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Prenez garde aux 7 facteurs de démotivation du musicien !

Puis-je me permettre d’être direct ?

Il y a des chances pour que vous soyez sous l’emprise d’un des 7 tueurs de motivation des musiciens.
Ces sources de démotivation sont discrètes. Cela ne les empêchent pas d’être puissantes.

Si vous lisez cet article, c’est sans doute parce que vous aimez faire de la musique.
Et qu’en principe, vous aimez vous exercez pour progresser, pour vous faire de plus en plus plaisir avec votre instrument.

Mais ça, c’est en principe.

En réalité, vous n’allez pas toujours dans l’endroit ou vous pratiquez la musique avec le sourire jusqu’aux oreilles.
Parfois vous manquez de pep’s, d’envie. D’une énergie fraîche et gourmande.

C’est comme si le feu était un peu en train de s’éteindre.
Votre travail devient routinier

Pourtant, vous voulez continuer à vous investir, à faire des efforts. Pour progresser encore et encore.
Car c’est important de travailler. Vous le savez.

Mais c’est comme s’il manquait un petit rien. Un petit rien qui change tout.
Vous vous êtes peut être fait votre idée sur ce qu’est le travail d’un instrument de musique, sur la vitesse à laquelle vous pouvez progresser, et même sur le niveau maximum que vous pourrez atteindre.
Et vous vous dites que c’est comme ça.

Mais personne n’aime vivre dans un enclos. Pas même celui de ses idées.

En fait, si vous vivez cela, vous êtes peut-être sous l’emprise de quelque chose qui grignote votre motivation. Ce quelque chose a changé votre façon de pratiquer la musique.

Aujourd’hui, vous allez découvrir ce quelque chose qui tue votre motivation.
On y va ?

Pourquoi savoir se motiver est essentiel ?

Savoir se motiver permet d’être moins dépendant des aléas de la vie

Personne n’est à l’abri d’un coup de moins bien de temps à autre.

​Une mauvaise journée, des problèmes au boulot, des progrès qui tardent à venir.
​Ou encore un ​ami qui vous lâche et vous laisse seul pour avancer dans votre projet.

Et “VLAN !” vous voilà d’un coup bien moins motivé !
​La déception, la frustration ou encore la colère sont toutes ​des “mauvaises énergies” qui dévorent avidement ​la motivation. Ces émotions peuvent même avoir raison de vos rêves.

Ne pas savoir se remotiver par soi-même, c’est être à la merci des événements de la vie qui provoquent ces sentiments.

Et faute de savoir se ​motiver, plus d’un musicien a laissé son instrument de prédilection devenir un objet de décoration qui prend la poussière.​

Rester motivé garantit des progrès plus rapides

En revanche, ​les guitaristes ou les pianistes​ qui savent se motiver efficacement apprendront à jouer plus vite et mieux. Pourquoi ? La raison est simple.

A l’école, quels sont les élèves qui sont bons en maths, en français ou en sport ?

Ce sont ceux qui prennent du plaisir dans ces matières.
Les élèves qui ont du plaisir quand ils apprennent sont d’emblée dans un bon état d’esprit. Et ce bon état d’esprit leur garantit un apprentissage plus efficace.

​Le célèbre spécialiste de la pédagogie ​​​​Guéorgui Lozanov insistait sur le fait que pour apprendre vite, il faut être en joie dans l’apprentissage et donc avoir un état d’esprit positif.

Et c’est exactement ce que fait la motivation ! 😉
Elle vous place dans un bon état d’esprit. Elle génère de l’envie, du plaisir…

​Tout cela vous met en mouvement et vous donne l’énergie de nous investir dans ​votre projet.
Cette énergie positive engendre un investissement entier et sincère.

​Vous vous exercez plus car vous aimez cela ! Et comme vous aimez cela vous exercez mieux !​
​Tout cela favorise la naissance​ d’un cercle vertueux qui vous permet ​de progresser beaucoup plus vite.

Comment fonctionne la motivation ?

Qu’est ce qui vous motive à apprendre à jouer d’un instrument ?

Si vous êtes motivé par le fait d’apprendre à jouer un instrument de musique, vous avez été surement touché en entendant des musiciens, des chanteurs… Leur musique vous a rempli d’émotions, elle est rentrée en résonance avec votre intimité. En l’écoutant vous avez profondément vibré.

Et vous souhaitez ressentir encore et encore ce transport intérieur.
Vous voulez même en être l’auteur. Ça, ça vous anime, ça vous met en mouvement, ça vous motive…

Alors vous commencez à apprendre le piano, la guitare. Et jour après jour vous vous investissez.
Vous consacrez un temps précieux pour atteindre ce niveau qui vous permettra de jouer ce que vous souhaitez de tout votre cœur.

En ​bref vous êtes motivé par le fait de vous améliorer.
Mais qu’est-ce que la motivation ? Et comment fonctionne-t-elle ?

La motivation est une histoire de sens et de chimie

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Les ​7 sources de démotivation chez les musiciens

 

 

1) L’absence de progrès

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Vous-êtes vous déjà investi dans le travail d’un morceau mais sans parvenir au résultat souhaité ?
Vous savez quand vous êtes motivé, que vous vous investissez profondément mais que les choses n’avancent pas ?

Qu’est-ce cela a généré comme émotion ?

Et oui !
Sans progrès la motivation se transforme petit à petit en frustration. C’est compréhensible.

Cela fait sens de se donner corps et âme pour progresser et pouvoir se faire plaisir avec une guitare ou un piano. Mais faire beaucoup d’efforts sans avancer d’un iota vers son objectif, là cela fait beaucoup moins sens.

Au contraire, cela ressemble plus à de la perte de temps.
Et c’est d’autant plus rageant que vous désirez ardemment améliorez votre jeu et voir vos efforts récompensés.

De la même manière que les progrès galvanisent le musicien et lui donne l’envie de mettre les bouchées doubles dans son travail, l’absence de progrès est le tueur de motivation par excellence.

​Alors dorénavant, soyez vigilant à vos progrès​Prenez un temps pour les conscientiser !

​Et pour muscler cette capacité de votre cerveau, vous pouvez le faire chaque soir, à propos de tous les ​domaines de votre vie.

Un peu comme certain font une liste des 10 trucs biens qui leur sont arrivés​ dans la journée chaque soir avant de s’endormir. Ce qui est aussi une formidable habitude à mettre en place. En solo ou en famille ! 😉

 

2) L’absence de plaisir

Vous ne jouez pas de la musique pour vous ennuyer ou vous faire suer.

​Le fait de progresser motive car cela donne du plaisir.
Et il est vital pour vous de retirer du plaisir dans votre pratique.

Si ​ce n’est pas votre cas, faites attention !
Il y a anguille sous roche !

​Peut-être que vous êtes trop sévère avec vous-même. Ou que les morceaux que vous bossez en ce moment ne vous conviennent pas. Trop dur ? Pas votre style ?

​Prenez le temps de vous questionner.
​Sans cela, il y a de fortes chances pour que vous p​erdiez votre motivation dans peu de ​temps…

​Rappelez-vous ! Qu’est-ce qui vous donne le plus de plaisir quand vous jouer de la musique ?

Qu’est-ce qui vous a donné envie de pratiquer la guitare, le piano ?


​Que pouvez-vous faire pour reconnecter cela ?


3) Vos objectifs manquent de clarté

Vous savez, beaucoup de musiciens pratiquent la musique mais sans avoir de réelles stratégies.
​Ils n’ont donc pas de plan d’attaque et pas ​de direction définie.

Résultat.
​Ils ne vérifient ​pas s’ils progressent oui ou non, ni à quelle vitesse.
De toutes manières, ils ne peuvent pas réellement vérifier.

​En fait, si vous faites cela, vous travaillez un peu tout et rien.
Et sachez que c’est l’une des pires choses à faire pour ​créer de la motivation.
Car finalement, vous travaillez sans réellement construire quelque chose de concret.

C’est comme si vous construisiez un village, en construisant le sol d’une maison, en installant l’électricité dans une rue voisine. Tout en important des tuiles pour le toit d’une autre maison et en préparant le jardin pour une autre maison encore.

Vous voyez le truc ?

Quand viendra l’heure du bilan​, l’absence de résultats tangibles et aboutis vous donnera le sentiment de faire du surplace. Et ça c’est très mauvais pour la motivation…

Pour éviter cette déconvenue, clarifiez votre objectif grâce à ​l’outil de coaching professionnel présenté dans cet article​.

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4) Vous êtes fortement investi dans d’autres projets

Comme le dit la sagesse​ populaire, “on ne peut pas être au four et au moulin” et “il ne faut pas courir deux lièvres à la fois.

D’une, votre énergie n’est pas illimitée.
De deux, votre espace mental n’est pas aussi divisible que vous le souhaiteriez.

​Comme je l’expliquais dans cet articlevotre cerveau travaille quand vous vous reposez.

Mais si vous êtes fortement investi sur plusieurs projets.
​Sur quoi votre cerveau va-t-il se ​concentrer quand il sera en mode diffus ?

Trop de projets prenant fatiguent votre esprit. Et cela peut rapidement se traduire par​ une baisse plus ou moins forte de votre motivation à​ travailler la musique.

​Alors, si jouer de la guitare, du piano, ​est très important pour vous, sur quel autre projet pouvez-vous lever le pied ?

 

5) Une fatigue passagère

Tout comme si vous avez l’esprit trop pris par​ de ​nombreux projets votre motivation semblera lointaine.

​Une fatigue passagère​ peut vous donner la sensation de perdre votre motivation
.

​Un changement de saison “été-hiver” comme on vient de le vivre par exemple,​ peut aspirer beaucoup de votre énergie.

Et vous le savez, la motivation c’est de l’énergie.

​Donc si vous manquez d’énergie d’un point de vue global, il y a de​s chances pour que vous perdiez momentanément la motivation​ de travaillez votre instrument.

Avant de penser à vous exercez
 et à jouer de la musique, peut-être que vous pourriez prendre soin de vous et vous reposer.

Une fois ressourcé, la motivation réapparaitra d’elle-même !

​Alors que diriez-vous d’un bain chaud et parfumé ?
​Ou d’une petite sieste sous un plaid bien doux en écoutant votre album préféré ?

 

6) La solitude

Le mot musique devrait rimer avec le mot partage tellement ces deux là sont liés.

La musique c’est des ondes qui se propagent, des émotions qui se déploient…
Si elles se propagent mais que personne n’en perçoit rien, c’est un peu comme un coup d’épée dans l’eau.

Et même avec un bon programme de travail et des progrès fréquents, le fait de jouer dans son coin peut-être pesant à la longue.

Cela peut même faire perdre son sens au fait de pratiquer d’un instrument.
Et qui dit “perte de sens” dit “perte de motivation”…

Alors, si c’est votre cas, je vous conseille vivement de fréquenter des endroits ou vous pourrez vous entourez de musiciens et/ou de mélomanes pour jouer devant/avec eux. Via internet mais aussi en vrai…

Multipliez les expériences pour multiplier les sources d’apprentissages et les plaisirs et retrouver plus de motivation à pratiquer la musique ! 😉


7) Une trop forte tendance  à l’autocritique

Qui aime se faire disputer encore et encore ?
Peu de monde à mon avis.

Pourtant, certaines personnes ​peuvent être extrêmement dures avec elles-mêmes !
D’ailleurs le milieu traditionaliste de la musique classique à tendance à ​encourager cette mauvaise tendance.

Se critiquer, se dénigrer, créer tout sauf un sentiment de satisfaction.
​Et le plaisir est le nerf de la guerre en matière de motivation.

Si vous êtes du genre à vous tyranniser, vous vous exposez à de fréquentes périodes à vide.
​Et pendant ces périodes vous aurez toutes les peines du monde à ​être motivé…

​Sachez que le fait d‘être trop dur avec vous-même n’est pas sain. Et que rares sont les grands artistes qui sont trop durs avec eux-mêmes. Bien sûr, ils sont exigeants même très exigeants. Mais s’ils l’étaient trop, ils n’auraient pas tenu dans la durée. C’est d’ailleurs le cas de ceux qui sont devenus fous.

​Tout est une question de nuance.

Donc si vous êtes trop dur, tâchez de rééquilibrer la balance. 
Et vous pouvez même vous permettre “l’excès” inverse pendant quelques temps​ ! ​

C’est vrai cela !
Alors, pour commencer, quels compliments bien mérités pourriez-vous vous faire ?
Vous êtes sérieux(se), persévérant(e), patient(e), sensible, aimable, dévoué(e), investi(e) ?

Conclusion

Vous avez remarqué que depuis quelque temps vous avez moins ​la motivation de ​pratiquer le piano ou ​la guitare ? C’est pas l’envie de progresser qui manque, mais petit à petit vous avez un peu perdu l’enthousiasme. L’énergie qui vous poussait vers votre instrument le sourire aux lèvres a comme disparu.

Aujourd’hui, vous savez que c’est parce que quelque chose tue votre motivation. Et ce quelque chose vous avez​ pu l’identifier. Vous connaissez même des ​antidotes pour neutraliser l’effet de ce qui érode votre motivation.

Si vous appliquez l’antidote qui convient, vous retrouverez cet entrain qui vous donnait envie de bosser ou juste de pratiquer un peu pour le plaisir. Et bien sûr, ce supplément d’énergie positive ​va vous amenez à progresser ​davantage.​ Vous serez plus à fond ! Donc vos neurones vont faire plus de connections et vous apprendrez mieux…

Mais ce n’est pas forcément facile de reprendre le gouvernail du navire en main, pour changer de cap.
Les habitudes où même le manque d’espoir peuvent parfois être des obstacles redoutables.

Cependant, si vous appliquez l’antidote ou le cocktail d’antidotes approprié, ​cela va changer.
Vous retrouvez la motivation. Tout dépend de vous !

Alors, quel(s) antidote(s) est fait pour vous ?
​Et comment allez-vous le mettre en place ?

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Lettre ouverte aux musiciens démotivés qui ont envie d’abandonner

Une fois n’est pas coutume.

Aujourd’hui, je vais laisser les études de neurosciences et de psychologie comportementale de côté.

Ce n’est pas que cela ne m’intéresse plus, bien au contraire.
​Mais j’ai quelque chose de plus urgent à vous partager.

​Depuis deux semaines, je traverse​ une nouvelle épreuve.
​Un ​énième challenge qui peut sembler être un obstacle au projet de réaliser mon rêve et me donner envie d’abandonner. Un coup d’arrêt définitif à mes espoirs de monter sur scène et de faire vivre ma musique.

Mais je refuse d’abandonner.
Et je souhaite partager mon histoire avec tous ceux qui n’en peuvent plus et qui sont à deux doigts de tout laisser tomber.

C’est clair que quand c’est dur ​on est prêt à lâcher. Mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution.
Non, je crois que c’est crucial de continuer à ​continuer.

Des difficultés vocales de plus en plus présentes

Depuis quelque temps, j’ai des problèmes de ​voix.
J’en avais déjà parlé sur le blog.

​D’une part, je donne beaucoup de formations et ​peut-être trop.
​D’autre part, il semblerait que j’utilise mal l’instrument à vent qui me permet de parler​.
L’un dans l’autre, je ne peux pas arrêter de travailler.

​Mais avec le temps, ma gêne vocale ​s’est accentuée.
​Même quand je parle tranquillement, j’ai comme “mal à la voix”.
​Et quand je chante du hip-hop, c’est pire.
Souvent ma voix se coupe net et je ressens une douleur dans la gorge.

J’ai donc commencé à chercher des solutions car sans aide, l’envie d’abandonner pourrait se faire plus présente.

Et en me renseignant​, j’ai découvert que des cours de chant seraient une très bonne ​piste pour résorber ces troubles de plus en plus présents. J’ai donc chercher un prof de chant sur Lyon.

La recherche d'une aide de qualité

Vous avez dit un bon prof ?

J’ai trouvé un prof qui semblait bon sur le papier.
Il avait de bons commentaires sur le web​ et s’était formé auprès de spécialistes.
​Je l’ai donc contacté et j’ai commencé à travailler avec lui.

Mais au lieu d’apprendre à chanter et à utiliser ma voix.
Il a passé son temps à me faire de la “pseudo-psychotérapie”. Il analysait tous mes faits et gestes.
Pour lui, mes problèmes sont dus à des blocages psychologiques et tous disparaîtr​ont quand j’aurai “évolué”.

Oka​yyy… Et pour les cours de chant ?

​Je ne rejette pas cette façon de voir les choses. Je suis même partisan de ce genre de grille de lecture.
Souvent, pour ne pas dire tout le temps, notre corps “nous parle”.
​Je crois que les ​maladies que nous rencontrons sont plus souvent des symptômes, qui révèlent des problèmes plus profonds, que des maladies en soi.  

J’ai par exemple du psoriasis sur la peau et je sais bien qu’il est apparu à cause d’un fort malaise social
que j’ai vécu pendant de longues années de jeunesse.
D’ailleurs, il me démange uniquement en cas de malaise intense.
C’est bien un signe…

​Pour avancer il faut savoir dire non

Mais là, parler ou plutôt écouter parler pendant des heures ne fait pas avancer le schmilblick.

​J’ai des besoins urgents, de grosses périodes de formation m’attendent dont une semaine de 40 h.
Et je ​ne peux quasiment plus chanter…

​En 5 heures de ces cours, je n’ai chanté que 15 à 20 minutes.
Le reste du temps c’était “tu es comme ça, puis tu es comme ça, alors du coup il se passe ça, etc…”

Moi qui ai été formé au coaching dans un établissement sérieux​, je dois dire que j’ai une autre vision de l’accompagnement. Une règle de base est de demander si la personne est disposée à aller ​sur le terrain où je souhaite l’emmener.

​​En plus, là ce n’est pas ce que je suis venu chercher. C’est sensé être des cours de chant, non ?  
​Alors pourquoi, je ne fais pas d’exercice​​​ de respiration, de chant ou de relaxation ?

J’en ai parlé au prof en lui rappelant que j’ai ​un besoin d’aide urgent.
​Et il n’a pas apprécié que je remette en cause son approche. Il s’est même montré désagréable et s’est permis de me parler sur un ton déplacé.  

​Alors bien sûr, j’ai arrêté de prendre des cours avec lui​. 
​Un élève, ça mérite de l’écoute et du respect !
Enfin, c’est mon point de vue.

Mieux vaut prévenir que guérir

Comme je suis motivé et que je n’ai pas envie d’abandonner une des seules pistes porteuses que j’ai, j’ai tout de suite chercher un autre prof.

​Après quelques requêtes web et deux-trois coups de fil, me voilà chez mon nouv​el enseignant.

Un type sympa, qui m’a fait faire un bilan de départ et qui a insisté pour que je prenne rendez-vous chez
​un ORL illico-presto.

​Enfin, une approche qui semble sérieuse et quelqu’un qui me ​paraît prudent et professionnel.

J’ai bien-sûr suivi ses conseils et pris un rendez-vous chez un​ spécialiste de la voix.

​Une très mauvaise nouvelle

Quoi de neuf docteur ?

L’ORL s’est montré formel.

Sa petite caméra a bien observé mes cordes vocales et elle y a vu des spicules.
​Dans l’absolu, ce n’est pas gravissime.
​Je n’ai pas de cancer et il ne faut pas opérer.

​Mais je dois quand même prendre un traitement à base de cortisone pour réduire l’inflammation de mes cordes vocales et faire une rééducation complète avec une orthophoniste spécialisée.

​Et comme le dit mon prof de chant, des spicules peuvent devenir des nodules et pour un chanteur
c’est une catastrophe.

​Conséquence, je dois arrêter de rapper, parler le moins possible, ​faute de pouvoir​ arrêter de travailler.
Surtout que j’attaque une grosse période.

C’est propre, net et triste.

Mon défi mis à mal

Et oui, je devais me produire ce mois d’Octobre sur scène. C’était mon défi.

​Ce n’est pas que j’ai envie d’abandonner mais tout le monde est formel là-dessus, je ne dois pas chanter.
Pour le moment, c’est juste hors de question de faire un concert.

J’espère pouvoir reprendre mon entraînement le plus vite possible car je souhaite me produire sur scène en Décembre. Je suis impatient et motivé et j’ai déjà tellement attendu.

D’autant que ce n’est pas mon premier “gros défi” de l’année…

Des défis, toujours des défis

Une année parsemée de coups durs

J’écris depuis plus de 10 ans maintenant.

​Cependant, trop de créativité, une mauvaise organisation et quelques croyances limitantes m’ont réellement fait viser à côté de mon but. Je n’ai en quelque sorte jamais rien produit alors que j’en mourrais d’envie et que tous les gens que j’ai croisé m’y ont encouragé. Et plus d’une fois j’ai eu envie d’abandonner…

​Mais au début de cette année 2018, j​e travaillais enfin sur mon 1er album avec un ami beatmaker et ingénieur du son. Pendant des années on s’est fréquenté sans jamais rien concrétiser de vraiment sérieux.

Mais depuis la fin de l’année 2017, on se voyait chaque semaine pour bosser sur un projet.

Au bout de quelques semaines, on a enregistré ma première chanson en la peaufinant super bien.
La piste principale était parfaite, les backs étaient bien calés, etc… C’était le top !
Faut dire que ce gars est très bon dans ce qu’il fait et c’est pour cela que je voulais bosser avec.

Alors quand le premier enregistrement était réalisé avec une superbe qualité, j’ai commencé à être aux anges. Cela faisait tellement de temps que j’attendais ce moment…

​Quand je rentrais chez moi le soir après une séance d’enregistrement, je me sentais plus détendu que jamais.
J’avais une sensation de complète relaxation et de paix que je ne connaissais pas. Je pense que c’était ​proche de ​la sensation que les gens connaissent quand ils se sentent accomplis.

Un projet abandonné à ses débuts

Malheureusement, “cet ami” avait de nombreux autres projets en même temps et de grosses difficultés financières. 

​Et quand est venu le temps de fignoler la partie instrumentale du morceau. Il était de moins en moins présent et disponible. Nos séances de travail mettaient des plombes à démarrer. Quand ce n’est pas un de ses disques durs qui tombait en panne ou son mac qui ne voulait plus démarrer.

​De mon côté la frustration commençait à monter.
Au rythme où on avançait, il faudrait des années pour finir cet album.

J’ai commencé à réellement beaucoup souffrir de cette situation qui s’ankylosait.
Je voyais bien que mon collègue ne s’intéressait plus réellement au projet. Il était comme absent en étant là.

​Trop c’est trop

​Finalement, j’ai décidé d’en parler.

Je ​lui ai dit que j’avais besoin qu’on discute car je vivais très mal cette situation.

​On s’est vu et cela n’a rien donné. Pour lui tout allait bien.
Pour moi ce n’était pas le cas.

J’ai beau lui avoir expliqué calmement mes impressions et mon désarroi en faisant attention à ne pas le juger. Rien n’y a fait.

Faut dire qu’en une heure de discussion il a bu trois whiskys et moi zéro.
​Et on sait que l’alcool aide rarement à sortir des automatismes de nos pensées, ni à se remettre en question et encore moins à trouver des solutions créatives et innovantes !

Je suis sorti de chez lui aussi mal que j’y suis rentré. Voir plus.

J’étais vraiment dégoûté.
Je pense que j’aurais pu mieux faire, mieux communiquer. Lui suggérer d’aller boire plutôt un café, ailleurs de préférence. Mais ​ce qui était fait était fait. Je ne pouvais que me dire que je m’y prendrai mieux la prochaine fois.

Peu de temps après cela, j’ai essayé de “récupérer” les enregistrements qu’on avait fait. J’avais dans l’idée de finir le travail avec un autre partenaire. Mais même là​, tout était compliqué.

​S’en était trop, j’ai craqué !
​Par sms, je lui ai dit mes vérités et j’ai bloqué son numéro.

A ​deux doigts de tout lâcher

C’était terrible.

Je n’avais plus personne qui disposait de compétences techniques pour m’accompagner dans la réalisation de mon projet. Et ma première réalisation concrète dont j’étais extrêmement fier n’allait pas voir le jour.

J’ai perdu quelqu’un que j’appréciais beaucoup par ailleurs.
Je n’aurais pas dû travailler avec cet ami sur un projet qui me tenait autant à cœur.
Car pour moi, faire vivre ma musique est la chose la plus importante de ma vie.

Au moment de cette rupture, je ne voyais plus d’issue.
J’étais profondément blasé et je pensais à tout lâcher.

Cela faisait des années que je ne me consacrais pas autant que je le souhaitais à mon projet musical.
Et Dieu sait que cela me pesait terriblement. Mais je restais accroché à mon rêve coûte que coûte en attendant d’avoir plus de temps au quotidien pour m’y employer.

Et là, malgré beaucoup d’efforts et des concrétisations prometteuses, tout s’est écroulé et je repartais presque à zéro.

Encore aujourd’hui, quand je pense à ce morceau avorté cela me fait mal au ventre et au cœur.
La première étape de mon rêve a été de nouveau repoussé aux calendes grecs.

D’ailleurs la peine m’a vraiment envie d’abandonner. J’étais vraiment un musicien démotivé.
Mais lâcher c’est pire qu’échouer. Alors j’ai décidé de continuer.

​Les ​problèmes cachent des opportunités

Des cadeaux mal emballés

Si vous avez déjà ouvert un de ces livres de développement personnel dont le but est d’inspirer le lecteur à devenir meilleur, à redoubler d’efforts et à ne jamais abandonner un rêve, vous savez ce que je vais dire.

​Dans chaque épreuve, se cachent des cadeaux.
Des cadeaux mal emballés, recouverts de boue, de ronces et d’orties.
​Mais des cadeaux quand-même !

​Ce n’est pas toujours facile à voir car parfois, les cadeaux mettent du temps à montrer qu’ils en sont.
Cela peut même prendre des années…

​Et dans ces cas là, le seul élément qui permet de tenir bon, c’est la croyance que l’on a que
“quelque chose de bon va se produire”.

​Personnellement je me suis efforcé à penser : “Ok, cela n’a pas du tout l’air bon pour mon projet, on dirait même que c’est catastrophique; mais ce n’est qu’une apparence, voyons ce qu’il va découler de tout cela et continue à tout faire pour que mon rêve se construise petit à petit”​.

​Car si je ne regardais pas les événements ainsi, c’​était foutu.
​J ‘aurais abandonné et je me serais résigné.

​A la recherche d’opportunités

Cela n’a pas été facile de me remettre de l’avortement de ce projet.

​Car je me suis toujours dit que je ferais de superbes réalisations avec “cet ami” et lui aussi disait la même chose. En plus, je ne connais personne qui dispose des mêmes compétences techniques et artistiques.

Quoi qu’il en soit, j’ai cherché une alternative et j’ai décidé de ​construire un groupe ​plutôt que de travailler avec un beatmaker.

​Cela ouvrirait d’autres perspectives et changerait un peu la donne.

Aujourd’hui, j’ai la chance de travailler avec un super pianiste, un batteur talentueux et peut-être un bassiste qui a de la bouteille. Je vais le rencontrer cette semaine.

​Tout cela prend du temps à se mettre en place mais je crois que cela peut donner naissance à quelque chose d’intéressant. Et je vais tout faire pour. 😉

A bout de souffle

Mais à présent c’est ma voix qui flanche.

​On dirait que c’est un test et que la question suivante est posée :
“Combien de fois on peut te faire tomber avant que tu en ais marre de te relever et que tu restes à terre ?”

​En tout cas c’est l’impression que cela fait.

​Je ne peux plus chanter et m’entraîner pour mon défi.
​J’ai souvent mal à la voix alors que je ne fais que de parler.
Pas terrible tout cela.

Mon rêve me semble loin…
Parfois, je sens que tout cela fait beaucoup à supporter.
La déception, le temps et l’usure créent un cocktail étrange, qui par le passé a déjà fait couler des larmes sèches sur mes joues. Vous avez déjà connu cette sensation ​ ?

​Pour le moment, je n’ai que deux solutions.

Soit j’abandonne et je reste blasé parce que des réalisations concr​ètes, qui me donnerait tant de plaisir, se sont éloignées.

Soit je continue à continuer et je me demande quelles opportunités d’encore mieux réaliser mon rêve se cachent là-dessous.

La beauté de la vie dépend de notre regard

Regarder le verre à moitié plein…

Vous connaissez cette célèbre phrase qui dit “qu’il vaut mieux regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide”​ ?  

​Cet adage est plein de sagesse.
Il peut réellement nous aider si on se donne la peine de le respecter.

Parce qu’à vrai dire, si je regarde le verre à moitié plein, je n’ai plus envie d’abandonner.

​Et oui !
Des opportunités cachées dans mes problèmes, il y en a !

D’une part, un vrai groupe de musique me permet de vivre des expériences de partage musical intense.
Alors qu’un DJ beatmaker crée la musique à l’avance. L’alchimie sur scène est donc différente​ et quelque part le partage est moins fort.

Et puis, cela me donne l’opportunité de jouer de la guitare dans un groupe. Ce qui n’était pas le cas dans mon ancienne configuration.

D’ailleurs, maintenant que j’y pense, le projet “Ouimusique” et le défi que je me suis lancé n’aurait probablement jamais vu le jour sans l’avortement de mon précédent projet !

​Et ce défi m’a fait progressé à de très nombreux niveaux…

…donne l’énergie de ne pas abandonner !

D’autre part, si j’ai mal à ma voix et que mes cordes vocales sont fatiguées, c’est qu’il y a certaines choses que je faisais mal !

Et ce n’est pas parce que je ne me rendais pas compte de ce mauvais usage qu’il n’avait pas d’impact négatif sur ma façon de chanter.

A présent, j’ai donc l’opportunité de découvrir une meilleure façon d’utiliser ma voix. Et qui sait où cela peut m’emmener ? 😉

En plus, je suis accompagné par une orthophoniste spécialisée dans la voix parlée et chantée et par un professeur de chant. Ce sont des expériences que je n’avais jamais faites.

Vu comme ça, c’est formidable !

Sans “ces problèmes de voix”, je n’aurais jamais cherché à bénéficier de l’accompagnement de ces professionnels de la voix.

Et c’est ​certain que leurs enseignements me permettront d’aller plus loin que là où​ je serais allé tout seul si je n’avais pas blessé mes cordes vocales !

Penser au futur et ​aux bonnes surprises qui s’y cachent

Le cerveau humain à ceci de fantastique et de curieux.

Quand il croit qu’il va trouver quelque chose, il le cherche et il finit toujours par le trouver. 😉

Les problèmes que j’ai rencontrés ont engendré des conséquences positives.
Ok.

Mais à l’avenir d’autres avantages naîtront peut-être de ces mêmes problèmes !

Peut-être que demain je découvrirai d’autres cadeaux qui n’ont juste pas encore eu le temps de naître aujourd’hui ! 😉

En tout cas, si je vois les choses comme cela c’est sûr que cela va se produire !

Sacrés humains que nous sommes !

​Et vous ?

Et vous ?
Oui, vous !

Quels cadeaux se cachent dans vos pépins ?
Quels fruits vont naître grâce à eux ?

Avez-vous déjà vécu quelque chose de similaire ?
Comment l’avez-vous gérer ?

Vous pouvez partager vos expériences et vos réflexions dans l’espace commentaire ci-dessous.

Je suis certain que cela peut en aider d’autres à trouver des opportunités dans leurs problèmes.
Cela peut au moins leur donner l’opportunité de ne pas abandonner, de se remotiver et de continuer à… continuer.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

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