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Apprendre la musique | La révolution de Patricia au piano

​Vous souhaitez apprendre le piano ? Vous améliorez ?

La musique vous passionne et dès que vous avez du temps, vous travaillez votre piano des heures ?
Vous répétez encore et encore les mêmes passages ?
Mais trop souvent vous êtes déçu ?
Cela ne rentre pas comme vous l’espéreriez...

Pourtant, vous faites des efforts !
C’est bien cela qui compte, non ?
Combien de fois avez-vous entendu dire que si vous travaillez beaucoup,
vous réussirez à apprendre le piano ? Ou un autre instrument d’ailleurs…

Alors pourquoi cela ne fonctionne pas ?

Pourquoi votre volonté, votre détermination et vos efforts ne vous donnent que des résultats frustrants ?  
Pourquoi, malgré ces heures à fixer les mêmes partitions, à travailler vos doigtés, vous n’osez toujours pas jouer un morceau devant des amis ?

C’est étrange, n’est-ce pas ?
Quelle baguette magique faut-il utiliser pour réussir à bien apprendre le piano ?
Quel miracle attendre pour réussir à prendre du plaisir en jouant du piano devant le jury d’une audition ?

Voici les questions que se posait Patricia Ball, une pianiste amatrice de 58 ans, inscrite depuis quelques années dans une école de musique.

Patricia consacre beaucoup de temps et d’énergie à apprendre le piano.
Comme beaucoup de musicien(ne)s passionné(e)s, elle y met tout son cœur.

Mais les leviers qui vous permettent de vivre des progrès fabuleux ne se trouvent pas nécessairement là où vous les attendez !
Pour être honnête, ces « boutons magiques » se trouvent très, très souvent ailleurs…

C’est ce qu’a constaté Patricia et c’est ce qu’elle a eu envie de vous partager dans ce podcast.
Après deux séances de coaching, sa manière d’apprendre le piano a été révolutionnée.

Depuis ces séances, Patricia prend infiniment plus de plaisir à travailler le piano.
Et, comble de l’IMPOSSIBLE, elle prend même du plaisir à jouer devant un public !
Il y a 3 mois de cela, elle vous aurait juré qu’une telle chose ne pourrait jamais arriver.

Pour comprendre comment un tel « saut quantique » a pu se produire, je vous propose d’écouter Patricia nous parler de son incroyable évolution.

​Pour l'écouter, cliquez sur le bouton play du lecteur s​itué tout en bas de l'​article. ​(Un bug informatique m'empêche de le déplacer).
Bien-sûr, vous pouvez télécharger cette interview pour l’emmener partout avec vous.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que travailler plus n’est pas la solution !
Plus de ce que vous faites déjà, ne vous donnera que plus de ce que vous obtenez déjà.

Comme je le dis toujours, même recette et mêmes ingrédients égale même gâteau et mêmes saveurs.
Si vous êtes frustré, coincé, découragé ou insatisfait, travailler plus ne vous aidera pas à mieux apprendre le piano…

Pour en avoir le cœur net, découvrez l’étonnant témoignage de Patricia.

Etude de cas | Comment Patricia a transformé sa manière d’apprendre le piano ?

Pour ceux d’entre-vous qui n’ont pas tout leur temps, j’ai listé ci-dessous différents moments clés de l’interview. 😉

  • ​1'03 Comment Patricia travaillait son piano avant ?
  • ​1'36 Qu'est-ce que Patricia a amélioré dans sa méthode de travail ?
  • ​2' Comment s'y prend-elle pour apprendre plus efficacement ?
  • ​2'40 Quelle erreur faut-il éviter pour apprendre le piano ? 
  • ​3'10 Comment Patricia a transformé l'apprentissage en jeu ?
  • ​3'55 L'intérêt d’une concentration puissante pour apprendre le piano
  • ​7'15 Quelle prise de conscience a transformé sa façon d’apprendre le piano ?
  • ​9'25 Les croyances négatives de Patricia par rapport au fait qu’elle a appris le piano à l'âge adulte
  • 11' Le pouvoir de l'acceptation
  • ​13'15 De l'illusion d’être concentré
  • ​15'05 Comment le stress et le trac lui faisait perdre ses moyens ? 
  • ​17'10 Une autre interprétation du silence dans le public est possible !
  • ​18'45 Qu'est-ce que Patricia dirait aux musiciens qui pensent que de tels progrès ne sont pas possibles pour eux ?
  • ​21'30 Croire en soi et en ses capacités de mémorisation peut faire la différence

​Ressource pour apprendre le piano, la guitare...

​Voici certains des outils qui ont aidé Patricia.

Vous pourrez télécharger GRATUITEMENT mon guide pour éliminer les 26 erreurs qui ruinent 90 % de vos progrès musicaux.
​Bien-sûr, vous ne les faites pas toutes !
Cependant, je mets ma main au feu que certaines erreurs que vous allez découvrir se sont glissées dans votre méthode de travail.
Certains professeurs de conservatoire m’ont avoué être dans cette situation… 😉

Et, comme apprendre le piano, la guitare, a pour but de partager sa musique et ses émotions, je vous propose de lire cet article.
Vous découvrirez pourquoi vous utilisez probablement votre cerveau à l’envers lorsque vous pratiquez la musique. Vous y trouverez ​un des outils de préparation mentale que j’ai fait pratiquer à Patricia.
Bien-sûr, ce guide est également gratuit.

​Podcast | ​La révolution de Patricia a​u piano 

12 clés pour éviter et soulager la tendinite du musicien

Vous avez mal au coude ? Votre épaule reste anormalement tendue ?
Ou c'est peut-être votre poignet droit qui tire ?

"75% des musiciens connaîtront un problème physique qui les contraindra à interrompre leur activité pendant un temps. " 

​C​hiffre alarmant, n'est-ce pas ?
​C'est pourtant celui que​​​ le Dr André-François Arcier​, président-fondateur de l’association Médecine des arts​, ​présente régulièrement.

​Le plus connu de ces troubles est la tendinite du musicien.
Mais bien-sûr, il y en a d'autres comme la dystonie de fonction, l'épicondylite.

Peut-être que vous avez déjà rencontré ces troubles musculo-squelettiques (TMS).
​Ou vous avez fait la connaissance de troubles plus simples d'apparence mais tout aussi invalidants.
​Je pense aux tremblements, ​ picotements, mouvements involontaires, compensations douloureuses, etc.

​Si c'est le cas, vous savez ce que c'est d'être angoissé(e) par la peur d'avoir mal, la peur de ne pas progresser, ou pire, la peur de voir vos performances régressées.

​Mais rassurez-vous, il y a une bonne nouvelle !

​Selon Marc Papillon, spécialiste de l'analyse du mouvement et auteur de différents ouvrages sur le sujet,"La plupart du temps ces troubles ne sont pas graves au sens médical du terme... Ils ne nécessitent sans doute pas d'intervention chirurgicale. »

En revanche, si vous souffrez d’un gêne musculaire, que vous pensez avoir un début de tendinite, il est urgent d’agir ! Ne rien faire et continuer à travailler votre instrument comme d’habitude serait une très mauvaise stratégie.
Un peu comme regarder votre potager en attendant que des tomates poussent, sans y avoir planter de graines. Vous risquez d’être déçu du résultat.

Pour éviter cela, je vais vous présenter 12 clés qui vous permettront de ne pas déclencher de tendinite du musicien ou de travailler efficacement à apaiser ce genre de troubles musculo-squelettiques.

Bien-sûr, ces conseils ne remplacent pas un avis médical.
Et si vous souffrez de troubles persistants je vous invite à contacter un spécialiste qualifié pour vous accompagner sur le chemin de la guérison.

La tendinite du musicien​

La tendinite du musicien, qu'est-ce que c'est ?

Définition : la tendinite est une inflammation des tendons qui permettent aux muscles d'être rattachés aux os.

Elle peut toucher différentes parties du corps comme les poignets, les épaules, les coudes, les doigts, la nuque, etc.

Sachez que si une tendinite n’est pas traitée correctement, elle peut se solder par une rupture du tendon ! Il est vital de ne pas négliger des douleurs qui persistent au fil de vos séances de pratique musicale.

Vous vous en doutez, les parties les plus susceptibles de vous faire souffrir seront généralement celles que vous stimulez le plus fréquemment dans votre pratique musicale.

Les pianistes, les guitaristes, les batteurs, auront plus tendances à souffrir au niveau des doigts, des poignets, des épaules qu’au niveau des mâchoires.

Cependant, il n’est pas possible qu’une zone du corps que vous ne stimulez qu’indirectement deviennent douloureuse.

Comme par exemple si vous serrez inconsciemment les mâchoires lorsque vous jouez un passage difficile !

Chez beaucoup de musiciens, la douleur apparaît pendant le travail de l’ instrument.
Cependant, les tensions et autres sensations douloureuses peuvent également se manifester sournoisement quelques heures après votre pratique musicale.
Elle peut même vous réveiller pendant votre sommeil…
L’horreur !

Dans tous les cas, la douleur est un signal d’alarme que votre corps vous envoie.
Elle est comme le gendarme qui siffle à un carrefour pour mettre en garde le conducteur qui a une conduite dangereuse.

Mieux vaut prêter attention à ces avertissements que de les ignorer.
Car plus vous attendrez pour réagir et plus les conséquences risquent d’être lourdes.
Les douleurs se feront plus aiguës, plus persistantes, plus invalidantes et... plus lentes à guérir.
Elle grossiront comme une boule de neige qui dévalent à toute vitesse le flan d’une colline.

Principales causes de la tendinite du musicien et des autres TMS

1) La répétition des gestes

Et oui, tout simplement.
La répétition est la mère de l’apprentissage !
Mais c’est aussi la sœur de la tendinite.

Car c’est la répétition de gestes inadéquats (trop tendus, trop détendus, trop contractés)
qui va user de plus en plus les tendons, les tissus musculaires et autres.

Songez que des gouttes d’eau qui tombent en continu sur un rocher (en un point précis) finissent par creuser un véritable trou dedans !

Heureusement, la répétition d’un geste correctement exécuté va maintenir un équilibre sain au sein de votre corps et préserver vos articulations.

Par conséquent, si vous ressentez qu’une partie de votre corps devient lourde, moins réactive, qu’elle fatigue, et commence à vous faire mal, c’est que vous n’êtes pas sur la bonne voie.

Il ne s’agit de faire demi-tour sur le champs. Plutôt d’apporter quelques légères modifications à votre itinéraire.

​Connaissez-vous « l’effet papillon » ?
Un petit battement d’aile de papillon de rien du tout devient la cause d’un tremblement de terre dévastateur à l’autre bout du monde.

Oui !
Une petite gêne a le pouvoir immense de limiter vos performances.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’une légère correction bien ajustée peut avoir des effets miraculeux.

Un peu comme au golf d’ailleurs.

​Un degré de différence dans la position du club quand vous frappez la balle deviendra 45 mètres de différences sur une distance de 200 mètres de tir.
Et votre balle finit sur le green ou dans l’eau ! Et ce pour un petit de degré de différence.
(Je donne ces chiffres ​pour l'exemple, ne vous formalisez pas dessus ! 😉 )

dessin-golfeur-tendinite

​Quoi qu’il en soit, en cas de problème, ne tenter pas de tout changer d'un coup !
Rappelez-vous la phrase suivante :

« Un léger ajustement à l’entrée peut engendrer une gigantesque différence à la sortie. »

2) Le perfectionnisme et l’exigence

L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Je pèse mes mots.

Un ami à moi, professeur de piano, ressentait une forte inégalité entre la dextérité de ses 2 mains.
Son auriculaire droit le gênait. Il était convaincu qu’une anomalie physique se cachait dans ce problème de performance.

Dans son cas, il ne s’agissait pas de la tendinite du musicien, mais d’un problème de souplesse et d’indépendance des doigts.

Croyez-moi.
Cet homme a de la volonté et de la détermination. (En plus d’avoir beaucoup de charisme et d’être très sympathique 😉 )
Il a focalisé sur son problème pendant des années. Il est resté concentré sur l’idée d’améliorer les performances de son auriculaire droit. Il s’est imposé des exercices rigoureux, a travaillé dessus encore et encore. Mais l’exigence et le perfectionnisme de ce pianiste l’ont conduit sur la mauvaise voie.

​En effet, le remède s’est avéré être pire que le mal lui-même.
De nouveaux troubles sont apparus, des troubles plus présents, plus encombrants, plus handicapants.

Aux dernières nouvelles, un spécialiste de la région parisienne lui a diagnostiqué une véritable dystonie de fonction. Une maladie longue, pénible, et lente à guérir…

Ce genre de pathologie est véritablement un enfer pour le musicien qui doit y faire face.
Et je ne peux m’empêcher de penser, que davantage de repos et de relaxation n’aurait pas eu d’impact négatif sur la santé de sa main droite.

Toute l’exigence et l’immense bonne volonté de ce musicien se sont soldées au final par un problème bien plus terrible.

Oui, parfois l’enfer est pavé de bonnes intentions.

3) Les situations de performance

Vous avez 10 secondes pour répondre à la question suivante.
10 secondes. Pas une de plus.
Top départ !

Quel est le meilleur moyen de se détendre avant une situation de performance, comme une audition ou un petit concert informel ?

Tic, tac, tic, tac, tic tac, tic, tac..

DIIING !!!
Votre réponse ?

En passant, avez-vous senti l’impact du compte à rebours sur votre capacité de réflexion ? Sur votre état corporel ?

Avez-eu du mal à réfléchir ? Votre corps s’est-il crispé ?
Peut-être que vous en prenez tout juste conscience maintenant que je vous pose la question.

C’était stressant, n’est-ce pas ?

Le compte à rebours a instauré une pression dans votre tête  qui s’est transformée en tensions corporelles.

Vous vous êtes contracté(e) mais vous n’aviez pas assez de place dans votre mémoire de travail (MT) pour le remarquer ou pour faire en sorte de relaxer les parties de votre corps qui s’étaient tendues.

Et ​tout ça, juste pour répondre à une simple question, aux réponses multiples.
Car, bien-sûr, il n’y a pas un seul et unique meilleur moyen de se relaxer avant une audition ou un concert… 😉

​Entre nous, vous étiez loin du stress que vous pouvez ressentir quelques jours avant un concert, une audition et pendant ces mêmes situations de challenges !
Nous sommes d’accord.

Alors, à votre avis, quels impacts corporels peuvent avoir votre envie de jouer parfaitement?
​Votre peur de décevoir un professeur ? De rater une audition ? Ou toute autre occasion unique de démontrer votre talent et d’offrir ce que vous avez de plus beau ?

Oui.
Dans ces situations de challenge, l’urgence et l’exigence vous donne le sentiment que seul le résultat compte.
C'est là que vous devez redoubler de vigilance pour éviter la tendinite du musicien.
​Car ces périodes de défi composent un terreau idéal où toutes sortes de dysfonctionnements peuvent germer à leur aise...

12 astuces pour éviter ou apaiser la tendinite du musicien

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1) Buvez de l’eau, avant, pendant et après votre pratique musicale

«Il faut impérativement s'hydrater avant, pendant et après l'effort : sinon, vos muscles vous le feront payer ».

 Cette mise en garde est de Michel Cymes​.

Vous savez, c’est le médecin/chirurgien qui présente le magazine de la santé sur la cinquième.
Au micro de la radio RTL, il a consacré un édito aux gestes essentiels pour éviter les tendinite.
​Dans cet édito Michel Cymes a fortement insisté sur l'importance​ vitale de l’hydratation

2) Relaxez-vous avant de travailler

Et oui, la relaxation n’a pas pour seul vertu de rallonger votre espérance de vie.
Elle diminue aussi sensiblement le risque que vous développiez une tendinite du musicien.

Rassurez-vous !
Je ne vous demande pas de consacrer la moitié de votre séance de travail à vous relaxer.
5 à 7 minutes de détente suffisent...

Inspirez et expirez en imaginant que tel ou tel muscle, articulation, se relâche
Visualisez le parcours de l’oxygène le long de vos membres.
Sentez vos membres se décontracter et se nourrir d’oxygène.

Si vous ​cherchez des idées sur "comment procéder", ​vous trouverez votre bonheur sur Youtube.
​ 😉

3) Echauffez-vous avant de jouer

Vous imaginez un chanteur qui se réveille le matin et, au bout de 10 minutes, commence à chanter très fort avant même d’avoir prononcé un mot ?

J’ai mal pour lui.

Avant d’effectuer n’importe quel type d’activité, notre corps à besoin d’être mis en route.
Pensez aux sportifs, aux footballeurs remplaçants que l’on voit courir autour du terrain pendant que les autres se disputent le ballon.

Foncer tête baissée sur son instrument est une stratégie excellente…
pour froisser vos articulations et développer une tendinite du musicien.

Alors, avant de travailler votre instrument, pensez à vous échauffer pendant quelques minutes.
En plus de préserver le santé de votre corps, cela vous permettra d’attaquer votre pratique dans de meilleures conditions. En effet, « en étant chaud » vos doigts, vos poignets, vos bras répondront tout de suite mieux !

D’autant plus que vous viendrez de vous relaxer. 😉

4) Montez en intensité progressivement

En concert, la poussé d’adrénaline réalise un véritable échauffement.
En effet, le stress (bon ou mauvais) va accélérer votre cœur, tonifier vos muscles ; etc.
Grâce à cette préparation, vous êtes en mesure de démarrer votre performance avec une forte intensité de jeux.

En revanche, à la maison, ce système n’opère pas. Heureusement d’ailleurs !
Ce serait exténuant…
Vous imaginez vivre de telles montées en pression au quotidien ?
Pour ma part, au bout de trois jours, je ressemblerais à citron qui a été pressé 100 fois !

Quoi qu’il en soit, soyez progressif dans la montée en intensité de votre travail.
Rappelez-vous de vous écouter car comme le dit le ​sagesse populaire :

« Qui veut aller loin ménage sa monture »

5) Faites des pauses très fréquentes

Si une partie de votre corps vous fait souffrir quand vous travaillez le piano, la guitare, ou autre, arrêtez-vous très régulièrement de jouer. 

Laisser cette zone se reposer.

Répéter des gestes frénétiquement sans se soucier d’une douleur lancinante est une stratégie risquée.
Un peu comme faire de la corde à sauter sur le bord d’une falaise.

Des pauses très fréquentes permettront à cette zone problématique de «récupérer ».
De plus, cela vous permettra d’effectuer les ajustements nécessaires pour rectifier votre posture, votre tonicité générale, vos ​mouvements…

A terme, c’est ce qui vous permettra d’améliorer vos gestes, d’affiner vos mouvements et donc d’éloigner tout risque de développer la tendinite du musicien.

6) Etirez-vous après avoir joué

En tant que musicien, vous pouvez vous inspirer des stratégies qu’emploient les sportifs pour
accroître leur performances tout en préservant leur santé.

Prendre quelques minutes pour s’étirer après une séance de travail musical est une excellente habitude.
En plus, cela peut vous permettre de sortir en douceur de votre séance de travail.
Tout en vous détendant...

En matière d’étirement, c’est indispensable que vous respectiez la règle suivante :
La douleur que vous ressentez doit rester agréable.

Sinon vous forcez trop, cela devient dangereux. Et ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas ?
Ce serait idiot de vous déclencher une tendinite du musicien en voulant vous en préserver !

7) Ne forcez jamais !

musicien-blessé-poignet-tendinite-du-musicien

C’est évident, mais je préfère le répéter.
Si vous forcez, c’est que les parties de votre corps qui doivent vous permettre de réaliser le geste
ne sont pas encore assez aguerries.

Vos doigts manquent peut-être de souplesse ?
Vos avant-bras doivent se muscler davantage ?

Imaginez un instant que vous soyez haltérophile.
Imaginez que vous parveniez à soulever 100kg et que votre but est d’en soulever 100 de plus.

Allez-vous procéder par palier de 50kg ?
Non ! Bien-sûr.
Votre colonne vertébrale risquerait de se tasser comme un ressort qui se contracte.

Allez-vous choisir des paliers de 20 kg ?
Non, là encore, vous risquez de vous blesser, de vous user en douceur.
Vos fibres musculaires se déchireraient comme les fils d’une vielle corde qui s’effiloche.

Pour développer progressivement la puissance musculaire et la souplesse dont vous avez besoin, vous devez procéder par tout petit palier.

C’est exactement la même chose en musique !
Vous ne gagnerez jamais ce qui vous manque comme force, souplesse et autre, d’un coup !
Mais petit à petit, et jour après jour.

Je sais.
Cela peut-être extrêmement frustrant.
Mais c’est pour cela que la musique est un art, non ?
Pour atteindre vos rêves, vous devez réaliser un travail de Titan avec la douceur d’une maman qui donne le sein. Et cela demande de la patience...

L’idée est de repousser toujours un peu plus vos limites.
De forcer un peu, tout en restant dans une zone raisonnable.
Garder en tête de toujours respecter votre corps !

C’est ainsi que vous atteindrez vos objectifs, sans déclencher une tendinite du musicien.

8) Vérifiez que vos mouvements partent de votre axe vertical

"Être attentif à quelque chose, c’est être aveugle au reste."

En neurosciences, ce phénomène est nommé cécité attentionnelle.
C’est grâce à cette limite du cerveau que les magiciens peuvent nous épater !

Revenons à la musique.
C
ela vous arrive de « tirer sur votre corps » pour réussir à réaliser un geste ?
Par manque de souplesse, de muscle, etc.

Moi oui.
Et avec le temps j’ai remarqué une chose.
La plupart des gestes que je réalisais avec ma main gauche étaient soutenus par mon bras droit.
C’est à dire que je « tordais » tout mon corps pour me faciliter la réalisation du geste.

Sans tordre mon corps, ces différents gestes ne passaient pas.
Les enchaînements de notes ou les barrés sonnaient peu, pas ou mal.

Bien-sûr, je focalisais tellement mon attention sur le mouvement lui-même, que
cette distorsion corporelle s’effectuaient hors de mon champs de conscience.

Cependant, pour ne pas déclencher de tendinite du musicien, un geste doit être exécuter avec un maximum de souplesse et avec le minimum de contrainte corporelle.

Et comment diminuer les contraintes corporelles ?
La réponse est dans le titre.

Vos gestes musicaux doivent trouver leur origines dans votre colonne vertébrale, dans votre axe vertical.
​Plus précisément dans votre Hara ou Tantien, pour ceux qui pratique le Taï-chi, le yoga et autre...
Et si vous êtes comme moi, cela nécessite un rééquilibrage.

Voici une méthode simple pour le pratiquer.

a) Ressentez votre corps intégralement (Posez votre attention dans votre bras droit; quand vous le ressentez, continuez avec votre bras gauche et ainsi de suite...)

b) Observez quels jeux de contrainte s’effectuent dans votre corps pour réaliser tel ou tel geste musical

c) Exécutez le même geste
    _ en décontractant les parties impliquées qui ne devaient pas l’être
    _ en imaginant que le geste trouve sont origine dans votre axe vertical

d) Répétez le geste corrigé pour l’intégrer
Visez la qualité. Le temps se chargera du reste (vitesse, quantité, etc.)

9) Ne détendez pas trop les membres sollicités

Quoi ?
Mais vous devez vous détendre, non ?
C’est ce que tout le monde vous dit tout le temps !

Et bien oui et non.
Oui, votre corps doit rester dans un état de détente générale.
Et oui, il est capital que votre esprit soit lui aussi détendu.

Mais non, vous ne devez pas être trop détendu pour autant.
Pour ma part, j’ai cherché par le passé à détendre, détendre et encore détendre mon épaule droite.
Et les douleurs que je ressentais à cette endroit n’ont pas disparues.
Au contraire, la zone douloureuse s’est élargie.

Pourquoi ?

Parce que détendre au plus possible une zone de votre corps peut provoquer un étirement.
Et dans mon cas, c’est ce que la gravité faisait.
Le hic, c’est que j’effectuais des gestes pendant « cet étirement ».
Donc je forçais en douceur sur cette articulation tout en la sollicitant de plusieurs façons.

Grâce, à des séances de kinésithérapie et de méthode Alexander.
J’ai compris que mon épaule, n’était pas trop contractée.

Au contraire, mon problème venait d’un «manque de maintien général» de mon épaule.
Elle manquait de tonicité, tout simplement.
La tonicité et la contraction sont deux choses différentes.
Comme le lait et l’eau.

Pensez à vos musiciens favoris.
Sont-il constamment dans une détente extrême ?
Pourquoi ?
Parce que jouer de la musique demande de l’énergie et de la TONICITÉ !

Comme l’explique Marc Papillon, l’idéal est d’avoir un physique tonique et un mental détendu.
C’est la clé pour éviter la tendinite du musicien.

10) Appliquer une poche de glace sur la zone douloureuse

Ce « remède » très populaire peut réellement faire des miracles.
La tendinite du musicien est une inflammation. Apposer une substance très froide va considérablement aider votre corps à calmer l’articulation ou le muscle échauffé.

A ce sujet, mon ancien professeur de Systema (un art martial peu connu) avait parlé de cette solution pendant un cours. Il avait développé une tendinite à l’épaule et l’a fait disparaître en appliquant de la glace sur celle-ci 2 à 3 fois par jour pendant une période de plusieurs semaines.

11) Visualisez la zone douloureuse entièrement guérie

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Non !

Personne n’a introduit un puissant psychotrope dans le verre d’eau que je bois.
Et je suis très heureux de pouvoir vous présenter, avec de nombreuses preuves scientifiques à l’appui, un phénomène incroyable.

Ce que vous faites dans votre tête à un impact sur la santé de votre corps !

Je ne plaisante pas.
De nombreuses équipes de chercheurs* vérifient ce phénomène à travers le monde.

Beaucoup effectuent des expériences sur des groupes de sportifs de haut niveau qui se sont blessés.
Les conclusions des scientifiques sont formels.

Lisez attentivement la phrase suivante :
Les sportifs qui visualisent que leur membre blessé est à nouveau fonctionnel
guérissent plus vite que les sportifs qui ont pour consigne de ne pas faire ce travail mental !

Je sais, c’est fou.
Mais réfléchissez une minute.

Il suffit que vous pensiez au fait qu’un de vos proches guérisse définitivement d’une maladie pour que de la joie jaillisse dans votre corps. Et qui dit changement d’émotion, dit modification des concentrations de neurotransmetteurs, hormones et autres qui se balladent dans vo​s veines !

Ces modifications chimiques entraînent des modifications dans l’environnement de vos cellules.
Ces dernières évoluent dans un environnement plus ou moins sain et plus ou moins toxiques.

Imaginez travailler dans une entreprise dans laquelle vous n’êtes entouré que de collaborateurs, sympathiques, optimistes, encourageants.
Et imaginez l’inverse. Être entouré de personnes malveillantes, agressives, malsaines et méchantes.
Quel environnement est le plus susceptible de favoriser votre santé psychologique et physique ?

Si l’impact de la visualisation sur la guérison de votre corps est un concept très éloigné de ce que vous avez toujours cru et considéré comme vrai et possible, vous devez sentir que quelque chose résiste en vous.
N’est-ce pas ?

Dans ce cas je ne chercherai pas à vous convaincre.
Rappelez-vous seulement la chose suivante.
Il y a plus d’un siècle, il semblait insensé de pouvoir parler à distance à quelqu’un qui ​vivait à 800 km de vous ou à l’autre bout du monde.

Les premiers scientifiques qui ont découvert l’existence des ondes et leur potentiel n’étaient pas nécessairement pris au sérieux.
« Quoi ? Parler à mon fils qui vit à l’autre bout des États-Unis ? Grâce à des petites choses invisibles qui flottent soit disant dans l’air ? Oui, t’as raison. T’as pas finis de me prendre pour un C#&% » 

​Michel de Montaigne​ invitait ses contemporains à une sage ouverture. Pour lui :​​​
« Il serait sot et présomptueux de douter de quelque chose qui paraît peu vraisemblable ».

Quoi qu’il en soit pour favoriser la guérison de la tendinite du musicien, pratiquez le processus suivant :

a) Relaxez-vous et imaginez que de la lumière chaude et douce circule dans cette partie de votre corps.
b) Ressentez que cela peut vous procurer du bien-être.
c) Imaginez que vous pouvez à nouveau utiliser ce membre comme vous le désirez, qu’il est guéri.
d) Visualisez-vous en train de pouvoir déplier votre coude si celui-ci reste plié. Et réjouissez-vous en ! 😉

Comme d’habitude, ne me croyez pas sur parole.
Testez !
Contrairement, à d’autres traitements, celui-ci n’a aucun effets secondaires indésirables...

12) Reposez-vous

Oui, si la situation l’exige. Le repos complet est la meilleure stratégie à adopter.
Acceptez qu’une partie de votre corps soit en convalescence.
Profitez-en pour vous détendre et prendre du bon temps.

Par ailleurs, vous pouvez tout de même travailler dans votre tête, lire des partitions, réfléchir à des doigtés, découvrir des stratégies pour mieux jouer en public ou pour travailler plus efficacement.

Conclusion ​​​​

Vous pouvez faire partie des 25 % de musiciens qui ne seront pas contraints d’arrêter leur pratique musicale pour un temps à cause d’un dysfonctionnement douloureux.

Peux-être même que si nous sommes nombreux à appliquer les clés pour se protéger de la tendinite du musicien, ces statistiques seront revues à la baisse ! Cela fait du bien de rêver. 😉

Quoi qu’il en soit, songez au fait que vous êtes votre première protection contre tous les types de troubles musculo-squelettiques.
Prenez soin de vous, écoutez-vous, chercher la qualité et le confort dans votre jeu.
Exercez-vous à être serein et tonique.

Les savoir-faire artistique du musicien s’acquiert grâce à son savoir-être (patience, résilience, esprit d’analyse, ouverture à la nouveauté).
Et si vous souffrez de la tendinite du musicien ou d’un autre dysfonctionnement, rappelez-vous que vous pouvez améliorer la situation.

​S​i la douleur persiste,​ consultez un spécialiste.
Et si le praticien que vous avez consulté ne vous donne pas entière satisfaction, n’hésitez pas à ​chercher de l'aide ailleurs.
Beaucoup de musiciens ​ne trouvent pas le spécialiste qui les parvient à les soulager du premier coup.

​Quoi qu'il en soit, prenez de bonnes habitudes, ménagez-vous, reposez-vous. 😉
Analysez votre posture, testez des ajustements, visualisez la guérison de la zone concernée.

Bien-entendu, vos questions et remarques sont les bienvenues.
Écrivez-les dans l’espace ci-dessous qui est réservé à cet usage.
​Ainsi, les autres lecteurs​ profiteront de ces échanges qui pourraient leur être utile.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

*MaddisonR, Prapavessis H, ClatworthyM, HallC, FoleyL, Harper T, CupalD, BrewerB, « Guided imagery to improve functional outcomes post-anterior cruciate ligament repair: randomized-controlled pilot trial », Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2012, 22, p. 816-821.

Interview de Xavier Roger | Batteur d’exception

Le rythme est à la musique ce que le squelette est au corps humain.
Sans rythme, les notes de musiques perdent leur sens, leur message...

Aujourd’hui, j’ai la chance de vous présenter une interview d’un expert du rythme, le batteur hors pair Xavier Roger.

Xavier a joué dans le monde entier avec des musiciens célèbres tels Ibrahim Maalouf​, Dave douglas, Oxmo Puccino, Mathieu Chedid, Sylvain Luc, Grand Corps Malade, etc.

Xavier est un batteur d’exception.
Bien entendu, pour atteindre un tel niveau d’expertise, il a utilisé des stratégies d’apprentissage très efficaces. C’est bien-sûr ce qui m’a particulièrement intéressé dans cette interview !
D’ailleurs, depuis quelques années, Xavier partage de précieux conseils pour ​l'apprentissage de la batterie sur son blog Batteurpro.

Dans cette interview, j’ai cherché à comprendre la manière dont Xavier aborde l’apprentissage d’un instrument de musique.
Quelles sont les astuces techniques, méthodologiques et psychologiques qui lui ont permis de devenir un aussi bon batteur ?
Bien-entendu, les astuces que vous allez découvrir s’appliquent à l’apprentissage de tous les instruments de musique.
Personnellement, j’ai beaucoup appris grâce à Xavier et je pense qu’il en sera de même pour vous. 😉

Dans cette interview nous avons évoqué des sujets comme :

- Quel est le meilleur moyen d’améliorer sa maîtrise du rythme ?
- Comment constamment progresser dans sa pratique instrumentale ?
- Que faire pour améliorer l’indépendance des mains ?
- Comment travailler sa mémoire des morceaux de musique ?
- Que peut-on faire pour améliorer le niveau général de son groupe de musique ?

Pour les plus pressés d’entre-vous, j’ai listé en dessous de la vidéo le timing des passages qui vous intéresseront tout particulièrement. 😉
Pour ceux qui ont un peu plus de temps, je vous conseille de visionner l’intégralité de l’interview.
Car de nombreuses pépites se cachent tout le long de cet échange passionnant...

Enfin, cette interview est disponible en Podcast téléchargeable.
Le lecteur se trouve tout en bas de l'interview. ​(Un problème technique m'empêche de le déplacer...)
Pour l'emmener partout avec vous, il vous suffit de cliquer sur le bouton télécharger !

Vidéo de l'interview de Xavier Roger

Liste des points clés abordés dans cet interview :

  • Présentation de Xavier et du blog Batteurpro : 35''
  • Description du parcours musical de Xavier  (et réflexion sur l'apprentissage de la percussion dans l'univers de la musique classique) : 7'17
  • Les clés qui ont permis à Xavier de progresser à la batterie : 9'11
  • Pourquoi tous les musiciens gagneraient énormément à étudier la polyrythmie ? 11'43
  • Comment progresser d'une manière ludique dans ses apprentissages musicaux 15'30
  • Comment évaluer le niveau de difficulté que l'on doit s'imposer pour progresser le plus efficacement ? 17'
  • Un point clé à soigner quand on aborde une nouvelle difficulté dans son apprentissage
    musical ? 22'17
  • L'erreur fatale que commettent 95% des musiciens ? 25'
  • La différence entre les musiciens qui sont bons et ceux qui sont épatants 26'58
  • Quels indicateurs peuvent vous permettre de sentir que ​vous travaillez à tempo trop rapide ? 28'30
  • Une approche intéressante pour travailler l'indépendance des mains 32'
  • Comment améliorer sa capacité à mémoriser ? 38'39
  • Une stratégie puissante pour jouer de la musique en groupe 42'47
  • Les formations proposées par Batteurpro  43'52

​Pour ceux qui souhaitent apprendre la batterie

Xavier-Roger-apprendre-la-batterie

Si vous souhaitez apprendre la batterie et en savoir plus, voici quelques liens qui vous aiguilleront vers des sujets précis.

  1. Tout d’abord, un article pour apprendre à lire des partitions de batterie.
  2. Pour des questions plus matérielles, voici un article qui vous aidera à choisir vos baguettes de batterie.
  3. Enfin, si vous cherchez d’excellents conseils et des exercices pour améliorer votre maîtrise du style jazz à la batterie, vous les trouverez dans cet article dédié à l'apprentissage du style jazz​.

Si vous avez des questions ou des remarques, écrivez-les dans l’espace commentaire ci-dessous.
Ainsi, tout le monde pourra en profiter ! 😉

Pour ma part, j'ai énormément apprécié les conseils de Xavier et j'en profite pour le remercier encore une fois d'avoir accorder cette interview à Ouimusique.

Avec confiance et motivation,

Roman Buchta

​Podcast de l'interview de Xavier Roger

Comment progresser en musique quand on manque de temps?

​"Le truc" qui m’a fait le plus progresser à la guitare

Cela vous arrive de manquer de temps ?
De ne pas avoir assez de temps pour travailler votre guitare, votre piano, votre trompette, votre flûte ou votre batterie ?

Moi, très souvent. Et c’est vraiment frustrant.
C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas publié d’article depuis bien trop longtemps sur Ouimusique

Je sors d’une période où j’ai eu si peu de temps que je ne pratiquais la guitare que 3 à 4 fois par semaine pendant une petite heure. Et pire encore !
Il y a deux semaines, j’ai tellement eu de travail que je n’ai pu toucher mon instrument qu’un soir à 23h30 pendant une petite demi-heure. ;(

Pas de quoi fouetter un chat.
Pas de quoi progresser à la guitare autant que je le souhaite.
Ni de sentir que j’avance en direction de mes rêves…

Certains me diront :
« Autant arrêter la musique tout de suite. Tu reprendras quand t’auras plus de temps ! »

Et vous, c’est ce que vous pensez ?

Moi non ! Je ne suis pas d’accord.
Car une bonne nouvelle se cachait dans ce manque de pratique évident et catastrophique.
Un cadeau en quelque sorte.
Cette période de sur-activité m’a permis de constater deux choses très intéressantes :

1) Les progrès que j’ai fait avant cette période sont stables. Il sont encore là et certains gestes se sont d’ailleurs affinés sans que je ne les repratique.
2) Je continue à progresser à la guitare même en travaillant très peu !

Bien-sûr, si je travaillais 2x2 heures par jour, aux moments où mon cerveau est le plus en forme,
je progresserais ​beaucoup plus et sur beaucoup plus de points. La question n’est pas là.

Mais si je ne régresse pas et que je continue à m’améliorer avec si peu de travail, ce n’est pas du hasard.
C’est du à une découverte que j’ai faite et que j’applique le plus possible quand je m’exerce à la guitare.

Cela vous intrigue ?

Je vais vous expliquer tout de suite "LE truc qui m’a fait le plus progresser à la guitare."
Sachez que cette astuce est une conséquence directe d’un concept basique de neurosciences.
En l’appliquant, vous saurez comment vous y prendre pour progresser avec votre instrument même dans les périodes où vous manquez de temps !

1) Ce n’est pas la quantité qui compte

Déchetterie-quantité-compte-pas-pour-progresser

​Laissez-moi vous poser une question.

Imaginez que je vous offre un cadeau mais que vous devez choisir lequel.
Vous avez deux choix. Je vous propose :

=>  20 tonnes d​'ordures
ou
=> 100g de platine

Quel cadeau choisissez-vous ?

On est d’accord.
Même un homme avec un cerveau de la taille d’une noix choisirait les 100g de platine ! 😉

Dans ce cas là, c’est évident.
Ce n’est pas la quantité qui compte ! Cela saute aux yeux...

Mais étrangement, cette évidence disparaît quand il s’agit d’apprentissage.
C’est d’ailleurs un point commun que j’ai trouvé entre les étudiants en 1ère année de médecine et certains de mes amis musiciens.

Pour eux, plus ils bossent mieux c’est !

Qu’ils travaillent bien ou mal, ils ne se posent même pas la question.
Comme si travailler en étant interrompu toutes les 5 minutes par son téléphone, était équivalent à travailler au cœur du calme profond d’un temple zen, entouré de moines qui méditent du matin au soir.

C’est tout de même un peu moins vrai pour mes amis musiciens… Et je ne dis pas cela parce qu’il vont lire cet article ! 😉

Mais avouer que la tendance du toujours plus est très répandue.
Et peut-être même, qu’au fond, une partie de vous croit dur comme fer que plus vous en ferez mieux ce sera.
En gros, plus votre quantité de travail sera énorme, plus vous progresserez en musique.

Personnellement, j’ai beaucoup lutté à ce sujet.
Car comme vous, j’ai une forte tendance à céder aux sirènes enchanteresses du dieu « Quantité ».

Mais heureusement, la loi de Hebb m’a sauvé.
La loi de Hebb est un concept basique de neurosciences crée par Donald Hebb en 1949. Et ce concept m’a aidé à devenir plus sage dans ma pratique de la guitare.

2) Neurosciences et progrès en musique

​a) La loi de Hebb

photo-irm-cerveau-progresser-à-la-guitare

La loi de Hebb est très simple à comprendre. Elle postule que :
« Si vous stimulez simultanément deux neurones qui sont interconnectés, ceux-ci vont intensifier leur interconnexion. »

Cela veut dire que, si vous activez en même temps des neurones qui sont reliés entre eux, ils vont intensifier leur relation. Comme ça, leur collaboration deviendra plus efficace.
Et vous, vous deviendrez meilleur ! 😉


Dans votre cerveau, il y aura entre ces neurones :
- plus de connections
- de plus grosses connections
- des connections plus efficaces
(plus ergonomiques)

Et quand est-ce que vous stimulez des neurones interconnectés en même temps ?

Chaque fois que vous agissez !
Tout simplement.
Et bien-sûr, chaque fois que vous essayez de progresser à la guitare, aux pianos, etc.
Car la moindre de vos actions, même la plus simple, nécessite l’activation de nombreux neurones.
Et ces neurones sont, pour une très grande partie d’entre-eux, interconnectés.

Vous comprenez ?

Votre cerveau utilise sa plasticité (sa capacité à se remodeler, se reconfigurer, évoluer) pour apprendre.

Et la question clé est la suivante :
Qu’est-ce que votre cerveau apprend et comment votre cerveau apprend ?

Votre cerveau apprend ce que vous faites !

Relisez la phrase précédente.
La comprendre en profondeur a plus de valeur que 100 grammes de platine.;)

Oui !
Votre cerveau n’apprend pas ce que vous souhaitez apprendre de tout votre cœur.
Cette suite d’accords. Cette sonate de Liszt. Ce tube de Jean jacques Goldman ou de Lady Gaga.

Votre cerveau apprend ce que vous faites.
​Ni plus ni moins.

Donc, si vous vous entraînez à jouer un morceau que vous adorez en ayant les épaules tendues,
qu’est-ce que votre cerveau va apprendre et améliorer ?

Votre capacité à jouer ce morceau en ayant les épaules tendues !
Point à la ligne.

Non, il ne va pas faire en sorte que vous détendiez vos épaules pendant que vous interprétez ce morceau. Même si c’est votre vœux le plus cher que de jouer ce morceau le mieux possible (donc en étant détendu).
Car ce n’est pas ce que vous « faites » .

Par conséquent, ce n’est pas ce que vous demandez à votre cerveau d’améliorer.

b) Respecter le mode d’emploi du cerveau pour progresser en musique

Votre cerveau est comme votre ordinateur.

Si vous êtes fatigué, et que vous cliquez sur « ne pas enregistrer les modifications » en quittant le fichier sur lequel vous venez de passer 8 heures, il n’enregistrera pas les modifications !

Même si c’est l’évidence même que vous désirez à tout prix qu’il enregistre ces modifications. Et que vous deviendrez rouge de rage en constatant la perte de votre journée de travail…

Votre ordinateur obéit à son mode d’emploi. Il fait ce que vous lui demandez de faire.
C’est basique comme fonctionnement, n’est-ce pas ?

Pour progresser au piano, progresser à la guitare, vous devez faire les bonnes actions, les bons gestes.
Car votre cerveau améliorera votre capacité à reproduire ce que vous faites. Seulement ce que vous faites. Que vous le fassiez bien ou mal...​​​

3) ​Voici comment progresser ​à la guitare, au piano, ​même quand vous manquez de temps

a) "Le truc" qui m’a le plus fait progresser ​à la guitare
(et qui s'applique à tous les instruments !)

​​Dites moi.
Si maintenant je vous demande : quelle est l’astuce qui m’a le plus fait progresser à la guitare ?

Je vous vois déjà avec un demi-sourire moqueur en train de penser :
« Ben on l’a deviné ton astuce ! C’est faire un maximum de fois les gestes corrects... »
 
Et bien oui et non. C’est plus subtil que cela !
Le truc qui a révolutionné ma pratique et m'a fait le plus progresser à la guitare, c’est d’éliminer un maximum de répétitions de gestes faux.

photo-roman-buchta-progresser-à-la guitare

Et oui !
Car chaque fois que je reproduis un geste faux, un mouvement raté, j’ordonne implicitement à mon cerveau de l’enregistrer. Je lui demande de se reconfigurer de manière à faire ce geste raté plus facilement à l’avenir.

Par conséquent, je ne vais pas progresser à la guitare.
​Car, j’automatise la reproduction d’un mouvement erroné.

Et si pour apprendre un arpège, vous cumulez 50 % de répétitions de gestes faux et 50 % de gestes justes. Que va apprendre votre cerveau ?

Un mélange insipide de tout cela !


Lors de votre prochaine séance de travail, vous aurez le sentiment de galérer à exécuter correctement ce même geste. Alors même que vous avez une idée précise de comment vous souhaitez le réaliser.
Oui, car le pire est encore de ne même pas savoir comment vous voulez pratiquer ce geste. Mais c’est une autre histoire...

Quoi qu’il en soit, vous aurez autant appris le geste réussi que le geste raté.
Vous aurez renforcé votre difficulté.
Cet arpège sera de plus en plus pénible à être correctement exécuté.
Et la sensation que vous ne réussirez jamais à le réaliser correctement ne va pas tarder à pointer le bout de son nez...
Vous savez de quoi je parle ?

Dans ma pratique musicale, la différence entre une pratique « pure », avec peu de répétitions fausses et une pratique «  bof »,  avec pas mal de loupés, est TITANESQUE !

Soit, de séance en séance, j’ai l’impression que je m’améliore énormément, et que c’est super facile de progresser à la guitare.
Soit, j’ai l’impression de pédaler dans la semoule, et que ce passage à la noix me fait vraiment trop ch…

Et oui, parce que parfois ​il m'arrive de mal travailler ma guitare. Les soirs où je m’y mets à 23h30 en étant fatigué par exemple. Ces moments là, la flemme m’amène à reproduire quelques séries de gestes en pilote automatique.

Croyez-moi ou non. La séance d’après, je remarque tout de suite :
- que je ne suis pas en train de progresser à la guitare
- que c’est même plus dur qu’avant de réaliser correctement l’arpège en question. C’est comme si cela devenait plus facile d’exécuter un geste raté...

D’ailleurs je ne suis pas le seul à constater ce phénomène de « mal-apprentissage ».

b) Une étude scientifique étonnante sur le progrès en musique

Description de l’expérience

Des chercheurs de la Duke University dans le Texas ont mené une expérience passionnante.
Leur but était de découvrir s’ils pouvaient remarquer des différences précises entre les séances de travail musical des meilleurs apprenants et celles des moins bons apprenants.

Dans cette expérience, ils ont demandé à ​un groupe de pianistes d’apprendre un 3 mesures d’un passage complexe du concerto pour piano n°1 de Chostakovitch. Ce passage était trop compliqué pour être déchiffré en une fois, tout en étant possible à intégrer en une séance de travail.

Les différents pianistes bénéficiaient de 2 min d’échauffement puis d’autant de temps qu’ils voulaient pour tenter de maîtriser le passage en question.
Après leur séance de pratique ils avaient pour ordre de ne pas s’exercer à nouveau, même mentalement, jusqu’au test qui aurait lieu 24h plus tard.

Les scientifiques ont filmé les pianistes pour étudier leurs différentes manières de s’exercer.

Le lendemain, lors du test, chaque pianiste bénéficiait de 2min d’échauffement et devait ensuite exécuter 15 fois le passage d’affilé. Chaque exécution était séparée par une pause.

Les scientifiques évaluaient d’une part, la justesse ainsi que la précision rythmique. D’autre part, ils évaluaient l’expressivité, le ton et le caractère de l’interprétation.

Les points clés qui ont permis aux meilleurs pianistes de davantage progresser

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​Grâce à cette étude passionnante, les scientifiques ont ainsi pu mettre en lumière des points communs entre les façons de travailler des 3 meilleurs pianistes et des différences avec les autres pianistes.

Et une des différences qui semblait avoir le plus d’impact sur l’efficacité de l’apprentissage n’était pas :
- le temps passé à s’entraîner sur le passage
- le nombre de répétitions effectuées
- le nombre de répétitions exactes de la séquence réalisées pendant la séance de travail.

Ce qui semble avoir eu le plus d’impact sur l’efficacité des apprentissages est..
TRrrTRrrTRrr... (Roulement de tambours )

le nombre de répétitions fausses de la séquence réalisées par chaque pianiste.
- le rapport « séquences justes réalisées » / séquences fausses réalisées » de chaque pianiste.

Dans les faits, les 3 meilleurs pianistes exécutaient beaucoup moins de séquences fausses.

Par ailleurs, chez les 3 meilleurs pianistes, le nombre de passages réalisés correctement pendant l’entraînement était beaucoup plus élevé que le nombre de passages mal exécutés.
Et le rapport« séquences justes réalisées / séquences fausses réalisées » était beaucoup plus élevé chez les 3 meilleurs pianistes que chez les autres pianistes.

Comme le disait Léopold Auer, un des plus grands pédagogues du XXème siècle :
"Joue avec tes mains tu en auras pour toute la journée. Joue avec ta tête tu en auras pour une heure et demi."​​​​

c) Comment éliminer un maximum de répétitions fausses ?

​C’est la question qui vient naturellement à l’esprit quand on vient de lire ce que vous avez lu.

La réponse est très simple :
- Vous pouvez rester attentif à vous arrêter quand votre geste commence mal.
- Vous pouvez éviter de répéter plusieurs fois de suite des gestes sans être vigilant à ce que vous faites.
Car souvent des erreurs et des défauts se cachent dans les répétitions de gestes pendant lesquels vous n’êtes pas concentré…
- Vous pouvez réfléchir à ce qui cloche dans votre façon de réaliser le geste et chercher des pistes pour solutionner ce problème (au lieu de reproduire en boucle l’erreur en espérant que par miracle le geste se corrige de lui-même sans que vous n’ayez à réfléchir et à tester des solutions...)

A vous de trouver d’autres pistes pour augmenter votre rapport « gestes justes réalisés » / gestes  faux réalisés »

Conclusion :

​Les excellents musiciens ne doivent pas leur brio à leur talent seul où au hasard.
Quelque soit leurs prédispositions à jouer de la musique, leur point commun est de travailler MIEUX que les autres musiciens.

Pour ma part, lorsque j’ai commencé à soigner mes séances de travail et à éliminer les répétitions de mouvement ratées, j’ai été frappé. Oui. Cela m’a fait l’effet d’un coup de pelle derrière la tête.

J’ai découvert que je pouvais progresser à la guitare beaucoup plus vite que ce que je ne le croyais jusqu’alors. C’était complètement dingue !
Je n’étais plus condamné a rejouer les mêmes passages encore et encore, pendant des années, en rencontrant toujours les mêmes satanées difficultés.
Non, en éliminant un maximum d’exécutions fausses, apprendre la guitare devenait un réel plaisir… 😉

Bien sûr, une pratique musicale de qualité vous demande d’être vraiment attentif lorsque vous vous exercez. C’est la base !
Alors, pour améliorer la qualité de votre concentration et éviter de penser à aller arroser vos tomates lorsque vous bossez votre instrument, je vous conseille de lire ceci.

​Par ailleurs, si vous vous demandez combien de temps dans l’idéal faut-il travailler son instrument chaque jour,  cet article devrait vous intéresser !

Quoi qu’il en soit, j’espère réellement que cet article va concrètement vous aider à progresser à la guitare, au piano et dans le travail de n’importe quel instrument que vous souhaitez apprendre.

D’ailleurs, par quelle stratégie « anti-exécutions ratées » allez-vous commencer à améliorer votre qualité d’apprentissage ?

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

​Par ailleurs, l’article que vous venez de lire participe à un événement entre plusieurs musiciens blogueurs qui ont chacun écrit un article pour répondre à leur manière à la question suivante :
« Quel est le truc qui m’a le plus fait progresser en musique ?»

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre numérique en indiquant ci-dessous à quel adresse je dois vous l’envoyer.

Interview de Céline Dulac du blog “La musique et vous”

​Bonjour à tous !

J'ai eu le plaisir d'interviewer Céline Dulac du blog La musique et vous​.
CélineDulac est flûtiste professionnelle, professeur de flûte et directrice d'école de musique.

Dans cet interview, j'ai cherché à savoir en quoi le métier de professeur de flûte a influencé la manière dont Céline travaille son instrument.

J'ai également questionné Céline sur sa vision de l'apprentissage de la musique​, les qualités qu'un bon musicien doit posséder et sur son métier de professeur de flûte.

Par ailleurs, je tiens à vous préciser que c'est une de mes premières interviews !
​Et bien-sûr, j'ai rencontré de nombreux soucis techniques. 😉

Je vous demande donc de bien vouloir être indulgent quand à la qualité de mon questionnement mais également au niveau de la qualité des prises de son​.

Rassurez-vous, tout est audible ! 😉

​Vidéo de l'interview de Céline Dulac, professeur de flûte

​Dans cet interview, vous allez découvrir :

  • ​​Qu'est-ce que le fait d'être flûtiste professionnelle, professeur de flûte et directrice d’école de musique a changé dans sa façon de travailler son instrument (3min25)
  • L'impact fabuleux​ de l’observation dans l’apprentissage de la musique (6min40)

  • ​Les 3 qualités principales qu’un musicien doit posséder pour travailler efficacement son instrument (9min42)
  • ​Quelles sont les 2 erreurs à ne surtout pas faire lorsque l’on est parent et que l’on souhaite accompagner son enfant dans l’apprentissage de la musique (18min25)
  • ​Des astuces fabuleuses pour apprendre efficacement une compétence qu'un autre musicien maîtrise (25min)
  • ​Un exemple inspirant de créativité pour enrichir l'apprentissage de la musique (27min25)

Podcast de l'interview de Céline Dulac, professeur de flûte

​Pour ceux d'entre vous qui veulent écouter l'interview de Céline en voiture, il suffit de la télécharger en faisant un "clic droit" et en sélectionnant ensuite l'onglet "enregistrer sous".

​Le​ timing des questions est le même que celui indiqué ci-dessus.​

​Le blog de Céline Dulac

Voici le lien vers le blog de Céline : Lamusiqueetvous.com​ et vers la formation de Céline​.
​Et en passant, vous pouvez bénéficier d'une remise de 10% sur le coût de la formation grâce au code ouimusique10.

Vous pourrez y trouver des informations intéressantes sur :

Bien sûr, si vous cherchez un bon professeur de flûte, prenez contact avec Céline !
Elle saura vous aiguiller vers quelqu'un de qualifié. 😉

Si vous souhaitez posez des questions ou simplement réagir à l'interview, écrivez-moi dans l'espace commentaire ci-dessous !

​Musicalement 😉

Roman Buchta


​Crédit photo : Lucie Espinasse

Est-ce que s’acharner permet de progresser plus vite ?

​Cela vous arrive-t-il de vous acharner ?

Quand ​un passage de l’œuvre que vous travaillez en ce moment accroche, est-ce que vous essaye​z encore et encore de le faire passer ?
Ou vous passez à autre chose quand vous sentez que cela commence à vous saouler ?

Pour ma part, je suis du genre à ne pas facilement “​passer à autre chose”.
D’ailleurs, je ne pourrais pas vous dire combien de fois je me suis entêter à retenter encore et encore de réussir un geste…

Mais est-ce vraiment une bonne idée de s’acharner quand un enchaînement de notes ne veux pas passer ?
​Rien lâcher permet-il réellement de progresser plus vite ?

Voyons comment les neurosciences peuvent nous éclairer à ce sujet​… Continuer la lecture

Comment renforcer votre confiance en la réussite de votre projet ?

Cela vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de réaliser quelque chose mais…
​De sentir que vous n’y croyez pas au fond de vous ?

Moi oui.

​J’ai souvent ressenti du doute en pensant à mes projets de concert.  ​C’était comme si mon cœur se serrait de stress et ​que dans mon ventre il y avait un vide fébrile.

​Il y a 6 mois, ​j’ai regardé une formation d’un de mes mentors Québequois, Alexandre Nadeau.
A la fin de ​sa formation, j’​ai découvert un processus pour solidifier “la foi” que l’on a en notre capacité à réaliser nos rêves. ​

​Vous savez, cette confiance solide qu’on peu ressentir dans nos tripes quand on se sent ultra-c​apable. Vous voyez de quoi je parle ? 

J’ai ​testé cet outil pour​ faire grandir ma confiance et il m’a donné de superbes résultats. Alors je me suis décidé à vous le partager, en espérant que cela​ vous aide à renforcer votre confiance ! 🙂

Continuer la lecture

Soyez plus concentré(e) sur la guitare, le piano, grâce aux neurosciences !

​"J'espère qu'elle va pas rentrer trop tard....

Je voudrais manger tôt pour pouvoir finir cet article ce soir. Au moins finir la rédaction. La correction on verra demain...

Pfff... Ca fait longtemps que je travaille ce​s notes en boucles..  MINCE !!! ​

Je suis parti ​à mille lieux de ma guitare !  "

Une impression de déjà vu ?
Si je n’étais pas musicien, je mettrais ma main à couper que cela vous est déjà arrivé une fois !

​Franchement ! Pourquoi est-ce aussi dur de rester attentif quand on travaille ​son piano, sa guitare… ?

Voyons comment les neurosciences de l’attention peuvent nous aider à rester concentré plus facilement dans la pièce à musique. Continuer la lecture

Combien de temps par jour faut-il travailler son instrument ?

​8 heures ? 2 heures ? 4 heures ?
Dans l’idéal, combien de temps par jour doit-on travailler son instrument ?

​Je pose souvent une question similaire aux étudiants qui préparent le concours de médecine quand je les forme à l’apprentissage optimisé. Bien-sûr, je ne parle pas de musique. Je leur demande :
“Dans l’idéal, combien temps par jour devriez-vous travailler vos cours ?”.

​Certains répondent “Plus on bosse mieux c’est !”. Cela sonne bien mais est-ce vrai ?

​Pour nous qui nous exerçons chaque jour sur notre instrument, il est tentant de prendre pour vrai une telle affirmation. Néanmoins la question mérite d’être étudiée car elle répond à l’interrogation suivante :

Quelle est la durée optimale de travail quotidien pour devenir un excellent musicien ? Continuer la lecture

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