèmes, c’est les négliger tous.

Un pull avec des fils tout détricoté cela ne ressemble à rien
D’autant que cela ne sert pas à grand-chose.

Comme vous êtes des musiciens assidus, vous avez sûrement téléchargé une application métronome sur votre smartphone. Et de fil en aiguille, vous avez arrêté d’utiliser votre bon vieux métronome.

Qui l’eut cru, mais le moment est venu de ressortir ce fidèle compagnon.
Voir d’en racheter un ! ;D

Car ce qu’il y a de génial dans un métronome classique,
c’est qu’il ne fait que de battre la mesure.
Rien d’autre !

Il ne vous suggère donc pas d’appeler un collègue du bureau, ou d’ajouter «  moutarde à l’ancienne à votre liste de course !

Et votre cerveau ne se fatigue pas à jouer les videurs grognons qui bloquent
l’entrée de ses pensées à la fête.

Améliorer votre concentration en sécurisant votre environnement

Et oui !
Ce qui s’applique à votre smartphone peut s’appliquer au reste de votre environnement.

Voici donc quelques conseils supplémentaires pour rendre vos séances de travail musical plus prolifiques.

  • Décrochez le combiné de votre téléphone fixe
    Sauf, si vous aimez être dérangé par des inconnus qui écorchent votre prénom tout en essayant de garder une voix chantante

  • Demandez à votre entourage de vous laisser tranquille et de ne vous déranger sous aucun prétexte.
    Le travail de la musique, c’est sacré. Vous travaillez suffisamment pour mériter de récolter les fruits de votre investissement. Je suis sûr que vos proches peuvent le comprendre…

  • Travailler à heures fixes.
    En effet, votre cerveau est une machine à créer des automatismes.
    Et si vous travaillez régulièrement pendant le même créneau horaire, il va s’y habituer !
    Petit à petit, cela va vous conditionner à bien vous concentrer lors de vos séances de travail musical.

Si vous avez d’autres idées pour améliorer votre concentration, partagez-les-nous dans l’espace commentaires tout en dessous de l’article.

Cela aidera d’autres musiciens et en plus, ce sera un bon coup de pouce pour faire connaître cet article qui m’a coûté une journée de travail. ^^

En effet, plus l’article est commenté, plus il deviendra apparent dans les recherches web.

Et plus d’autres musiciens curieux en quête d’outils pour mieux travailler pourront tomber dessus 😉

Et si vous avez des questions, écrivez-les et j’y répondrai avec plaisir !
Enfin, pour en apprendre plus sur les neurosciences de l’attention au service du musicien c’est ici !

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Comment booster la mémoire de travail du musicien ? #2

Bonjour.

Voici une devinette.
Quel est le point commun entre les activités suivantes ?

  • Déchiffrez une partition en la jouant ?
  • Comparer des accords, des intervalles sonores, entre eux ?
  • Faire attention à garder les épaules souples pendant que vous jouez pour la n-ième fois le même morceau ?
  • Mémoriser de nouvelles positions d’accords tout en les enchainant dans un ordre précis ?
  • Jouer avec métronome en restant attentif à garder de la musicalité tout en étant le plus « droit » rythmiquement ?
  • Réussir à ne pas perdre le fil de ce que vous jouez pendant que dans votre tête vous entendez en continu « Mon dieu il y a des gens qui m’écoutent ! Mon dieu il y a des gens qui m’écoutent ! Mon dieu il y a des gens qui m’écoutent ! »

Rire !!

Et oui.
Toutes ces activités mobilisent votre à mémoire à court terme (MCT) et votre mémoire de travail (MDT).

Si vous avez lu l’article de la semaine dernière, vous m’avez vu venir de trrèèès loin.
Un peu comme le capitaine Hadock qui guette la côte avec à sa longue vue pour étancher sa soif et qui aperçoit une échoppe où il va enfin pouvoir faire le plein de bons whiskies.

Si vous n’avez pas lu le premier article sur la mémoire de travail.
Je vous invite à le découvrir en cliquant ici.

Cela vous permettra de poser les fondations avant les tuiles.

Et vous aurez ainsi une compréhension complète de :
=> Comment votre mémoire de travail fonctionne ?
=> Comment votre mémoire de travail peut vous aider à devenir un meilleur musicien ?

C’est OK pour vous ?
Vous l’avez lu ?

Super, allons-y pour la suite!

Niveau d’expertise dans la pratique instrumentale et mobilisation de la mémoire de travail

Songez à la première fois que vous avez touché un instrument.
Vous vous rappelez ?

Pour enchainer quelques notes correctement, c’était la folie.

Vous étiez corps et âme investi dans cette mission.
Regard intense, langue appuyée sur le côté des lèvres, front légèrement plissé.
Peut-être même que des petites perles de sueurs ruisselaient sur votre visage.

En 5 mots : 
vous étiez, concentré(e) au plus haut point.

Et si à ce moment, quelqu’un ou quelque chose vous demandait un chouilla d’attention.

PAAMM !


Alors votre tête explosait comme ballon !
Et vous perdiez complètement le fil de ce que vous faisiez.
Totalement, incapable de retrouver la route…

On l’a tous vécu n’est-ce pas ? 😉

Mais pourquoi au juste ? Et bien tout simplement pour la raison suivante :

Moins vous maîtrisez une compétence, physique ou mentale, et plus cela pompe de ressources à votre mémoire de travail.

Je répète :
Moins vous maîtrisez une compétence, physique ou mentale, et plus cela pompe de ressources à votre mémoire de travail.

Le cas extrême, c’est quand vous ne maîtrisez absolument pas une nouvelle compétence.
Ou que vous faites fasse d’un coup à une armée de nouvelles informations.

Le déchiffrage d’une partition est un autre bon exemple.

Pour déchiffrer tout en jouant sur votre instrument, vous avez intérêt à aussi bien maîtriser la lecture que votre instrument !

Sinon ce sera un arrêt à chaque mesure, les yeux qui se plissent et votre voix qui résonne en disant :
 « Tiens c’est quelle note déjà ça ?» ou « Comment il se joue cet accord déjà ? »

Vous pouvez même retrouver ce phénomène lorsque vous discutez avec des amis en marchant.
Si votre échange devient passionné et s’embrase, vous allez vous arrêter de marcher !

Vous allez me dire : « Mais pourquoi Roman ?
Marcher est une compétence que je maîtrise depuis que j’ai 14 mois ! »

Oui je sais !

Mais une discussion sulfureuse vous demande un investissement mental et émotionnel gigantesque.
À cet instant-là, même une action simple comme continuer à marcher, c’est trop demander à votre mémoire de travail.

Si vous vouliez y arriver malgré tout, vous devrez garder cette consigne en conscience et y revenir régulièrement. Comme le singe qui, de liane en liane, fait le tour des arbres du coin…

Pas facile dans cette situation…

Mémoire de travail et performance musicale

Pensez à quand vous avez appris à conduire.

Au départ, c’est un challenge d’appuyer sur l’embrayage tout en emboîtant le levier de vitesse au bon endroit. Rire !

Alors, ne parlons même pas de l’éventualité d’une voiture qui vous fonce dessus, et vous forcerait à réagir vite et bien.

Avec des compétences aussi faibles, c’est l’hystérie assurée.

Et oui, la panique, et à moindre mesure la peur, court-circuite votre mémoire de travail.

Bien sûr, les compétences les moins maîtrisées sont celles qui y passent le plus vite ! Paix à leur âme.

C’est pour cela que tous vos professeurs de musique vous ont dit au moins une fois :
«  Quand tu montes sur scène, tu dois être prêt à 200% »

Et ils ont tous raison !

D’abord, votre mémoire de travail doit d’un coup gérer une montagne de nouvelles informations.

Un éclairage et une acoustique différente qui modifient vos repères.
Des dizaines ou des centaines de paires d’yeux qui vous fixent.
Pour assaisonner tout cela, ajoutez quelques poignées de pensées parasites.
Mettez à feu vif et porter à ébullition.

Tadah !

C’est prêt !

Et je ne vous ai pas tout dit.
En plus de perdre l’accès à une grande partie de votre mémoire de travail,
le stress et la panique la font littéralement perdre les pédales.

Oui le trac, la peur, le stress, peuvent court-circuiter l’activité de votre lobe préfrontal, siège principal de votre mémoire de travail.

Le système de survie ( le système limbique, au centre du cerveau) prend alors le contrôle.

Et vous commencez à faire n’importe quoi.

Je me rappelle du jour où ma voiture a pris feu sur le parking de la Biocoop.
Ma sœur est partie en courant chez elle pour appeler les pompiers avec son téléphone fixe.
Et elle est partie en courant avec son téléphone portable dans la main !

C’est drôle, non ?

Quand la panique vous gagne sur scène, il en faut peu pour que vous vous emmêliez les pinceaux.
Et le conte de fées peut vite se changer en cauchemar…

Le chef d’orchestre devient fou.
Il quitte l’estrade en courant.
Les musiciens sont perdus et vous l’êtes encore plus.

Mémoire de travail et apprentissage de la musique : conseils pratiques

Vous l’avez compris.
Il est capital que vous respectiez les limites de votre mémoire de travail.

Si vous omettez de le faire. Vous diminuez incroyablement l’efficacité de votre travail musical. En effet, si vous saturez votre mémoire de travail, vous serez vidés de votre énergie mentale en très peu de temps.

Un peu comme si vous sortiez à 11h30 avec l’esprit embrumé d’une réunion barbante de 3h.
Alors qu’il est 8h40 du matin et que ça ne fait que 20 minutes que vous êtes sur votre piano ou votre guitare.

Vous voyez le genre ?

Pour éviter que ça vous arrive, voici quelques conseils.

1) Observez-vous lorsque vous êtes en difficulté

Quand vous « galérez » pendant votre travail musical, c’est souvent que vous faites trop de choses en même temps.

Trop de choses qui ne sont pas assez automatisées pour le moment.

Dans ce cas, arrêtez-vous un instant ! Réfléchissez précisément à ce que vous êtes en train de faire et aux nombres de compétences que cela mobilise.

Êtes-vous en train d’essayer de mémoriser un enchaînement d’accords et de retenir la position de ces accords en même temps tout en les jouant ?

Êtes-vous en train d’essayer de déchiffrer une partition complexe et de la jouer alors que vous avez des difficultés à lire la partition ?

Êtes-vous en train d’essayer de faire revenir en mémoire une grille d’accords tout en appliquant un rythme que vous ne maîtrisez pas encore ?

Dans toutes ces situations, vous en demandez trop à votre mémoire de travail.
Elle va vite se fatiguer.
Vous ne pourrez pas rester concentré bien longtemps.
Et des nuées de pensées parasites vont s’emparer de votre esprit.

Vous n’aurez plus assez d’énergie mentale pour les chasser.

Respecter la règle suivante :
Ne travaillez pas plusieurs compétences que vous ne maîtrisez pas en même temps !

Car chacune de ces compétences a besoin d’un travail de haute qualité pour être intégrée.
Un travail centré uniquement sur l’acquisition de cette compétence.

Vous ne pouvez travailler plusieurs compétences en même temps que lorsque celles-ci sont déjà bien intégrées. Que les réseaux neuronaux qui les supportent sont déjà constitués et solidifiés

Vous n’êtes pas encore experts, mais ces compétences sont déjà maîtrisées en grande partie. 😉

Il n’y a que dans ce cas, que vous gagnerez à tenter de garder en conscience plusieurs consignes différentes.

2) Priorisez vos apprentissages musicaux 

Maintenant que vous allez soigner chaque compétence.
Il est temps de prioriser votre travail.
Quelles compétences utilisez-vous le plus souvent ?

La lecture? L’enchaînement d’accords ? Certains arpèges ?

Prenez 2 minutes et identifiez les compétences que vous utilisez le plus souvent.

Allez-y !

C’est fait ? Parfait !

Vous savez donc quelles sont les compétences sur lesquelles vous devez mettre l’accent maintenant.

Si vous les utilisez souvent sans vraiment les maîtriser, elles sollicitent très fortement votre mémoire de travail !
Cela ne laisse plus beaucoup de ressources pour le reste.

Un peu comme quand vos enfants vous tirent le pantalon ou la jupe pour que vous jouiez avec eux.
Alors que vous essayez de finir ce fichu dossier qui ne peut pas attendre la fin du confinement !

Focalisez-vous sur ces compétences transverses !

Vous pourrez ainsi vous consacrer au fait de prendre du plaisir.
Où vous focaliser sur la correcte exécution d’une autre compétence…

Si vous avez des questions ou des anecdotes sur le sujet, écrivez-les dans les commentaires. Je répondrai avec plaisir.

De plus, cela permettra à Google de comprendre que cet article mérite d’être bien référencé !
Et donc de me donner un petit coup de pouce pour faire connaître mon travail. 😉

Avec confiance et motivation,

Roman Buchta

Comment booster la mémoire de travail du musicien

 faut être honnête.

Apprendre un instrument, ce n’est pas facile.

Tellement de choses que vous devez garder en tête :

=> Soigner chaque geste que vous jouez
=> Tout faire pour qu’il traduise vos émotions
=> Anticiper les notes et les gestes qui arrivent
=> Chasser les pensées parasites comme « Qu’est-ce que je vais préparer à manger tout à l’heure ? »

C’est clair !
Vous êtes mis à rude épreuve et votre mémoire de travail aussi.
D’ailleurs, c’est presque pire quand vous apprenez de nouveaux morceaux…

En tant que musicien, votre mémoire de travail est LA chose
à domestiquer
 pour vous épanouir. C’est vrai dans votre apprentissage comme dans l’expression de vos sentiments.

Car, si vous ne respectez pas ses limites, gare à vous !  
Ce sont vos projets musicaux qui seront limités.

C’est comme pour votre corps.

Demandez aux musiciens qui se sont blessés.
On ne fait pas envie quand on contemple son instrument les sourcils froncés avec un pincement au cœur.

Bien sûr, vous ne pouvez pas blesser votre mémoire de travail.

Mais si vous ne la soignez pas, vous gâchez en partie toute cette belle énergie que vous investissez dans votre apprentissage.
Car vous prenez des risques.

Comme de ne pas réussir à jouer ce classique qui vous fait saliver.
De ne pas développer cette aisance technique que vous enviez secrètement
chez d’autres musiciens.

Et quand vient l’heure de monter sur scène, n’en parlons pas…
Cela peut vite tourner à la catastrophe.

Pourtant, votre mémoire de travail n’est pas une obscure machine
pleine de boutons compliqués que l’on craint d’approcher.

Non !
Son fonctionnement est simple à comprendre.
Et les astuces pour la respecter, faciles à mettre en œuvre.

Alors, pourquoi s’en priver ?
C’est tellement plaisant d’arriver à faire résonner
la musique que l’on entend intérieurement.
De jouer quelque chose de beau.

Vous êtes d’accord, n’est-ce pas ?

Alors, lisez cet article pour comprendre et respecter votre mémoire de travail. Vous vous direz merci plus tard.

Et à moi aussi peut-être ! 😉

Qu’est-ce que la mémoire de travail ?

Prenons des métaphores simples.

La mémoire de travail, c’est le chef d’orchestre qui dirige simultanément tous ses musiciens.

C’est la mémoire vive de votre ordinateur.
Vous savez, celle qui fait que tout va au ralenti lorsque vous avez 20 fenêtres web d’ouvertes et deux programmes d’enclenchés.

Tout dépend d’elle.
Et si elle beug, rien ne va plus.

Si le chef d’orchestre s’embrouille, chaque musicien jouera sa petite mélodie dans son coin.
Et la symphonie devient vite une cacophonie…
Un capharnaüm sonore qui donne envie de se boucher les oreilles.

Mémoire de travail : Modèle de Baddeley

Voyons comment les sciences cognitives définissent la mémoire de travail.
Voici le modèle de Baddeley, un modèle simple né à la fin des années 70.

Pour faire simple.
Il y a un chef d’orchestre, appelé « administrateur central ».
Et ce chef d’orchestre dirige 3 sous-systèmes.

Un des sous-systèmes est appelé « boucle phonologique ».

Cette boucle phonologique vous permet de vous rappeler de la dernière phrase que l’on vient de dire pendant que vous regardiez votre smartphone. ^^
Ou de vous répéter mentalement un numéro de téléphone le temps que vous trouviez de quoi le noter.

En bref, vous faites tourner en boucle des informations dans votre tête. D’où son nom !

Un autre sous-système vous permet de garder une image en mémoire.
Comme dans le jeu où vous êtes devant des cartes étalées avec la face cachée.
Et où vous devez retrouver les paires de cartes similaires en ne retournant qu’une seule carte à la fois. Vous voyez de quoi je parle ?

Ce sous-système s’appelle le « calepin visuo-spatial ».

Et le dernier sous-système vous permet de faire travailler main dans la main les deux systèmes précédents tout en gardant des consignes en mémoire.

C’est le « tampon épisodique »,  ajouté au modèle de Batteley par ses auteurs dans les années 2000.

D’autres modèles de mémoire de travail  un petit peu différents ont vu le jour depuis.
Aujourd’hui, les chercheurs s’accordent à dire que la mémoire de travail
est composée de 4 processeurs qui travaillent en synergie.

Quoi qu’il en soit, tous ces modèles sont d’accord pour dire que votre mémoire de travail à les caractéristiques suivantes.

Caractéristiques de votre mémoire de travail

Dites-moi.
Que se passerait-il si vous tentiez de garder un numéro de téléphone en tête,
mais en vous interdisant de la répéter ?  Mentalement ou à haute voix…

Et oui !
Vous l’oublieriez rapidement.

Une autre.
Que se passe-t-il si je vous demande de garder une liste de 4 chiffres en mémoire.

Ça va, ce n’est pas trop dur !
Vous allez y arriver.

Mais si je rajoute 20 chiffres à la liste.
Que se passe-t-il ?

Haha !
Cela devient drôlement moins facile là…

Et enfin, calculer de tête 47×53.
Qu’est-ce que cela donne ?

Votre font se plisse ?
C’est dur de calculer mentalement tout en conservant des informations en tête. N’est-ce pas ? Cela mobilise beaucoup de ressources

Vous l’avez compris.

Votre mémoire de travail a des limites.
En durée et en quantité.
Et si vous lui en demandez trop, elle beug !

Pendant mes études en sciences cognitives à l’université Lumière Lyon 2,
les professeurs expliquaient que la mémoire de travail à les propriétés suivantes.

Elle peut retenir 7+/-2 éléments (selon les personnes) pendant 20 à 30 secondes.
Mais si vous vous répétez mentalement ces informations, elles resteront plus longtemps dans votre tête bien sûr !

Barbara Ocklayprofesseur d’ingénierie dans les universités Mac Master et d’Oakland compare la mémoire de travail à un mauvais tableau magique.

Tout ce que vous écrivez dessus est constamment en train de s’effacer doucement.
Et si vous ne voulez pas que cela disparaisse totalement, pas le choix !
Il faut le réécrire sans cesse
Pas pratique, hein ?

Alors, vous avez tout compris jusque-là ?
Je vous l’avais dit, c’est simple ! 😉

Voyons maintenant comment la mémoire de travail intervient dans votre pratique de musicien.

Mémoire de travail et pratique musicale

Les 3 fonctions de la mémoire de travail chez le musicien

Chez nous les musiciens, la mémoire de travail nous sert principalement à 3 choses.

1) Elle permet de faire revenir des informations en tête depuis la Mémoire à Long Terme (MLT)
Elle permet également de garder à l’esprit ces informations.
Exemple : quand vous vous remémorez une grille d’accord, ou la partition d’une sonate.

2) Elle permet ensuite de conserver des consignes et des intentions
à l’esprit
.
Exemple : lorsque j’ai l’intention d’être très précis rythmiquement et de garder les mains souples et détendues pendant que j’enchaîne des accords.

3) Elle permet également d’effectuer ces processus.

Des processus physiques :
Comme quand je me focalise sur le fait de ressentir le premier temps de chaque mesure et que je me concentre sur mes mains pour les garder précises et relaxes.

Et des processus mentaux :
Comme quand vous improvisez tout en réfléchissant aux différentes possibilités que vous offre la tonalité dans laquelle vous vous trouvez.

Tout est clair ?

Voici un schéma qui présente ma manière de comprendre quel rôle la mémoire de travail a quand on joue de la musique.

 

Les 2 moments dans lesquels la mémoire de travail intervient

Vous vous en doutez.
Dans votre pratique musicale, votre mémoire de travail intervient à différents moments.

Lorsque vous travaillez votre instrument et lorsque vous jouez devant un public.
Voyons ensemble comment tout cela se passe.

Mémoire de travail et travail de l’instrument

Je viens à l’instant de faire une petite pause dans l’écriture de l’article,
que vous êtes en train de lire.

J’ai déscotché mes yeux de l’écran et mes mains du clavier sur lequel elles tapotaient en rythme continu depuis un sacré moment.

Une fois dans mon salon, j’ai pris ma guitare et j’ai commencé à jouer debout, les yeux plongés dans l’eau verte de la Saône que je vois depuis ma fenêtre.

Et là, comme un singe qui se balance de liane en liane, mon esprit sautait d’une intention à une autre, puis à une troisième pour revenir à la première.
Le tout, dans une danse continue qui pourrait donner le tournis.

1) Je pensais à bien sentir mes pieds, ancrés dans le sol.

2) Je visualisais ma colonne vertébrale et ma tête étirées vers le ciel pour que mon corps prenne de la place et libère l’espace autour de ma gorge et de ma nuque.

3) Je tâchais d’enchaîner des barrés en équilibrant la pression musculaire dans tous mes doigts, afin de démobiliser un peu la « pince pouce-index » de ma main gauche.

Et d’un coup, je me suis dit : « il faut que parle de cela dans l’article ! » 😉

En effet, ma petite histoire contient un concept important.

Une règle pour apprendre la musique efficacement

Dans sa ronde sans fin, ma mémoire de travail sautait d’une intention à l’autre, en effectuant les ajustements nécessaires à chaque passage.
Détendre la pince pouce-index, me ré-ancrer dans le sol, etc.

Mais si elle pouvait faire cela, c’est uniquement parce que ces consignes étaient déjà parfaitement définies et réalisables !

Je sais ce que je veux ressentir quand j’ai l’intention d’être ancré.
Et je sais comment y parvenir.

Vous me suivez ?

Si j’avais commencé à réfléchir à « Tiens comment cela fait d’être ancré ? » ou à « Bon sang, comment faire pour sentir plus d’ancrage ?», quel résultat cela aurait donné selon vous ?

Et oui !

J’aurais complètement perdu le contact avec l’instant présent.
Et j’aurai dit « Bonjour, mon ami le pilote automatique ! »
Et son cortège de défauts appris, par manque de présence, qui ralentissent mes progrès…

Retenez le bien !

Dès que vous travaillez vous devez connaître très précisément vos intentions du moment et comment les réaliser !

Je répète :
« Dès que vous travaillez vous devez connaître très précisément vos intentions du moment et comment les réaliser ! »

Sinon, c’est comme quand vous calculez de tête 47×53.

Si jamais à cet instant votre conjoint(e) vous pose une question simple qui ne demande qu’un petit chouilla de réflexion.

BOOM !

Votre tête risque d’exploser comme une voiture dans un vieux film de série b Américain.

On est d’accord ? Mais pourquoi ça ?

Vous le verrez dans la deuxième partie de cet article.
Il me semble que vous avez déjà de quoi faire là, non ?

Si vous voulez en savoir plus sur la mémoire et comment mémoriser pour la vie rapidement et efficacement, cliquez-ici !

Si vous avez des remarques des anecdotes ou des questions sur le sujet, écrivez-les dans les commentaires !

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Comment éviter les trous de mémoire en musique ?

On me pose régulièrement une question :
« Comment éviter les trous de mémoire ? »

Et de suite, une autre question surgit :
« Est-ce possible d’ailleurs d’éliminer les trous de mémoire ? »

En guise de réponse, un sourire se dessine sur mon visage.
Chaque fois le même.

Je ne sais pas si je souris parce que la question m’est posée
avec un air dramatique.

Ambiance révélation imminente !

À laquelle il ne manquerait qu’une musique de film à suspense ;
et une voix off qui déclare : « Ils vont peut-être enfin obtenir une réponse à leurs questions ! »

Ou peut-être que je souris, parce que la réponse est simplement “oui”.

Oui, avec les bonnes stratégies, il est possible d’éviter les trous de mémoire.
Même lorsque vous êtes devant un public, avec du stress plein le corps…

Je souris aussi par bienveillance.
Parce que je sais que les trous de mémoire peuvent réellement être un problème atroce pour certains musiciens.

En effet, les trous de mémoire font partie de la famille des problèmes anxiogènes.

Vous savez, ceux qui génèrent de la peur et du stress à cause d’un fameux « Et si ? »
« Et si j’ai un trou de mémoire ? »
« Et si je me trompe et je n’arrive pas à reprendre le fil correctement ? »

Ces problèmes vous créent du mal-être.

Ce mal-être est un handicap qui peut vous faire échouer, perdre le fil, rater votre interprétation…
À cause de lui, vous pouvez finir déçu et amer.
Car votre prestation ne révèle pas réellement ce que vous êtes capables de donner musicalement.

Bien entendu, je vous souhaite tout l’inverse.
C’est tellement merveilleux de pouvoir s’exprimer librement devant les autres !
De faire vibrer son cœur et son instrument en même temps…

Pour atteindre cet état, vous le savez, il faut se jeter à l’eau !
Offrir votre musique.
Mais pour vous jeter à l’eau, vous devez vous sentir un minimum en sécurité.

Et bien sûr, vous avez deviné la suite !

Vous serez davantage en sécurité, si vous avez confiance en votre mémoire !

Heureusement,  en comprenant le mode d’emploi de votre mémoire,
vous pourrez davantage le respecter.

En le respectant, vous pourrez éliminer les trous de mémoire.
Et la hantise qui va avec bien sûr ! 😉

Prêt à bâtir une confiance solide en votre mémoire ?

La mémoire est contextuelle : les trous de mémoire aussi

Les trous de mémoire sont la norme

Kesaquo ?

Oui, les trous de mémoire sont la norme.

Ce qui constitue l’exception, c’est le fait de se souvenir.
Dis comme cela, ça peut surprendre, j’avoue ! 😉

Là, je vous entends dire :
Mais, un trou de mémoire c’est quand on n’arrive pas à mettre la main sur un souvenir, non ? Du genre :

« Ah ! je ne retrouve pas le nom de cette œuvre, pourtant je l’ai sur le bout de la langue… »

« Mince, j’ai encore oublié ce qu’il y a après cet arpège… »

Je m’explique !

Votre cerveau renferme plus de souvenirs qu’il y a de grains de sable sur une plage.
Les 100 milliards de neurones qui le composent sont gorgés de ces moments de vie qui constituent la richesse de votre existence.

Pourtant, la plupart du temps vous n’avez pas accès à ces souvenirs.
Ils viennent un à la fois.
Ou par paquets, quand ils sont reliés les uns aux autres.

En réalité, vous vivez dans un trou noir permanent.
Car vous n’avez pas accès à toutes les informations
qui sommeillent dans votre matière grise !

Mais vu que vous n’en avez pas besoin, vous ne vous en rendez pas compte !
Un peu comme quand vous ne savez encore que vous avez perdu vos clés de voiture. 😉

Il n’y a que quand vous ne parvenez pas à mettre la main sur un nom, ou autre, que vous dîtes « Mince, j’ai un trou de mémoire ».

En réalité, dans ce cas, vous n’arrivez pas à accéder à l’information.
Alors que vous savez qu’elle se trouve quelque part dans votre tête !

On a tous déjà vécu ça, n’est-ce pas ?

L’accès à notre mémoire dépend du contexte

Pour comprendre la mémoire et éliminer la peur des trous de mémoire,
vous devez garder une chose à l’esprit.

Une chose banale dont vous avez fait l’expérience des tonnes de fois.

Cela vous est-il déjà arrivé de vous promener dans un lieu où
vous aviez vécu des années auparavant ?

Et en passant devant un endroit précis, une boîte aux lettres,
un carrefour, un arbre, un portail, etc., un souvenir surgit
dans votre esprit aussi brutalement que si vous vous preniez une gifle ?

Je vous l’avais dit que c’était quelque chose de banal.
😉

Mais ce phénomène reste riche d’enseignements.
Car il nous apprend que la mémoire est contextuelle.

Cela veut dire que tout ce que vous avez appris et mémorisé
est beaucoup plus facile d’accès lorsque vous êtes dans le même contexte
que celui dans lequel vous l’avez appris et mémorisé.

Et ce contexte peut être de différentes natures.
C’est peut-être un contexte géographique, comme la rue que vous empruntiez pour aller à l’école primaire lorsque vous étiez petits.
Mais ce contexte peut également être un contexte émotionnel et même physiologique !

Ivresse et mémoire : Une expérience amusante

Pendant mes études en sciences cognitives, une professeure de neuropsychologie cognitive nous avait parlé d’une expérience amusante.
Tenez-vous bien !

Dans cette expérience sur la mémoire, les sujets avaient appris
des informations en état d’ébriété.

Ensuite, les chercheurs ont divisé ces sujets en 2 groupes.
L’un des groupes devait se remémorer les informations apprises en étant sobre.
L’autre groupe devait se remémorer ces informations en état d’ébriété.

Et à votre avis, quel groupe a eu les meilleures performances ?

Et oui !
C’est le groupe qui était à nouveau en état d’ébriété !
😉

Le groupe « sobre » a eu plus de trous de mémoire…

Les sujets sobres étaient éloignée du contexte dans lequel ils avaient appris ces informations. D’où une plus grande difficulté à se rappeler !

Expérience amusante, n’est-ce pas ? 😉

La localisation : un contexte d’apprentissage qui compte

Vous rappelez-vous de l’époque où vous appreniez du vocabulaire ?
En anglais, en allemand, etc.

Personnellement, je ne pourrais pas oublier ces moments-là.
Je vois encore le bleu de mon carnet des vocabulaires d’anglais en 5e.

À l’époque, je ne savais pas comment mémoriser efficacement.
J’obtenais de bons résultats, mais au prix d’un travail redondant
et peu efficient.

Tout le contraire de ce que je souhaite vous apporter avec Ouimusique ^^ 😉

Quoi qu’il en soit, à cette époque déjà, j’avais remarqué un phénomène particulier.

Parfois, ma mère réussissait à m’interroger sur mon vocabulaire d’anglais !

Et même quand je ne retrouvais pas le mot demandé, je pouvais souvent en  visualiser sa position sur la feuille.  S’il était en haut, au milieu, ou en bas…

Très souvent, je savais avant ou après quel autre mot se situait celui que ma mère me demandait.
Et cela m’aidait à retrouver le mot sur lequel j’étais interrogé. 😉

Je me servais des autres mots comme de passerelles pour retrouver celui qui m’était demandé.

Et oui !
La mémoire est contextuelle.
Et la position des mots, les uns par rapport aux autres, faisait partie du contexte dans lequel je les apprenais.

C’est ce qu’on appelle l’effet de série ou la mémoire sérielle.

Même si on ne le veut pas, notre cerveau mémorise l’endroit où se trouve l’information qu’on apprend.

Trous de mémoire et mémoire sérielle

Mémoire sérielle et alphabet

Dites-moi : dans l’alphabet qu’elle lettre se situe avant la lettre au « o » ?

Je parie que vous avez dû reprendre un peu en arrière dans l’alphabet pour pouvoir retrouver la lettre qui précède la lettre « o ».

Cela ne vous a sûrement pas pris longtemps.

Mais, si vous regardez à la loupe, vous remarquerez que vous avez eu
comme un petit trou de mémoire.

Pendant un instant, vous n’aviez pas accès à l’information désirée.

Et vous avez dû utiliser une astuce pour répondre à ma question.
Reprendre en arrière, ou même reprendre depuis le début de l’alphabet et dérouler celui-ci !

A,b,c,d,e,f,g,h,i,j,k,l,m,n,O !

C’est exactement la même chose lorsque vous apprenez un enchaînement de tai-chi ou un kata de karaté.
Pour retrouver un moment précis dans l’enchaînement, vous avez besoin de reprendre un peu en arrière, voir au début.

Cela fonctionne pour la mémoire sémantique (vos connaissances), et pour la mémoire procédurale (vos apprentissages gestuels).

Mémoire sérielle, musique et trous de mémoire

Inutile d’en rajouter, vous m’avez compris !

C’est le même phénomène qui produit des trous de mémoire chez les musiciens.

Imaginez-vous en train d’interpréter une œuvre.

Tout se passe à peu près bien, vous êtes dedans, c’est agréable…
Mais d’un coup, un événement inattendu se produit et vous perdez le fil de ce que vous étiez en train de jouer.
Et là, vous essayez à tout prix de retrouver rapidement l’endroit où vous  vous êtes égaré.
Mais vous n’y avez pas accès !
Pas de suite en tout cas…

Vous devez reprendre en arrière, dérouler l’œuvre en accéléré
pour pouvoir continuer là où vous en étiez.

Mais quand vous êtes pressés, cela change tout !
L’empressement peut bloquer la récupération de l’information.

Un peu comme si vous serriez fort un tuyau d’arrosage en espérant que cela fasse sortir plus d’eau.

Ce n’est pas exactement ce qui va se passer, n’est-ce pas ?

Alors, comment ne pas tomber dans ce piège ?
Comment éviter ces petits trous de mémoire, qui avec le stress peuvent devenir gros ?

Créez des balises de sauvetage anti trous de mémoire !

Problème complexe, réponse simple.
C’est ça que j’aime avec les neurosciences ! 😉

Pour avoir accès facilement à différents endroits de votre œuvre.
Il vous suffit de créer des accès à ces différents endroits.

Comment ?

Et bien tout simplement en vous entraînant à commencer à jouer l’œuvre depuis ces différents passages !

En effet, pourquoi certaines personnes ont besoin de reprendre l’alphabet au début pour trouver la lettre qui précède le « o » ?

Et bien tout simplement parce qu’elles ont toujours récité l’alphabet depuis le début !

Pour casser ce phénomène, commencé à réciter alphabet depuis différents points d’ancrage.
Dans le meilleur des cas, vous pouvez recommencer directement là où vous le souhaitez.
Dans le pire des cas, le chemin pour retrouver l’information sera beaucoup plus court ! 😉

C’est exactement la même chose avec les morceaux de musique vous jouez !

Conseils pratiques pour créer des ancres anti trous de mémoire

Découper de manière logique et selon votre niveau de compréhension

Ça, c’est le premier point clé !

La compréhension intervient grandement dans les phénomènes de mémorisation.

Plus vous comprenez ce que vous faites, mieux votre cerveau peut le ranger.

Avec l’exemple de l’alphabet, c’est simple.
Chaque lettre constitue un point logique de démarrage éventuel.

En musique, les choses ne sont pas similaires.

Les morceaux que vous jouez sont composés de différentes parties.
Ces parties sont composées de phrases musicales.
Ces phrases sont composées de traits, puis de mesures, etc.

Créez-vous des balises de sauvetage à des endroits qui vous semblent logiques et appropriés.
Et répartissez ces valises de manière homogène au fil de l’œuvre.

Rappelez-vous le petit poucet.

Il ne sème pas tous ses cailloux sur une distance de 5 m en laissant tout le reste du trajet nu !
Sinon, on le trouverait tous carrément très idiot !

Et si le Petit Poucet sème ses cailloux intelligemment.
Il privilégiera les endroits ambigus qui peuvent vite être confondus.
Comme des carrefours d’arbres par exemple, des croisées de chemin, etc.

Entraînez-vous, le jeu en vaut la chandelle

Là encore, je ne vais pas réinventer l’eau chaude.
Mais bon, je dois quand même insister là-dessus !

Comme pour tout, il vous faut pratiquer pour obtenir des résultats.
Donc oui, ça rajoute un peu de travail.

  • Vous devez analyser votre œuvre et définir des points d’ancrage
  • Vous devez commencer à jouer l’œuvre depuis ces points d’ancrage

Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Un peu comme lorsque vous travaillez sur un ordinateur et que vous enregistrez régulièrement le fichier sur lequel vous travaillez. Ça demande un petit effort régulier.

Mais lorsque vient la panne, le bug, le truc qui n’est pas censé arriver;
et que vous ne perdez pas 10 heures de travail.
Quel soulagement ! Et quelle joie ! 😉

Nous sommes d’accord, n’est-ce pas ?

Imaginez-vous vous sentir profondément rassuré en songeant à jouer devant un public.
Sentir au fond de vous une solidité, un ancrage, du calme, car vous savez que vous connaissez l’œuvre que vous devez jouer. Que vous n’aurez pas de trou de mémoire !

Le trac, le stress, la peur, le mal-être viennent souvent de notre incertitude…
Du fait que nous ne sommes pas certains que nous allons réussir à faire ce que nous souhaitons faire.

Mais si, vous savez au fond de vous-même que vous connaissez solidement l’œuvre que vous allez jouer, cela vous offre une assise stable, un sacré confort.

Un confort qui peut vous aider à vous exprimer musicalement avec beaucoup plus de liberté.
Pour votre plus grand plaisir et celui des gens qui vous écoutent… 😉

Enfin, si vous souhaitez découvrir comment mémoriser une œuvre à vie facilement et rapidement, cliquez ici !

Et si vous avez des questions, écrivez-les dans les commentaires.
J’y répondrai avec plaisir ! 😉

Avec confiance et motivation,

Roman Buchta

Comment apprendre un morceau par cœur grâce aux neurosciences ?

Je fais face à un nouveau défi.

En effet, depuis peu ma mémoire est très sollicitée.

Les cours de guitare d’accompagnement auxquels je participe l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne sont très, très, très riches.

En effet, mon très sympathique professeur souhaite nous faire découvrir un maximum de concepts théoriques, de structures d’accord différentes et autres subtilités tout à fait passionnantes.

Ainsi, en plus de devoir maîtriser mes compositions, j’ai une foule de ​morceaux à apprendre par cœur et des tonnes de concepts à intégrer.
C’est à la fois génial et pas évident à gérer ! Et bien sûr, cela m’a fait penser à vous chers musiciens passionnés !

Cela vous est-il déjà arrivé d’avoir trop de partitions sur le pupitre ?
De ne pas savoir par quoi commencer  ?​

De là à avoir le sentiment d’être submergé, il n’y a qu’un pas…
Surtout quand, à côté de votre passion, vous avez un travail, une famille à gérer,
​une vie sociale, etc.

Et si vous consacrez du temps à votre pratique, c’est pour qu’il en reste quelque chose​.
​C’est trop agaçant de travailler de longues heures sans jamais mémoriser un morceau !

​Et c’est encore plus frustrant ​d’apprendre un morceau par cœur, et de vous rendre compte quelques mois plus tard que vous n’êtes plus capables de le jouer de tête…​

​C’est là que vous vous dites :
« Comment être plus efficient ? »
« Dois-je apprendre chaque morceau par cœur ? »
&
« Comment ​apprendre un morceau par cœur le plus efficacement possible ? »

Dans cet article, vous allez découvrir :

​=> Si, oui ou non, apprendre un morceau par cœur est une obligation absolue.
=> Si apprendre un morceau par cœur n’est pas une nécessité, quelles sont les alternatives ?
​=> Et, encore plus intéressant, comment​ apprendre un morceau par cœur efficacement et le retenir à vie en un minimum de répétitions ?

1) Apprendre un morceau par cœur. ​Est-ce vraiment nécessaire ?

photo-partition

Oui et non !

Vous allez me dire que j’aime les réponses paradoxales.
​Mais sur ce sujet, je ne peux pas être plus catégorique !

En effet, la tendance à l’apprentissage par cœur commence à changer dans le milieu de la musique classique.

Dans cet article du New York Times, vous découvrirez que de grands pianistes tels que Peter Serkin et Olli Mustonen choisissent parfois de donner des représentations sans éliminer les partitions de leur pupitre.

Ces personnes ne constituent pas la majorité des musiciens. Cependant, il reflète une tendance à envisager différemment la performance musicale.

Bien sûr, l’apprentissage par cœur est bien ancré dans la culture du milieu musical.
Et un changement de culture, cela prend du temps !

D’ailleurs, à l’heure actuelle les concours de jeunes talents exigent systématiquement que les jeunes musiciens connaissent les oeuvres qu’ils interprètent par cœur.
Et oui ! Les juniors ont moins de liberté que les seniors !

Quoi qu’il en soit, ​apprendre un morceau par cœur possède des avantages et quelques inconvénients. Les voici…

a) Apprendre par cœur libère de la place dans votre mémoire de travail

La mémoire de travail de votre cerveau peut être comparée à la mémoire vive de votre ordinateur.

Elle possède deux principales fonctions.
D’une part, elle retient pendant un court moment un certain nombre de données.

Ses capacités sont de 7+/-2 “éléments”, pendant 20 à 30 secondes en moyenne.

Ces éléments peuvent être :
=>des informations à retenir; comme un numéro de téléphone que vous vous répétez mentalement pour ne pas l’oublier le temps de trouver de quoi le noter.

=> des intentions que vous avez, des consignes que vous vous donnez.
 « Dans 2 mesures je dois faire vraiment attention à détendre mon auriculaire droit  pour réussir correctement l’arpège… »

D’autre part, la mémoire de travail vous permet aussi d’effectuer des procédures dans votre esprit.

Par exemple, si vous improvisez et que vous n’avez pas une intégration complète des règles de l’harmonie, vous pouvez jouer tout en comptant dans votre tête le nombre d’altérations pour en déduire la tonalité, ou le mode, et les libertés que celui-ci vous permet de prendre.

C’est pourquoi…

b) Connaître un morceau par cœur permet de se focaliser sur l’interprétation et le plaisir

Je vous propose un petit défi.
Faites le calcul suivant de tête : 23 × 14

Réponse ? Pas évident n’est-ce pas ?

Retenir des informations, tout en en calculant d’autres et en faisant évoluer les informations que vous gardez en tête, relève du véritable challenge mental.
Car cela mobilise l’intégralité de votre mémoire de travail.

Et oui ! Rappelez-vous !
Votre mémoire de travail est limitée dans le temps (20 à 30 s) et dans sa capacité (7+/-2 éléments).

Cela vous est-il déjà arrivé de courir après des notes sur une partition ?
Les yeux poursuivent les notes et les mains essaient de suivre les yeux…
Un vrai feuilleton de Bip bip et Coyote ! 😉

Ce n’est pas l’idéal pour s’intérioriser et prendre du plaisir en jouant.

Car vous n’en avez tout simplement pas le temps !
Votre mémoire de travail est saturée.

C’est pourquoi, lorsque vous connaissez un morceau par cœur, votre esprit est plus libre et plus disponible.
En plus de pouvoir davantage rentrer dans l’intimité de l’œuvre, cela vous permet de vous connecter à vous-même.

Ainsi, vous pouvez focaliser votre esprit sur d’autres aspects de votre musique comme la sensibilité de votre interprétation, la souplesse générale de votre corps, la finesse des sensations dans vos doigts, etc.

En définitive, vous pouvez ainsi vous concentrer sur ce qui compte vraiment pour prendre du plaisir à vous exprimer musicalement.
Et qui sait, cela vous permettra peut-être de donner naissance à « l’état de grâce » que certains d’entre vous connaissent… 😉

2) Apprendre un morceau par cœur Seule alternative possible ?

Certains lecteurs me posent régulièrement la question suivante :
« Est-ce vraiment obligatoire de connaître les morceaux par cœur ? »

Comme vous vous en doutez, la réponse est non.

La preuve en est que certains grands musiciens s’autorisent à jouer avec partitions.
Mais bien sûr, cela exige de vous que vous développiez une autre compétence clé !

Et que vous la développiez à un très haut niveau !

De quelle compétence je parle ?
Vous vous en doutez, n’est-ce pas ?

a) Apprendre​ un morceau par cœur ou apprendre à lire efficacement

Faute d’apprendre un morceau de musique par cœur, la seule solution reste de le lire en direct.

Oui, je sais, mon bon sens redoutable ! 😉

Comme vous l’avez compris, lire des partitions mobilise votre mémoire de travail.

Et comme sa capacité de stockage est limitée, soit vous développez cette compétence à un niveau d’expert soit vous amputez considérablement vos ressources mentales.

En effet, il me reste une information précieuse à vous partager sur votre mémoire de travail.
Ouvrez grand vos yeux !

b) Votre mémoire de travail est un véritable chef d’orchestre

Bien que capacité de de stockage de votre mémoire de travail soit limitée, elle peut contrôler simultanément un grand nombre de procédures.

Songez à quand vous rentrez du travail en voiture et que vous êtes surpris d’être déjà arrivé(e)s chez vous. Avez-vous le sentiment d’avoir fourni un effort ?

Non !
Cette tâche, et l’ensemble des compétences qu’elle mobilise, est tellement automatisée
qu’elle se fait quasiment toute seule.

Vous conduisez en rêvassant à votre soirée ou à la journée ​qui s’achève…
Votre mémoire de travail s’occupe du reste !

En fait, la mémoire de travail est comme un chef d’orchestre !
Elle dirige l’ensemble des compétences et connaissances que vous possédez.

Mais ceci ne peut se produire qu’à une condition !

Les procédures doivent être parfaitement intégrées
 dans d’autres endroits de votre cerveau.
Car plus une compétence est maîtrisée, plus elle est automatisée, et moins elle mobilise votre mémoire de travail.

c) Vos compétences s'emboîtent comme des poupées russes !

Je m’explique.

Lorsque vous avez appris à conduire, vous avez d’abord appris à tourner le volant. Puis à accélérer, à freiner, à passer les vitesses.

Chacune de ces mini-compétences mobilise différents neurones,
structurés dans un petit réseau responsable de l’activation d’une de ces mini-compétences.

Mais une fois acquises, toutes ces mini-compétences se sont associées pour former des réseaux neuronaux plus grands.
C’est grâce à cela que vous avez rapidement su tourner le volant en passant les vitesses, tout en regardant dans le rétroviseur et en parlant musique avec un(e) ami(e) !

Retenez bien l’idée suivante !

Dans votre cerveau, des compétences stimulées simultanément s’associent,
et forment petit à petit des circuits neuronaux de plus en plus grands.
Un peu comme des poupées russes…

Et c’est là que cela devient magique !

Car cela ne demande pas plus d’efforts à votre mémoire de travail d’activer un petit réseau neuronal (responsable d’une mini-compétence) que d’activer un plus grand réseau neuronal (qui regroupe un très grand nombre de mini-compétences).

Pour conclure, vous pouvez tout à fait atteindre un état de liberté intérieure sans apprendre un morceau par cœur.  Mais pour cela, vous devez atteindre le même niveau d’expertise en lecture à vue qu’en conduite automobile ! 😉

  “Cela ne demande pas plus d’efforts à votre mémoire de travail d’activer un petit réseau neuronal que d’activer un grand réseau                                                                            neuronal”

3) Un point clé essentiel pour apprendre un morceau par cœur

J’ai une autre question à vous poser.

Est-il possible de manger un éléphant ?

Non, je ne vous incite pas à consommer de l’éléphant ! C’est pour l’exemple. 😉
Alors, selon vous, est-il possible de manger un éléphant ?
La réponse est…

​Oui, bien-sûr ! Mais une bouchée à la fois !

Quand vous étiez au lycée ou pendant vos études ​, cela vous est-il déjà arrivé d’essayer de mémoriser tout un gros cours en une ​fois ?

Si oui, vous avez sûrement constater la semaine suivante que vous n’avez​ pas retenu autant d’informations ​que ce prévu !​
C’est une expérience aussi décevante que ​logique !

​Car dans vous n’aviez pas respecté le mode d’emploi de votre cerveau !

En effet, que ce soit pour apprendre des morceaux de musique par cœur​r ou mémoriser un cours de biologie, il y a une règle d’or à respecter !

C’est la règle de l’apprentissage espacé.
Toutes les études en neurosciences sont formelles sur ce point.

Pour apprendre un morceau par cœur, vous devez espacer vos répétitions (ou vos séances d’apprentissage si vous préférez).

Mais attention !
Vous ne devez pas faire cela n’importe comment…

a) Apprendre un morceau par cœur grâce à l'apprentissage espacé

Pour pratiquer cette technique, vous devez espacer vos révisions de plus en plus au fur et à mesure que le morceau est intégré dans votre mémoire à long terme.

Le premier scientifique à avoir mis ce concept en lumière est Hermann Hebbinghaus​.
Hermann était un philosophe allemand​, considéré comme le père de la psychologie expérimentale.
En réalisant des expériences sur sa propre mémoire il a abouti aux conclusions suivantes.

Plus un apprentissage est frais et plus il est fragile !

Dans les faits, du jour au lendemain, vous oubliez plus de la moitié de ce que vous avez appris la veille.

C’est un peu désespérant, je l’avoue. Mais gardez espoir !
Tout n’est pas noir dans le monde de la mémoire. 😉

Plus un apprentissage est frais et plus il est fragile !

“Pour pratiquer l’apprentissage espacé, vous devez espacer vos révisions de plus en plus au fur et à mesure que le morceau est intégré dans votre mémoire à long terme.”

En effet, si vous révisez au « bon moment », vous pérenniserez la trace de cet apprentissage dans votre cerveau. 

En révisant à ces « moments clés », vous mémoriserez un maximum d’informations en un minimum de​ travail. Et vous ancrerez ces morceaux dans votre mémoire à vie !

Je sais cela fait rêver !

La plus magique c’est qu’avec les bonnes stratégies, cette mémorisation profonde se produit naturellement.

Pour ceux d’entre-vous qui veulent en savoir plus, je vous ai préparé un guide gratuit qui vous explique en détail comment faire pour mémoriser vos morceaux de musique à vie en un minimum de révision.

Vous y trouverez l’intégralité des informations à connaître pour pratiquer la stratégie l’apprentissage espacé ainsi que des astuces pour l’appliquer astucieusement.

Ce guide est GRATUIT. Alors, profitez-en ! 😉

Pour le télécharger, vous n’avez qu’à m’indiquer à quelle adresse je dois vous l’envoyer.

​Pour savoir comment apprendre vos morceaux par cœur à vie, remplissez les champs ci-dessous :

Et vous, que faites-vous pour apprendre un morceau par cœur ?
Avez-vous des astuces à nous partager ?
Sinon, quelles sont les questions ​qui trottent dans votre tête ?

Notez cela dans les commentaires afin que je puisse vous répondre !

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Apprendre la musique | La révolution de Patricia au piano

Vous souhaitez apprendre le piano ? Vous améliorez ?

La musique vous passionne et dès que vous avez du temps, vous travaillez votre piano des heures ?
Vous répétez encore et encore les mêmes passages ?
Mais trop souvent vous êtes déçu ?
Cela ne rentre pas comme vous l’espéreriez…

Pourtant, vous faites des efforts !
C’est bien cela qui compte, non ?
Combien de fois avez-vous entendu dire que si vous travaillez beaucoup,
vous réussirez à apprendre le piano ? Ou un autre instrument d’ailleurs…

Alors pourquoi cela ne fonctionne pas ?

Pourquoi votre volonté, votre détermination et vos efforts ne vous donnent que des résultats frustrants ?  
Pourquoi, malgré ces heures à fixer les mêmes partitions, à travailler vos doigtés, vous n’osez toujours pas jouer un morceau devant des amis ?

C’est étrange, n’est-ce pas ?
Quelle baguette magique faut-il utiliser pour réussir à bien apprendre le piano ?
Quel miracle attendre pour réussir à prendre du plaisir en jouant du piano devant le jury d’une audition ?

Voici les questions que se posait Patricia Ball, une pianiste amatrice de 58 ans, inscrite depuis quelques années dans une école de musique.

Patricia consacre beaucoup de temps et d’énergie à apprendre le piano.
Comme beaucoup de musicien(ne)s passionné(e)s, elle y met tout son cœur.

Mais les leviers qui vous permettent de vivre des progrès fabuleux ne se trouvent pas nécessairement là où vous les attendez !
Pour être honnête, ces « boutons magiques » se trouvent très, très souvent ailleurs…

C’est ce qu’a constaté Patricia et c’est ce qu’elle a eu envie de vous partager dans ce podcast.
Après deux séances de coaching, sa manière d’apprendre le piano a été révolutionnée.

Depuis ces séances, Patricia prend infiniment plus de plaisir à travailler le piano.
Et, comble de l’IMPOSSIBLE, elle prend même du plaisir à jouer devant un public !
Il y a 3 mois de cela, elle vous aurait juré qu’une telle chose ne pourrait jamais arriver.

Pour comprendre comment un tel « saut quantique » a pu se produire, je vous propose d’écouter Patricia nous parler de son incroyable évolution.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que travailler plus n’est pas la solution !
Plus de ce que vous faites déjà, ne vous donnera que plus de ce que vous obtenez déjà.

Comme je le dis toujours, même recette et mêmes ingrédients égale même gâteau et mêmes saveurs.
Si vous êtes frustré, coincé, découragé ou insatisfait, travailler plus ne vous aidera pas à mieux apprendre le piano…

Pour en avoir le cœur net, découvrez l’étonnant témoignage de Patricia.

Etude de cas | Comment Patricia a transformé sa manière d’apprendre le piano ?

Pour ceux d’entre-vous qui n’ont pas tout leur temps, j’ai listé ci-dessous différents moments clés de l’interview. 😉

Ressource pour apprendre le piano, la guitare...

Voici certains des outils qui ont aidé Patricia.

Vous pourrez télécharger GRATUITEMENT mon guide pour éliminer les 26 erreurs qui ruinent 90 % de vos progrès musicaux.
​Bien-sûr, vous ne les faites pas toutes !
Cependant, je mets ma main au feu que certaines erreurs que vous allez découvrir se sont glissées dans votre méthode de travail.
Certains professeurs de conservatoire m’ont avoué être dans cette situation… 😉

Et, comme apprendre le piano, la guitare, a pour but de partager sa musique et ses émotions, je vous propose de lire cet article.
Vous découvrirez pourquoi vous utilisez probablement votre cerveau à l’envers lorsque vous pratiquez la musique. Vous y trouverez ​un des outils de préparation mentale que j’ai fait pratiquer à Patricia.
Bien-sûr, ce guide est également gratuit.

12 clés pour éviter et soulager la tendinite du musicien

Vous avez mal au coude ? Votre épaule reste anormalement tendue ?
Ou c’est peut-être votre poignet droit qui tire ?

“75% des musiciens connaîtront un problème physique qui les contraindra à interrompre leur activité pendant un temps. ” 

​C​hiffre alarmant, n’est-ce pas ?
​C’est pourtant celui que​​​ le Dr André-François Arcier​, président-fondateur de l’association Médecine des arts​, ​présente régulièrement.

​Le plus connu de ces troubles est la tendinite du musicien.
Mais bien-sûr, il y en a d’autres comme la dystonie de fonctionl’épicondylite.

Peut-être que vous avez déjà rencontré ces troubles musculo-squelettiques (TMS).
​Ou vous avez fait la connaissance de troubles plus simples d’apparence mais tout aussi invalidants.
​Je pense aux tremblements, ​ picotements, mouvements involontaires, compensations douloureuses, etc.

​Si c’est le cas, vous savez ce que c’est d’être angoissé(e) par la peur d’avoir mal, la peur de ne pas progresser, ou pire, la peur de voir vos performances régressées.

​Mais rassurez-vous, il y a une bonne nouvelle !

​Selon Marc Papillonspécialiste de l’analyse du mouvement et auteur de différents ouvrages sur le sujet,”La plupart du temps ces troubles ne sont pas graves au sens médical du terme… Ils ne nécessitent sans doute pas d’intervention chirurgicale. »

En revanche, si vous souffrez d’un gêne musculaire, que vous pensez avoir un début de tendinite, il est urgent d’agir ! Ne rien faire et continuer à travailler votre instrument comme d’habitude serait une très mauvaise stratégie.
Un peu comme regarder votre potager en attendant que des tomates poussent, sans y avoir planter de graines. Vous risquez d’être déçu du résultat.

Pour éviter cela, je vais vous présenter 12 clés qui vous permettront de ne pas déclencher de tendinite du musicien ou de travailler efficacement à apaiser ce genre de troubles musculo-squelettiques.

Bien-sûr, ces conseils ne remplacent pas un avis médical.
Et si vous souffrez de troubles persistants je vous invite à contacter un spécialiste qualifié pour vous accompagner sur le chemin de la guérison.

La tendinite du musicien​

La tendinite du musicien, qu'est-ce que c'est ?

Définition : la tendinite est une inflammation des tendons qui permettent aux muscles d’être rattachés aux os.

Elle peut toucher différentes parties du corps comme les poignets, les épaules, les coudes, les doigts, la nuque, etc.

Sachez que si une tendinite n’est pas traitée correctement, elle peut se solder par une rupture du tendon ! Il est vital de ne pas négliger des douleurs qui persistent au fil de vos séances de pratique musicale.

Vous vous en doutez, les parties les plus susceptibles de vous faire souffrir seront généralement celles que vous stimulez le plus fréquemment dans votre pratique musicale.

Les pianistes, les guitaristes, les batteurs, auront plus tendances à souffrir au niveau des doigts, des poignets, des épaules qu’au niveau des mâchoires.

Cependant, il n’est pas possible qu’une zone du corps que vous ne stimulez qu’indirectement deviennent douloureuse.

Comme par exemple si vous serrez inconsciemment les mâchoires lorsque vous jouez un passage difficile !

Chez beaucoup de musiciens, la douleur apparaît pendant le travail de l’ instrument.
Cependant, les tensions et autres sensations douloureuses peuvent également se manifester sournoisement quelques heures après votre pratique musicale.
Elle peut même vous réveiller pendant votre sommeil…
L’horreur !

Dans tous les cas, la douleur est un signal d’alarme que votre corps vous envoie.
Elle est comme le gendarme qui siffle à un carrefour pour mettre en garde le conducteur qui a une conduite dangereuse.

Mieux vaut prêter attention à ces avertissements que de les ignorer.
Car plus vous attendrez pour réagir et plus les conséquences risquent d’être lourdes.
Les douleurs se feront plus aiguës, plus persistantes, plus invalidantes et… plus lentes à guérir.
Elle grossiront comme une boule de neige qui dévalent à toute vitesse le flan d’une colline.

Principales causes de la tendinite du musicien et des autres TMS

1) La répétition des gestes

Et oui, tout simplement.
La répétition est la mère de l’apprentissage !
Mais c’est aussi la sœur de la tendinite.

Car c’est la répétition de gestes inadéquats (trop tendus, trop détendus, trop contractés)
qui va user de plus en plus les tendons, les tissus musculaires et autres.

Songez que des gouttes d’eau qui tombent en continu sur un rocher (en un point précis) finissent par creuser un véritable trou dedans !

Heureusement, la répétition d’un geste correctement exécuté va maintenir un équilibre sain au sein de votre corps et préserver vos articulations.

Par conséquent, si vous ressentez qu’une partie de votre corps devient lourde, moins réactive, qu’elle fatigue, et commence à vous faire mal, c’est que vous n’êtes pas sur la bonne voie.

Il ne s’agit de faire demi-tour sur le champs. Plutôt d’apporter quelques légères modifications à votre itinéraire.

​Connaissez-vous « l’effet papillon » ?
Un petit battement d’aile de papillon de rien du tout devient la cause d’un tremblement de terre dévastateur à l’autre bout du monde.

Oui !
Une petite gêne a le pouvoir immense de limiter vos performances.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’une légère correction bien ajustée peut avoir des effets miraculeux.

Un peu comme au golf d’ailleurs.

​Un degré de différence dans la position du club quand vous frappez la balle deviendra 45 mètres de différences sur une distance de 200 mètres de tir.
Et votre balle finit sur le green ou dans l’eau ! Et ce pour un petit de degré de différence.
(Je donne ces chiffres ​pour l’exemple, ne vous formalisez pas dessus ! 😉 )

Quoi qu’il en soit, en cas de problème, ne tenter pas de tout changer d’un coup !
Rappelez-vous la phrase suivante :

« Un léger ajustement à l’entrée peut engendrer une                                        gigantesque différence à la sortie. »

2) Le perfectionnisme et l’exigence

L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Je pèse mes mots.

Un ami à moi, professeur de piano, ressentait une forte inégalité entre la dextérité de ses 2 mains.
Son auriculaire droit le gênait. Il était convaincu qu’une anomalie physique se cachait dans ce problème de performance.

Dans son cas, il ne s’agissait pas de la tendinite du musicien, mais d’un problème de souplesse et d’indépendance des doigts.

Croyez-moi.
Cet homme a de la volonté et de la détermination. (En plus d’avoir beaucoup de charisme et d’être très sympathique 😉 )
Il a focalisé sur son problème pendant des années. Il est resté concentré sur l’idée d’améliorer les performances de son auriculaire droit. Il s’est imposé des exercices rigoureux, a travaillé dessus encore et encore. Mais l’exigence et le perfectionnisme de ce pianiste l’ont conduit sur la mauvaise voie.

​En effet, le remède s’est avéré être pire que le mal lui-même.
De nouveaux troubles sont apparus, des troubles plus présents, plus encombrants, plus handicapants.

Aux dernières nouvelles, un spécialiste de la région parisienne lui a diagnostiqué une véritable dystonie de fonction. Une maladie longue, pénible, et lente à guérir…

Ce genre de pathologie est véritablement un enfer pour le musicien qui doit y faire face.
Et je ne peux m’empêcher de penser, que davantage de repos et de relaxation n’aurait pas eu d’impact négatif sur la santé de sa main droite.

Toute l’exigence et l’immense bonne volonté de ce musicien se sont soldées au final par un problème bien plus terrible.

Oui, parfois l’enfer est pavé de bonnes intentions.

3) Les situations de performance

Vous avez 10 secondes pour répondre à la question suivante.
10 secondes. Pas une de plus.
Top départ !

Quel est le meilleur moyen de se détendre avant une situation de performance, comme une audition ou un petit concert informel ?

Tic, tac, tic, tac, tic tac, tic, tac..

DIIING !!!
Votre réponse ?

En passant, avez-vous senti l’impact du compte à rebours sur votre capacité de réflexion ? Sur votre état corporel ?

Avez-eu du mal à réfléchir ? Votre corps s’est-il crispé ?
Peut-être que vous en prenez tout juste conscience maintenant que je vous pose la question.

C’était stressant, n’est-ce pas ?

Le compte à rebours a instauré une pression dans votre tête  qui s’est transformée en tensions corporelles.

Vous vous êtes contracté(e) mais vous n’aviez pas assez de place dans votre mémoire de travail (MT) pour le remarquer ou pour faire en sorte de relaxer les parties de votre corps qui s’étaient tendues.

Et ​tout ça, juste pour répondre à une simple question, aux réponses multiples.
Car, bien-sûr, il n’y a pas un seul et unique meilleur moyen de se relaxer avant une audition ou un concert… 😉

​Entre nous, vous étiez loin du stress que vous pouvez ressentir quelques jours avant un concert, une audition et pendant ces mêmes situations de challenges !
Nous sommes d’accord.

Alors, à votre avis, quels impacts corporels peuvent avoir votre envie de jouer parfaitement?
​Votre peur de décevoir un professeur ? De rater une audition ? Ou toute autre occasion unique de démontrer votre talent et d’offrir ce que vous avez de plus beau ?

Oui.
Dans ces situations de challenge, l’urgence et l’exigence vous donne le sentiment que seul le résultat compte.
C’est là que vous devez redoubler de vigilance pour éviter la tendinite du musicien.
​Car ces périodes de défi composent un terreau idéal où toutes sortes de dysfonctionnements peuvent germer à leur aise…

12 astuces pour éviter ou apaiser la tendinite du musicien

1) Buvez de l’eau, avant, pendant et après votre pratique musicale

«Il faut impérativement s’hydrater avant, pendant et après l’effort : sinon, vos muscles vous le feront payer ».

 Cette mise en garde est de Michel Cymes​.

Vous savez, c’est le médecin/chirurgien qui présente le magazine de la santé sur la cinquième.
Au micro de la radio RTL, il a consacré un édito aux gestes essentiels pour éviter les tendinite.
​Dans cet édito Michel Cymes a fortement insisté sur l’importance​ vitale de l’hydratation

2) Relaxez-vous avant de travailler

Et oui, la relaxation n’a pas pour seul vertu de rallonger votre espérance de vie.
Elle diminue aussi sensiblement le risque que vous développiez une tendinite du musicien.

Rassurez-vous !
Je ne vous demande pas de consacrer la moitié de votre séance de travail à vous relaxer.
5 à 7 minutes de détente suffisent…

Inspirez et expirez en imaginant que tel ou tel muscle, articulation, se relâche
Visualisez le parcours de l’oxygène le long de vos membres.
Sentez vos membres se décontracter et se nourrir d’oxygène.

Si vous ​cherchez des idées sur “comment procéder”, ​vous trouverez votre bonheur sur Youtube.
​ 😉

3) Echauffez-vous avant de jouer

Vous imaginez un chanteur qui se réveille le matin et, au bout de 10 minutes, commence à chanter très fort avant même d’avoir prononcé un mot ?

J’ai mal pour lui.

Avant d’effectuer n’importe quel type d’activité, notre corps à besoin d’être mis en route.
Pensez aux sportifs, aux footballeurs remplaçants que l’on voit courir autour du terrain pendant que les autres se disputent le ballon.

Foncer tête baissée sur son instrument est une stratégie excellente…
pour froisser vos articulations et développer une tendinite du musicien.

Alors, avant de travailler votre instrument, pensez à vous échauffer pendant quelques minutes.
En plus de préserver le santé de votre corps, cela vous permettra d’attaquer votre pratique dans de meilleures conditions. En effet, « en étant chaud » vos doigts, vos poignets, vos bras répondront tout de suite mieux !

D’autant plus que vous viendrez de vous relaxer. 😉

4) Montez en intensité progressivement

En concert, la poussé d’adrénaline réalise un véritable échauffement.
En effet, le stress (bon ou mauvais) va accélérer votre cœur, tonifier vos muscles ; etc.
Grâce à cette préparation, vous êtes en mesure de démarrer votre performance avec une forte intensité de jeux.

En revanche, à la maison, ce système n’opère pas. Heureusement d’ailleurs !
Ce serait exténuant…
Vous imaginez vivre de telles montées en pression au quotidien ?
Pour ma part, au bout de trois jours, je ressemblerais à citron qui a été pressé 100 fois !

Quoi qu’il en soit, soyez progressif dans la montée en intensité de votre travail.
Rappelez-vous de vous écouter car comme le dit le sagesse populaire :

                      « Qui veut aller loin ménage sa monture »

5) Faites des pauses très fréquentes

Si une partie de votre corps vous fait souffrir quand vous travaillez le piano, la guitare, ou autre, arrêtez-vous très régulièrement de jouer. 

Laisser cette zone se reposer.

Répéter des gestes frénétiquement sans se soucier d’une douleur lancinante est une stratégie risquée.
Un peu comme faire de la corde à sauter sur le bord d’une falaise.

Des pauses très fréquentes permettront à cette zone problématique de «récupérer ».
De plus, cela vous permettra d’effectuer les ajustements nécessaires pour rectifier votre posture, votre tonicité générale, vos ​mouvements…

A terme, c’est ce qui vous permettra d’améliorer vos gestes, d’affiner vos mouvements et donc d’éloigner tout risque de développer la tendinite du musicien.

6) Étirez-vous après avoir joué

En tant que musicien, vous pouvez vous inspirer des stratégies qu’emploient les sportifs pour
accroître leurs performances tout en préservant leur santé.

Prendre quelques minutes pour s’étirer après une séance de travail musical est une excellente habitude.
En plus, cela peut vous permettre de sortir en douceur de votre séance de travail.
Tout en vous détendant…

En matière d’étirement, c’est indispensable que vous respectiez la règle suivante :
La douleur que vous ressentez doit rester agréable.

Sinon vous forcez trop, cela devient dangereux. Et ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas ?
Ce serait idiot de vous déclencher une tendinite du musicien en voulant vous en préserver !

7) Ne forcez jamais !

C’est évident, mais je préfère le répéter.
Si vous forcez, c’est que les parties de votre corps qui doivent vous permettre de réaliser le geste
ne sont pas encore assez aguerries.

Vos doigts manquent peut-être de souplesse ?
Vos avant-bras doivent se muscler davantage ?

Imaginez un instant que vous soyez haltérophile.
Imaginez que vous parveniez à soulever 100kg et que votre but est d’en soulever 100 de plus.

Allez-vous procéder par palier de 50kg ?
Non ! Bien-sûr.
Votre colonne vertébrale risquerait de se tasser comme un ressort qui se contracte.

Allez-vous choisir des paliers de 20 kg ?
Non, là encore, vous risquez de vous blesser, de vous user en douceur.
Vos fibres musculaires se déchireraient comme les fils d’une vielle corde qui s’effiloche.

Pour développer progressivement la puissance musculaire et la souplesse dont vous avez besoin, vous devez procéder par tout petit palier.

C’est exactement la même chose en musique !
Vous ne gagnerez jamais ce qui vous manque comme force, souplesse et autre, d’un coup !
Mais petit à petit, et jour après jour.

Je sais.
Cela peut-être extrêmement frustrant.
Mais c’est pour cela que la musique est un art, non ?
Pour atteindre vos rêves, vous devez réaliser un travail de Titan avec la douceur d’une maman qui donne le sein. Et cela demande de la patience…

L’idée est de repousser toujours un peu plus vos limites.
De forcer un peu, tout en restant dans une zone raisonnable.
Garder en tête de toujours respecter votre corps !

C’est ainsi que vous atteindrez vos objectifs, sans déclencher une tendinite du musicien.

8) Vérifiez que vos mouvements partent de votre axe vertical

“Être attentif à quelque chose, c’est être aveugle au reste.”

En neurosciences, ce phénomène est nommé cécité attentionnelle.
C’est grâce à cette limite du cerveau que les magiciens peuvent nous épater !

Revenons à la musique.
C
ela vous arrive de « tirer sur votre corps » pour réussir à réaliser un geste ?
Par manque de souplesse, de muscle, etc.

Moi oui.
Et avec le temps j’ai remarqué une chose.
La plupart des gestes que je réalisais avec ma main gauche étaient soutenus par mon bras droit.
C’est à dire que je « tordais » tout mon corps pour me faciliter la réalisation du geste.

Sans tordre mon corps, ces différents gestes ne passaient pas.
Les enchaînements de notes ou les barrés sonnaient peu, pas ou mal.

Bien-sûr, je focalisais tellement mon attention sur le mouvement lui-même, que
cette distorsion corporelle s’effectuaient hors de mon champs de conscience.

Cependant, pour ne pas déclencher de tendinite du musicien, un geste doit être exécuter avec un maximum de souplesse et avec le minimum de contrainte corporelle.

Et comment diminuer les contraintes corporelles ?
La réponse est dans le titre.

Vos gestes musicaux doivent trouver leur origines dans votre colonne vertébrale, dans votre axe vertical.
​Plus précisément dans votre Hara ou Tantien, pour ceux qui pratique le Taï-chi, le yoga et autre…
Et si vous êtes comme moi, cela nécessite un rééquilibrage.

Voici une méthode simple pour le pratiquer.

a) Ressentez votre corps intégralement (Posez votre attention dans votre bras droit; quand vous le ressentez, continuez avec votre bras gauche et ainsi de suite…)

b) Observez quels jeux de contrainte s’effectuent dans votre corps pour réaliser tel ou tel geste musical

c) Exécutez le même geste
    _ en décontractant les parties impliquées qui ne devaient pas l’être
    _ en imaginant que le geste trouve sont origine dans votre axe vertical

d) Répétez le geste corrigé pour l’intégrer
Visez la qualité. Le temps se chargera du reste (vitesse, quantité, etc.)

9) Ne détendez pas trop les membres sollicités

Quoi ?
Mais vous devez vous détendre, non ?
C’est ce que tout le monde vous dit tout le temps !

Et bien oui et non.
Oui, votre corps doit rester dans un état de détente générale.
Et oui, il est capital que votre esprit soit lui aussi détendu.

Mais non, vous ne devez pas être trop détendu pour autant.
Pour ma part, j’ai cherché par le passé à détendre, détendre et encore détendre mon épaule droite.
Et les douleurs que je ressentais à cette endroit n’ont pas disparues.
Au contraire, la zone douloureuse s’est élargie.

Pourquoi ?

Parce que détendre au plus possible une zone de votre corps peut provoquer un étirement.
Et dans mon cas, c’est ce que la gravité faisait.
Le hic, c’est que j’effectuais des gestes pendant « cet étirement ».
Donc je forçais en douceur sur cette articulation tout en la sollicitant de plusieurs façons.

Grâce, à des séances de kinésithérapie et de méthode Alexander.
J’ai compris que mon épaule, n’était pas trop contractée.

Au contraire, mon problème venait d’un «manque de maintien général» de mon épaule.
Elle manquait de tonicité, tout simplement.
La tonicité et la contraction sont deux choses différentes.
Comme le lait et l’eau.

Pensez à vos musiciens favoris.
Sont-il constamment dans une détente extrême ?
Pourquoi ?
Parce que jouer de la musique demande de l’énergie et de la TONICITÉ !

Comme l’explique Marc Papillon, l’idéal est d’avoir un physique tonique et un mental détendu.
C’est la clé pour éviter la tendinite du musicien.

10) Appliquer une poche de glace sur la zone douloureuse

Ce « remède » très populaire peut réellement faire des miracles.
La tendinite du musicien est une inflammation. Apposer une substance très froide va considérablement aider votre corps à calmer l’articulation ou le muscle échauffé.

A ce sujet, mon ancien professeur de Systema (un art martial peu connu) avait parlé de cette solution pendant un cours. Il avait développé une tendinite à l’épaule et l’a fait disparaître en appliquant de la glace sur celle-ci 2 à 3 fois par jour pendant une période de plusieurs semaines.

11) Visualisez la zone douloureuse entièrement guérie

Non !

Personne n’a introduit un puissant psychotrope dans le verre d’eau que je bois.
Et je suis très heureux de pouvoir vous présenter, avec de nombreuses preuves scientifiques à l’appui, un phénomène incroyable.

Ce que vous faites dans votre tête à un impact sur la santé de votre corps !

Je ne plaisante pas.
De nombreuses équipes de chercheurs* vérifient ce phénomène à travers le monde.

Beaucoup effectuent des expériences sur des groupes de sportifs de haut niveau qui se sont blessés.
Les conclusions des scientifiques sont formels.

Lisez attentivement la phrase suivante :
Les sportifs qui visualisent que leur membre blessé est à nouveau fonctionnel
guérissent plus vite que les sportifs qui ont pour consigne de ne pas faire ce travail mental !

Je sais, c’est fou.
Mais réfléchissez une minute.

Il suffit que vous pensiez au fait qu’un de vos proches guérisse définitivement d’une maladie pour que de la joie jaillisse dans votre corps. Et qui dit changement d’émotion, dit modification des concentrations de neurotransmetteurs, hormones et autres qui se balladent dans vo​s veines !

Ces modifications chimiques entraînent des modifications dans l’environnement de vos cellules.
Ces dernières évoluent dans un environnement plus ou moins sain et plus ou moins toxiques.

Imaginez travailler dans une entreprise dans laquelle vous n’êtes entouré que de collaborateurs, sympathiques, optimistes, encourageants.
Et imaginez l’inverse. Être entouré de personnes malveillantes, agressives, malsaines et méchantes.
Quel environnement est le plus susceptible de favoriser votre santé psychologique et physique ?

Si l’impact de la visualisation sur la guérison de votre corps est un concept très éloigné de ce que vous avez toujours cru et considéré comme vrai et possible, vous devez sentir que quelque chose résiste en vous.
N’est-ce pas ?

Dans ce cas je ne chercherai pas à vous convaincre.
Rappelez-vous seulement la chose suivante.
Il y a plus d’un siècle, il semblait insensé de pouvoir parler à distance à quelqu’un qui ​vivait à 800 km de vous ou à l’autre bout du monde.

Les premiers scientifiques qui ont découvert l’existence des ondes et leur potentiel n’étaient pas nécessairement pris au sérieux.
« Quoi ? Parler à mon fils qui vit à l’autre bout des États-Unis ? Grâce à des petites choses invisibles qui flottent soit disant dans l’air ? Oui, t’as raison. T’as pas finis de me prendre pour un C#&% » 

​Michel de Montaigne​ invitait ses contemporains à une sage ouverture. Pour lui :​​​
« Il serait sot et présomptueux de douter de quelque chose qui paraît peu vraisemblable ».

Quoi qu’il en soit pour favoriser la guérison de la tendinite du musicien, pratiquez le processus suivant :

a) Relaxez-vous et imaginez que de la lumière chaude et douce circule dans cette partie de votre corps.
b) Ressentez que cela peut vous procurer du bien-être.
c) Imaginez que vous pouvez à nouveau utiliser ce membre comme vous le désirez, qu’il est guéri.
d) Visualisez-vous en train de pouvoir déplier votre coude si celui-ci reste plié. Et réjouissez-vous en ! 😉

Comme d’habitude, ne me croyez pas sur parole.
Testez !
Contrairement, à d’autres traitements, celui-ci n’a aucun effets secondaires indésirables…

12) Reposez-vous

Oui, si la situation l’exige. Le repos complet est la meilleure stratégie à adopter.
Acceptez qu’une partie de votre corps soit en convalescence.
Profitez-en pour vous détendre et prendre du bon temps.

Par ailleurs, vous pouvez tout de même travailler dans votre tête, lire des partitions, réfléchir à des doigtés, découvrir des stratégies pour mieux jouer en public ou pour travailler plus efficacement.

Conclusion ​​​​

Vous pouvez faire partie des 25 % de musiciens qui ne seront pas contraints d’arrêter leur pratique musicale pour un temps à cause d’un dysfonctionnement douloureux.

Peux-être même que si nous sommes nombreux à appliquer les clés pour se protéger de la tendinite du musicien, ces statistiques seront revues à la baisse ! Cela fait du bien de rêver. 😉

Quoi qu’il en soit, songez au fait que vous êtes votre première protection contre tous les types de troubles musculo-squelettiques.
Prenez soin de vous, écoutez-vous, chercher la qualité et le confort dans votre jeu.
Exercez-vous à être serein et tonique.

Les savoir-faire artistique du musicien s’acquiert grâce à son savoir-être (patience, résilience, esprit d’analyse, ouverture à la nouveauté).
Et si vous souffrez de la tendinite du musicien ou d’un autre dysfonctionnement, rappelez-vous que vous pouvez améliorer la situation.

​S​i la douleur persiste,​ consultez un spécialiste.
Et si le praticien que vous avez consulté ne vous donne pas entière satisfaction, n’hésitez pas à ​chercher de l’aide ailleurs.
Beaucoup de musiciens ​ne trouvent pas le spécialiste qui les parvient à les soulager du premier coup.

​Quoi qu’il en soit, prenez de bonnes habitudes, ménagez-vous, reposez-vous. 😉
Analysez votre posture, testez des ajustements, visualisez la guérison de la zone concernée.

Bien-entendu, vos questions et remarques sont les bienvenues.
Écrivez-les dans l’espace ci-dessous qui est réservé à cet usage.
​Ainsi, les autres lecteurs​ profiteront de ces échanges qui pourraient leur être utile.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

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