fbpx

Category Archives for Gérer le stress en public

Comprendre les causes du trac pour le vaincre

Vous souffrez du trac ?

Vous n’êtes pas seul(e) !
Il n’y a pas que les musiciens qui sont amenés à lutter contre cette forme d’anxiété.

En effet, 75 % de la population a peur de parler en public. (source Wikipédia).
Cette forme de trac est appelée la Glossophobie.

Interrogez des personnes autour de vous et vous le constaterez !
Parler devant les autres est pour beaucoup la pire chose qui puisse leur arriver.
C’est fou, quand on sait que l’espèce humaine est avant tout une espèce sociale !

Heureusement, toutes ces personnes peuvent éviter ces situations douloureuses;
Ou se fondre dans la masse…
Pour elle, pas besoin de comprendre les origines de ce stress handicapant qu’est le trac.
Nul besoin d’identifier ses causes.

Mais pour vous, musicien(ne) ce n’est pas la même histoire !

La musique est faite pour être partagée.
Si vous travaillez des heures sur votre piano, votre guitare, votre trompette,
c’est bien pour qu’au final quelqu’un d’autre entende votre musique, non ?

Et si vous vous destinez à être professionnel de la musique, maîtriser votre trac est une obligation.
Les auditions et concours pour rentrer dans les orchestres sont monnaie courante.
Pour vous, gérer le trac est une nécessité.
Car avant de pouvoir se fondre dans un orchestre, il faut réussir à y rentrer.
Et prendre des médicaments n’est pas nécessairement la meilleure solution.

Mais rassurez-vous !
Si vous appliquez le bon remède, le mal disparaîtra.

Dans cet article, vous allez découvrir :
=> si oui ou non il faut connaître les causes du trac pour le vaincre
=> une stratégie pour mettre à jour des phénomènes à l’origine de votre trac que vous n’avez peut-être jamais remarqué

Ça vous tente ?

1) Faut-il comprendre l’origine de son trac pour mieux le vaincre ?

C’est vrai, après tout, la question ​mérite d’être posée.
Devez-vous comprendre quelles sont les causes du trac pour mieux le gérer ?

La réponse est : oui et non !
Je vous explique.

a) ​Connaître les causes du trac n'est pas obligatoire

Pour ceux d’entre vous qui me connaissent, vous savez que je ne suis pas partisan
de l’approche qui prétend «qu’il faut à tout prix découvrir l’origine précise d’un problème pour le guérir»

​Simplement, je ne pense pas qu’il soit toujours utile de chercher le pourquoi
exact de votre trac pour réussir à vous en libérer.

En effet, j’ai trop souvent constaté l’échec de cette approche.

D’ailleurs, je pense que c’est la même chose pour vous.
Connaissez-vous des personnes qui connaissent l’origine exacte de leurs «problèmes»
​mais qui n’en ont pas guéri ?

Vous aussi ? Nous sommes d’accord.
Mais alors, pourquoi la compréhension d’un trouble ne permet pas de le guérir ?
Et quelles sont les alternatives dans ce cas ?

b) Blessures émotionnelles et blessures physiques

D’une part, je suis formel, vous ne guérirez pas une blessure avec un raisonnement ;
que cette blessure soit physique ou mentale.

Croyez-moi, j’en ai fait l’expérience !

Imaginez-vous la scène suivante.
Vous faites une promenade en forêt et vous vous coupez la jambe gauche sans vous en apercevoir.
Une fois rentrée chez vous, vous remarquez votre blessure et  bien sûr vous décidez de la soigner.

À ce moment-là, quel sera votre plan d’action ?

Réfléchir pour savoir exactement comment vous vous êtes coupés
et à quel endroit de votre balade cela s’est produit ?

Où nettoyer la plaie, la désinfecter, ajouter la pommade et le pansement
qui conviendra le mieux ?

Dit comme ça, ça l’air idiot, je vous l’accorde !
Mais pourquoi serait-ce si différent quand il s’agit de vos blessures émotionnelles​ ?

Personnellement, je pense comme beaucoup d’entre vous​ que le corps et l’esprit sont liés.

C’est pour cette raison qu’à mes yeux, il n’est pas stupide de s’inspirer de la manière dont vous soignez vos blessures physiques, pour soigner vos blessures psychoémotionnelles.
Massage, pommade, pansements, chaleur, etc.

De la bienveillance, de la douceur et de l’attention en somme !

C’est mieux qu’une voix sèche qui vous balance un raisonnement froid du type :
« Ce n’est pas ta première tentative de jouer devant des personnes !
Alors, arrête d’avoir de trac. »
Ou « Tu n’as aucune raison d’avoir le trac,
arrête d’être faible, ressaisis-toi ! Sois fort !»


Nous sommes d’accord ?

​c) Votre cerveau a plus d’imagination que Spielberg

cerveau-caméra-vaincre-le-trac-e1572361830411

Oui !
Votre cerveau est une machine à fabriquer des explications.

C’est intéressant pour mieux comprendre son environnement.
Cela permet de survivre dans un environnement sauvage et hostile.
Mais chaque médaille a son revers.

Lorsque vous cherchez à mieux vous comprendre vous-même,
cette capacité que votre matière grise a à fabriquer des explications
peut constituer un sérieux handicap.

En effet, vos 100 milliards de neurones se préoccupent plus de trouver une explication vraisemblable que de vérifier si celle-ci est réellement exacte.

C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsqu’ils sont confus, les êtres humains s’accrochent
à la première explication
 qu’ils trouvent. Même si celle-ci est très “bancale”.

Cette explication erronée vous redonne le sentiment agréable de maîtriser votre environnement.
Et ça, ça vaut tout l’or du monde, n’est-ce pas ?

C’est pourquoi, à mes yeux chercher à tout prix à découvrir les causes du trac
n’est pas toujours la meilleure solution.
Car, cela peut rapidement vous faire aboutir à des conclusions aussi éloignées
de la vérité que le jour l’est de la nuit.

Et le risque, c’est ​de travailler dans la mauvaise direction pour vous libérer de cette anxiété…

Vous comprenez ?

d) ​​Exemple d'une erreur d'appréciation sur les causes du trac

Voici un exemple très simple pour illustrer ce concept.

Imaginez-vous, qu’après une profonde introspection, vous avez conclu que votre trac venait de ce fameux jour où Madame Tartarin, votre institutrice en primaire, vous avait fait pleurer au tableau.

La suite logique, c’est que vous allez chercher à guérir de cette expérience douloureuse.

Vous allez focaliser votre énergie et votre temps sur ce « traumatisme », et les résultats ne seront peut-être pas au rendez-vous. Car ce souvenir pourrait ne pas être la cause de votre trac.

Peut-être que votre trac provient simplement du fait que votre professeur de musique
vous a répété de nombreuses fois que les musiciens souffrent obligatoirement d’un très grand trac !
Et le pouvoir de la répétition sur un cerveau humain n’est plus à démontrer.

Sinon, pourquoi tant d’affiches publicitaires dans la rue pour des marques
que, de toute façon, vous ne réussiriez jamais à oublier ?

Mais s’il ne faut pas découvrir les causes exactes du trac, que faut-il faire ?
C’est bien cette question que vous posez ?
D’autant que c’est le titre de cet article, n’est-ce pas ?

La réponse est juste en dessous ! 😉

2) Comprendre le mécanisme qui cause le trac

​Découvrir le déclencheur d​u trac plus que son origine

Pour guérir ou mieux gérer votre trac, le plus efficace est de découvrir ce qui le déclenche.
À un niveau subtil bien sûr !

Je vous entends déjà me dire : « Eh bien c’est de jouer en public qui déclenche mon trac voyons »
Évidemment, mais  vous parlez du contexte dans lequel ce stress apparaît.
Je n’évoque pas le même type de « déclencheur ».

Avant que vous souffriez physiquement du trac, une multitude d’événements se sont déroulés dans votre esprit.
Des images mentales, des réflexions, que vous n’avez même pas remarquées !
Pourtant, elles ont bel et bien eu lieu dans votre tête.

Parfois, ces événements sont tellement fugaces que vous ne remarquez que leurs conséquences ! D’affreuses sensations physiques de mal-être, de contraction et d’anxiété.

Cependant, avant que votre poitrine et votre gorge se serrent, une image est peut-être apparue dans votre esprit.

Une image de vous, en train de perdre vos moyens devant des personnes froides qui vous regardent sévèrement.
Peut-être même, qu’en voyant cette image dans votre esprit vous avez entendu :
 « Oh la la, c’est sûr que tu vas te tromper, c’est dur de jouer sans fautes devant des gens… » 

Vous comprenez mieux de quoi je parle ?

Pour vaincre le trac, vous devez découvrir cette séquence d’événements mentaux.
Bien souvent, c’est au cœur de cet enchaînement mental que se loge l’origine de votre trac.

La bonne nouvelle, c’est que bien souvent, il suffit de modifier le début de la séquence
pour entièrement « la démonter ».

Et c’est cette origine-là, ce déclencheur, qu’il est très utile de découvrir pour gérer efficacement son trac !

3) Travaux pratiques pour vaincre le trac

a) Identifier le mécanisme qui cause le trac

Maintenant que vous comprenez ce qui déclenche très probablement l’excès de trac,
vous souhaitez savoir comment y remédier.

Je vous propose un exercice simple pour découvrir le déclencheur
de cette séquence qui cause le trac. Vous êtes prêts ?

Allons-y !

  1. 1

    Asseyez-vous confortablement dans un environnement à l’abri de toute perturbation (téléphone fixe  et autres)

  2. 2

    Prenez une ou deux minutes pour respirer calmement tout en essayant
    de ressentir des sensations à l’intérieur de la voûte plantaire. (Le but ici est de simplement ressentir des fourmillements, des petits mouvements de chaleur, dans vos pieds, pour vous « sortir de votre tête »)

  3. 3

    Une fois que vous êtes plus calme, fermez les yeux et imaginez-vous rentrer sur scène (ou dans votre salon pour un petit concert informel par exemple)
    Et remarquez quelles pensées ont traversé votre esprit en premier ? Qu’est-ce que vous vous êtes dit, dans un coin de votre tête ? Quelle image s’est imposée d’elle-même de façon fugace ?
    Soyez vigilant(e) ! Ces événements sont parfois très discrets.
    La petite voix dans votre tête peut peut-être à peine chuchoter ! 

  4. 4

    Ouvrez les yeux, prenez une bonne respiration et notez ce que vous avez remarqué sur un petit cahier. Puis levez-vous, marchez un peu, et buvez un bon verre d’eau.

  5. 5

    Vous pouvez refaire ce processus plusieurs fois pour identifier avec plus de précisions le déclencheur de la séquence qui cause le trac chez vous.

Pour vivre le processus tranquillement, cliquez sur le bouton play  ci-dessous :

b) Modifier la séquence qui cause le trac

Tout est dans le titre !

Maintenant que vous avez remarqué que votre petite voix vous souffle
« Tu n’es pas prêt(e) », « Ils vont te juger », « Pour qui te prends-tu ? », ou que vous avez vu apparaître une image de vous le visage crispé, la respiration courte,
en train de souffrir, vous avez fait le premier pas.

À présent, je vous propose de chercher des antidotes à ces pensées.

=> Quelles phrases pourriez-vous dire pour vous réconfortervous encourager ?
=> Quelles images plus apaisantes, plus stimulantes pourriez-vous visualiser ?

Une fois que vous les avez définies, vous pouvez recommencer le même processus
que tout à l’heure en ajoutant cette fois-ci vos antidotes dans la séquence.
Vous vous rappelez ? L’exercice décrit juste au-dessus.

Testez et observez les résultats que cela donne.

Si vous ressentez moins de trac dès la première tentative, bravo à vous !
Vous avez visé juste. 😉

Si ce n’est pas le cas, recommencez en effectuant des modifications !

Rappelez-vous que le succès se situe au bout de l’échec !

Pour ma part, je n’ai pas toujours réussi du premier coup les exercices que j’ai pratiqués.
Mais soyez certains, que si vous faites preuve de persévérance vous obtiendrez toujours des résultats.

4) Les causes du trac : conclusions

Pour vaincre le trac, il n’est pas forcément nécessaire de comprendre l’origine exacte de ce stress.
En revanche, il vous sera très utile de découvrir le mécanisme qui crée le trac chez vous.
Et tout particulièrement, l’élément déclencheur de ce mécanisme.

C’est toujours étonnant de remarquer que certaines de nos difficultés, souffrances,
sont en fait créés de toutes pièces par des pensées négatives que nous n’avons même pas remarquées.
Avec le recul, je m’aperçois que c’est précisément ce qui se produit dans une très grande majorité des situations.

D’ailleurs, pour comprendre en détail ce qu’est le trac et ses trois formes de manifestations cliquez-ici !

Et si vous souhaitez savoir si vous êtes plus traqueux(se) que les autres cliquez ci-dessous :

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez mieux gérer votre trac, l’exercice que vous avez découvert dans cet article vous offre un piste concrète. A vous de le pratiquer !

Et si vous avez besoin de précisions, pour mieux comprendre l’exercice, ou pour avoir des idées sur comment améliorer votre séquence mentaleposez-moi vos questions dans les commentaires. J’y répondrai avec plaisir !

Je vous souhaite de très belles expériences musicales !

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

7 outils pour moins avoir le trac

Le trac touche tout le monde.

Oui.

Avoir le trac est très commun.
Même les pianistes, guitaristes, trompettistes que vous adorez ne sont pas immunisés contre lui.

Cependant, certains musiciens le gèrent mieux que d’autres.
Au point de le transformer en énergie puissante et aidante !

Comment font-ils ?
Pourquoi cela n’est pas la même chose pour vous ?

La réponse est si simple qu’elle va vous paraître banal.

Ces pianistes, guitaristes, et autres concertistes, qui​ semblent ne pas avoir le trac, ont juste appris à gérer ce trac.

Un professeur, un mentor, ou un ami leur a enseigné comment rester concentré avec un cœur qui s’emballe et des mains moites. Il leur a appris comment faire pour connecter le plaisir de jouer malgré la pression. Et quoi faire pour que ce plaisir éclipse la peur du regard des autres…

Comme dans tout apprentissage, ils sont passés par plusieurs étapes.

1) La découverte => «Quoi ??? Moi aussi je pourrais ??? »
2) L’entraînement  => « Je suis déterminé, je m’exerce pour réussir »
3) Le peaufinement => « C’est génial, ​et j’ai envie d’aller encore plus loin ! 😉 »

Cet article traite de la première étape.
Je vais vous présenter des outils puissants que j’ai utilisé et/ou que j’utilise régulièrement.

Vous allez découvrir ce que vous pouvez attendre de ces outils, dans quels contextes les pratiquer ainsi que leurs avantages et leurs limites.

Mon but est de vous ​aider à vous orienter dans le monde flou​ des outils qui vous permettront de moins avoir le trac. ​
​L’idée est que vous puissiez dépasser vos limites et vous éclater en jouant de la musique, sans dépenser vos économies et votre temps dans des approches inadaptées…

​Bien-sûr, vous pouvez télécharger cette interview pour l’emmener partout avec vous !

Pour ce faire, il vous suffit de faire un clic droit sur le lecteur situé au début de l’article et de sélectionner ​l’onglet “Enregistrer le fichier audio sous…” »

7 outils pour mons avoir le trac

Pour ceux qui manquent de temps, voici un petit descriptif des moments clés de cette vidéo :

0’30s => ​Les deux approches pour moins avoir le trac 

​Pour moins avoir le trac, il existe deux axes de travail : 

1) Les outils des thérapies brèves pour réduire concrètement, durablement et rapidement
​les manifestation du stress et de l’anxiété.
2) L’entraînement à la performance grâce à un travail de préparation mentale.

Techniques que v​​​​​ous pouvez pratiquer seules pour moins avoir le trac

  • 2min20 => Moins avoir le trac grâce à la technique de l’auto-encouragement.
    Cette technique simple (démontrée scientifiquement comme efficace) consiste à faire face à votre peur en vous répétant des propos encourageants dans votre tête.  Cet outil gratuit a une limite. Il ne fonctionne pas pour les niveaux d’anxiété et de trac trop élevés.
  • 3min52 => EFT (Emotionnal Freedom Technique) : un outil puissant pour moins avoir le trac et guérir ce qui est à l’origine de ce trac. Cette technique incroyable ne cessera jamais de m’étonner ! Bien utilisée, elle peut littéralement dissoudre les déclencheurs de votre trac.  De plus, l’EFT peut travailler à multiples niveaux et vous offrir une liberté intérieure dont vous ne rêveriez même pas!   
  • 6min52 => Les plus de l’EFT : cette technique fonctionne pour tout ! Vous pouvez guérir des traumatismes (auditions catastrophiques, remarques désobligeantes, etc.) et préparer au mieux vos futurs auditions et autres situations de challenge. J’ai oublié d’évoquer cet aspect dans la vidéo ! En effet, avec l’EFT vous pouvez travailler des situations futurs ! Ainsi, vous vous préparez pour moins avoir le trac et mieux performer le jour J.  
  • 7min30 => Les moins de l’EFT : cette technique demande du doigté pour aboutir à des résultats épatants. Mais heureusement, vous pouvez vous entraîner et vous améliorer ! (C’est ce que j’ai fait 😉 ) Croyez-moi, si vous vous exercez, vous allez progresser ! Cependant, pour les situations à trop forte charge émotionnelle, je vous conseille de faire appel à un professionnel compétant. Sinon, c’est comme débuter l’apprentissage de la conduite sur un autoroute avec une Ferrari ! Plutôt risquée comme stratégie…
  • 11min => La cohérence cardiaque est un outil formidable! Cette technique de respiration simplissime vous permettra de moins avoir le trac. De plus, elle diminuera votre niveau de stress au quotidien.
  • La cohérence cardiaque est également appelée respiration synchronisée cardiaque du fait qu’elleréharmonise la relation entre votre coeur et votre cerveau.
    La science a étudié les très nombreuses vertus de cette technique. Vous trouverez toutes ces informations dans le livre du docteur David Servan Schreiber « Guérir ».

  • 13min => Ses bienfaits pour le coeur. Pour satisfaire votre curiosité, je vous partage d’ors et déjà deux bénéfices de cette technique. Elle diminuera votre pression artérielle durablement et vous permettra de réaccéder facilement à vos connaissances et compétences en situation de stress. Peut-être que les trous de mémoire se feront bien plus rare. 😉 Pour en savoir plus, regarder la vidéo !  
    Les plus de la cohérence cardiaque : elle vous permettra de moins avoir le trac, elle est gratuite et excellente pour votre santé en générale.
    Les moins de cette technique : elle ne vous apprendra pas à chevaucher le trac et à exceller en condition de performance.

  • 18min20 => Pour en savoir plus sur le défi de Carocliquez-ici !

​Technique ​pour moins avoir le trac ​à pratiquer avec un professionnel​

  • 19min05 => EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing:
    Cette technique est très efficace pour guérir le symptômes de stress post traumatique (TSPT). Elle est basée sur un phénomène d’alternance gauche-droit d’informations de types sensorielles. En général, le thérapeute bouge un stylo de droite à gauche que vous devez suivre des yeux. Si votre excès de stress provient d’une expérience douloureuse sur scène ou lors d’une audition, cet outil pourra réellement vous permettre de moins avoir le trac.
  • 21min58 => Les limites de l’EMDR : Personnellement, je ne conseille pas l’emploi de l’EMDR pour la gestion de l’anxiété de la performance. Cette technique est vraiment spécifique aux traumatismes et ne permet pas forcément de travailler efficacement sur d’autres sources de mal-être.
  • 23min16 => Hypnose thérapeutique : Et oui ! Si l’hypnose permet des opérations de la Thyroïde sans autre anesthésie, elle peut évidemment vous aider à moins avoir le trac. Cependant, cette technique souffre de beaucoup de préjugés et d’un énorme manque de connaissance de la part du grand public.
  • 24min28 => Les préjugées Les principaux préjugés sur l’hypnose sont les suivants :

1) « Le thérapeute peut me manipuler et me faire faire n’importe quoi. »
2) « Pour être hypnotisable, il faut être idiot. »
3) « Tout le monde n’est pas hypnotisable. » Bien-sûr, ces préjugés sont totalement faux. ;D D’ailleurs…

  • 25min50 => Nous sommes tous constamment sous hypnose !
  • 27min31 => Les plus de l’hypnose : l’hypnose peut vous permettre de moins avoir le trac, de guérir des traumatismes et autres expériences négatives à l’origine de votre trac. Mais l’hypnose peut aussi vous permettre de booster des émotions et des sensations positives pour créer des états de conscience favorables à l’excellence sur scène et lors de toutes représentations musicales.
  • 28min => Les moins de l’hypnose : l’hypnose est un processus qui demande du temps. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai un petit peu délaissé cet outil. D’autre techniques me permettent d’avoir les mêmes résultats plus rapidement. C’est pourquoi, aujourd’hui je n’utilise l’hypnose que dans certains cas bien précis. 
  • 28min37 => Auto-Hypnose : Cet outil très intéressant peut vous permettre de moins avoir le trac et vous améliorer à de multiples niveaux. Cependant, pour bien pratiquer l’autohypnose, un apprentissage de qualité s’impose. Beaucoup de guides proposées sur internet sont des copies de copies de copies d’autres guides circulant sur internet. C’est pourquoi, je vous invite à apprendre l’autohypnose avec un professionnel compétant dans le cadre d’un stage exclusivement dédié à son apprentissage.
  • 29min49 => PNL (Programmation Neurolinguistique) : La PNL désigne un vaste ensemble de techniques destinées aussi bien à accroître vos performances, musicales ou autre, qu’à vous aider à mieux communiquer ou encore à construire une vie alignée avec vos valeurs profondes. Cependant, là encore de nombreuses idées reçues circulent à son sujet et empêchent de se concevoir une vision nette de ce que cette discipline peut vous offrir.
  • 31min28 => Les submodalités en PNL: Ce concept puissant permet à lui seul de travailler sur de nombreux aspects de la performance. A lui seul, il peut vous aider à moins avoir le trac. Pour exemple, je me sers fréquemment de cet outil pour guérir les phobies scolaires que développent certains étudiants en médecine.
  • 33min21 => Les plus de la PNL : Cette discipline passionnante peut vous permettre de travailler sur un éventail très vaste de symptômes à soigner ou de comportements à améliorer.

Les moins de la PNL : La très grande majorité des outils de la PNL boostent plus qu’il ne guérissent. Pour moins avoir le trac, un autre outil comme l’EFT est préférable.

Je m’explique. Si votre trac a pour origine certaines expériences malheureuse en public. Grâce à des techniques de PNL, vous pourrez vous «injecter » de la confiance pour les futurs situations de trac (ce qui est très facile à faire avec la PNL) ! Votre trac va se faire plus discret. Cependant, au moindre accident, tout peut redevenir comme avant. ;(
Un autre point de vigilance concerne les formations en PNL. Ces formations sont chères et pas toujours de bonnes qualités. Bien qu’instructifs, ces stages ne changeront pas votre vie contrairement aux discours que vous trouverez sur les prospectus. Seul un travail rigoureux et quotidien sur vous-même aura cet effet !

  • 35min45 => Sophrologie : Cette discipline est la seul dans laquelle je ne me suis pas formé professionnellement. En revanche, j’en parle souvent  avec des « collègues » qui en ont fait leur métier. A mes yeux, la sophrologie, recoupe des techniques qui existent dans d’autres disciplines. De nombreuses techniques sont identiques à celles que l’on trouve en PNL et en hypnose. Seul le nom change. En revanche, cette discipline porte son focus sur le corps, ce qui est à mon sens un très bon chemin pour travailler sur soi !
  • 36min22 => Les plus et les moins : La sophrologie peut vous aider à vous reconnecter à votre corps. Ce qui n’est pas un luxe par les temps qui court ! 😉 Elle peut vous apprendre à moins avoir le trac en appréhendant différemment les situations de challenge.
  • Néanmoins, avec la sophrologie vous n’apprendrez pas à chevaucher des torrents de trac. Néanmoins, elle peut vous aider à moins avoir le trac et mieux gérer ces manifestations. Par ailleurs, gardez en tête que le travail s’inscrit dans le durée. Par conséquent, si vous n’êtes pas pressé d’avoir des résultats concrets, cette gamme d’outil peut vous apporter satisfaction.

  • 38min => Derniers conseils : Avant de travailler avec un professionnel, demandez lui son taux de réussite. En effet, tous les professionnels ne se valent pas. Il y a de bons chirurgiens et de mauvais chirurgiens. Il y a de bons boulangers et de mauvais boulangers. C’est pareil dans le monde de la thérapie brève et du coaching.
  • Je sais que cette façon de voir les choses peut choquer. Certains rétorqueront qu’avec les êtres humains rien est sûr. C’est pourquoi un thérapeute sérieux ne garantie pas la guérison ! Ceci étant dit, un bon thérapeute connait son taux de réussite moyen. Combien de personnes souffrant d’un trac terrible a-t-il reçues ? Combien en a-t-il aidées ? 8/10 ou 2/10 ? 

  • Quand vous vous investissez dans un accompagnement, il s’agit de votre avenir, de votre bonheur, de votre temps et de votre argent. Et vous méritez le meilleur, n’est-ce pas ? 

Conclusion

Avoir le trac est normal.
Apprendre à le gérer aussi.

​Mais pour tenir un adversaire en respect, il faut bien le connaître.
​C’est pourquoi, je vous conseille de lire l’article suivant pour comprendre le fonctionnement du trac.

De nos jours, de très nombreuses pistes existent pour vous aider à dépasser vos limites et à vous éclater en jouant de la musique. J’espère que cette vidéo vous a permis de comprendre ​comment les outils les plus connus peuvent vous libérer et quels sont ceux ​qui vous parlent​ le plus…

Bien-sûr, si vous avez des retours d’expériences, partagez-les dans les commentaires. Je suis sûr que cela pourra aider d’autres lecteurs. J’apprécie toujours de recevoir vos mails mais l’idée est de partager avec le plus grand nombre de musicien(ne)s intéressé(e)s, n’est-ce pas ?

Merci à vous !

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Comment mieux utiliser votre cerveau et mieux jouer en public?

Oui !
Ce titre est lourd de promesses.
Non !
Il ne survend pas ce que vous allez découvrir dans cet article.

Comme beaucoup de musiciens, vous seriez heureux de mieux jouer en public ?
Ce serait comme une libération de pouvoir songer à une audition ou un concert le cœur léger, le sourire aux lèvres…

Pourtant, pour beaucoup d’entre vous, je suis sûr que c’est l’inverse.
Il vous suffit d’imaginer que le public vous regarde et de suite un poids énorme s’abat sur votre poitrine, comme pour l’écraser.

L’image est dure, nous sommes d’accord.
Mais, est-elle vraiment exagérée comparée aux calvaires que tant de pianistes, guitaristes, trompettistes et autres artistes, subissent quand vient leur tour de monter sur scène ?

La réponse vous appartient.

Aujourd’hui, je veux vous parler de quelque chose d’INCROYABLE.
Il y a de très fortes chances pour que vous utilisiez votre cerveau à l’envers.
Cette formulation paraît folle mais vous allez vite comprendre qu’elle tient debout.

Dans cet article, vous allez découvrir 3 choses :
– Comment fonctionnent vos deux hémisphères cérébraux
– Pourquoi vous les utilisez « à l’envers »
Deux processus pour rectifier le tir, travailler plus efficacement votre instrument et mieux jouer en public

Vous me suivez ?

Un cerveau, deux hemisphères

Une synergie très complémentaire

Les explications que je vais vous partager sont simplifiées et vulgarisées.
Rassurez-vous, cela ne vous gênera en rien pour comprendre le rôle de chacun de vos hémisphères et comment vous en servir pour mieux jouer en public.

Comme vous le savez, votre cerveau est composé de deux hémisphères, le droit et le gauche.
D’autres structures comme le corps calleux, le cervelet, le bulbe rachidien et autre font partie de ce fantastique microcosme qui vous permet de vivre, ressentir, penser et jouer de la musique.

Peut-être avez-vous entendu parler de la théorie des hémisphères, de personnes qui seraient plus « cerveau droit » ou « cerveau gauche » (entendez par là, plus « hémisphère droit » ou plus « hémisphère gauche »).

Bien que ces concepts soient souvent déformés et parfois même carrément exagérés, un fait reste néanmoins vrai et scientifiquement démontré, nos deux hémisphères fonctionnent différemment.

Comme l’expliquait un de mes professeurs en sciences-cognitives à Lyon 2, nous sommes équipés de supers-processeurs très différents. Quelque part, on peut voir ces deux hémisphères comme un couple, composé d’individus aux caractéristiques différentes et aux talents complémentaires.
Ce couple fonctionne en synergie, notamment grâce au corps calleux qui les relit et leur permet de communiquer en « très haut débit ».

Caractéristiques ​des hémisphères droit et gauche

Voici quelques caractéristiques propres à chacun de nos hémisphères :

CaptLLL

Ces deux listes non-exhaustives permettent ​de se faire une rapide représentation de la “personnalité” de nos deux hémisphères.

​Pour plaisanter, j’ai tendance à ​comparer l’hémisphère gauche ​à un comptable rigoureux, tatillon, planificateur et procédurier, et l’hémisphère droit ​à un artiste/chaman exalté, intuitif, connecté “au grand tout”, doué d’une​ créativité fulgurante et anarchique !

Mieux jouer en public en utilisant mieux son cerveau

Dites moi !

Selon vous, quel hémisphère est le plus approprié pour effectuer un travail musical minutieux, rigoureux et très efficace ? L’hémisphère gauche, vous êtes d’accord ?

Et quel hémisphère semble le plus à même de favoriser une performance artistique libre, inspirée et puissante ? L’hémisphère droit bien-sûr !

Pourtant, ce n’est pas ce que la plupart des musiciens ont tendance à faire, n’est-ce pas ?
Dans la pièce à musique, beaucoup de musiciens ont tendance, à se lâcher, à jouer librement, à faire des tests, prendre des risques et du plaisir Vous voyez ce que je veux dire ?
C’est peut-être votre cas.

A l’inverse, en audition, sur scène ou devant quelques amis, vous devenez peut-être très exigeant, focalisé sur la perfection. Victime de la tyrannie de l’hémisphère gauche, peut-être même que vous ne vous autorisez ni pardonnez aucune erreur ! Lorsque vous savez que l’on vous observe, vous tentez anxieusement de contrôler chaque détail.

Dans ces conditions, dur de s’abandonner et de laisser votre cœur s’exprimer librement…
Pourtant c’est là une condition essentielle pour vivre cet état béni que l’on appelle “le flow”.

C’est fou !
Énormément de musiciens utilisent leur cerveau de la mauvaise façon.
Mauvais mode au mauvais moment donc mauvais résultats.

Rassurez-vous !
Je vais vous faire découvrir deux processus qui vont vous permettre de remettre les pendules à l’heure.
Le premier processus vous permettra de vous concentrer efficacement et très rapidement sur votre travail. Cela vous permettra, entre autre, de faire un travail musical de plus grande qualité.

Le second processus, sous forme de BONUS téléchargeable, va vous apprendre à transformer le trac, le stress, l’anxiété en carburant pour mieux jouer en public.

Se concentrer efficacement pour mieux jouer en public

Cela vous est déjà arrivé de commencer à jouer un morceau et de prendre conscience que vous n’êtes pas là ?
Vos mains articulent des notes du mieux qu’elles peuvent et votre esprit fait du deltaplane sur les nuages de vos souvenirs…

Dur de faire de votre mieux quand vous êtes absent(e) !
Ou quand votre esprit est tellement pris par l’échange énergique qui vient de se dérouler, que vos pensées tournent en boucle autour de lui comme des abeilles autour d’un pot de miel.

Et bien, le processus que je vais vous présenter tout de suite va vous permettre de ne plus jamais vivre cette situation ! Et bien-sûr de mieux jouer en public.
Grâce à lui, vous allez rassembler votre énergie mentale et équilibrer la synergie entre vos hémisphères.
​De fait, vous diminuez les risques d’utiliser votre cerveau à l’envers !

Lisez-le intégralement et ensuite faites le sans plus tarder.

Technique de concentration ultrarapide en 4 étapes

Étape​ 1

Installez-vous confortablement et prenez deux ou 3 grandes inspirations. Ainsi ​vous​ oxygénez votre cerveau et vous détendez les muscles de ​votre cage thoracique…

Étape 2

​Fermez les yeux et visualisez des rails qui partent de ​vos pieds, qui se prolongent devant vous jusqu’à l’infini​. Ensuite, suivez-les des yeux jusqu’à ce qu’ils se confondent en un point  à l’horizon.

​​Quand vous aurez terminé, ouvrez les yeux et refermez-les pour marquer le changement d’étape.

Étape 3

Fermez les yeux et tracez avec votre regard le symbole “infini”, dans l’espace devant vous avec un trait de lumière. Faites cela une vingtaine de fois.

​Quand vous aurez terminé, ouvrez les yeux et refermez-les pour marquer le changement d’étape.

Étape 4

Fermez les yeux et visualisez un tableau d’ardoise devant vous (ou un tableau blanc si vous n’aimez pas l’ardoise)
Ensuite, écrivez lettre par lettre le mot “CONFIANCE” ou le mot “​FOCUS”.
Une fois le mot écrit, effacez-le lettre par lettre de la dernière lettre à la première lettre.

Enfin, ré-ouvrez les yeux et constatez les changements dans votre façon de ressentir
votre corps et votre esprit.

Routine d'entraînement à la performance ​en publique

Vous souhaitez aller plus loin ?
C’est possible.

J’ai découvert il y a quelques temps un processus de préparation mentale mis au point par des psycholog​ues de la performances, ​et ​je l’ai réinterprété à ma façon.

Vous savez quand vous commencez à jouer en public et qu’au lieu de vivre la musique, vous êtes juste en train de vous dire que vous devez faire super gaffe et que ce p#&!% de trac vous serre la gorge et vous engourdit les doigts…

Grâce au processus que vous allez découvrir (et à un entraînement sérieux de votre part) ce genre de scénario peut définitivement disparaître de votre vie.

Pour être concis, la routine d’entraînement à la performance ​en public que je vous propose de télécharger gratuitement en cadeau va vous permettre de :

​=> ​Focaliser votre esprit​ et ce même dans les pires conditions
=> Transformer votre trac
, votre stress et votre anxiété en énergie positive et ​stimulante
​=> Harmoniser la synergie entre vos hémisphères et arrêter d’utiliser votre cerveau à l’envers

Pour vous donner un exemple des résultats que vous pouvez obtenir rapidement, je vous propose de lire le témoignage que m’a fait Patricia Ball, pianiste de 58ans​, après deux séances de coaching individuel par Skype.

Non ! Ces séances n’ont pas duré une journée mais 1h30 pour la première et 1h pour la seconde.
Quand vous connaissez une méthode précise pour mieux jouer en public et que vous l’appliquez, cela ​va tout de suite mieux.

​Rappelez-vous​ !
​Les pilules magiques n’existent pas.
​En revanche, il existe des stratégies qui fonctionnent et d’autres qui ne fonctionnent pas.

Allez jouer devant un public sans s’y préparer est une stratégie qui ne fonctionne pas.
S’entraîner à performer en respectant le mode d’emploi de son cerveau et en l’utilisant correctement est une stratégie qui donne des résultats probants et très encourageants comme vous venez de le lire !

Si vous désirez recevoir​​​​ GRATUITEMENT ce BONUS EXCEPTIONNEL et mieux jouer en public, indiquez-moi simplement à quelle adresse vous l’envoyez en remplissant les champs ci-dessous, et je me ferai un plaisir de vous le faire parvenir.

Enfin, si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement du stress, cliquez ici, et si vous voulez comprendre pourquoi prendre des bêtabloquants n’est pas la meilleure solution, cliquez-ici !Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Non ! Pas besoin d’enchaîner les concerts pour mieux jouer sous pression

Jeudi dernier, j’ai vécu une expérience surprenante !

Je souhaite vous la partager. 😉

En ce moment, je suis dans une de mes périodes intenses de formation ou j’enchaîne les modules avec de nouveaux groupes d’étudiants.

Qui dit nouveau groupe dit :

  • je rencontre les étudiants
  • j’instaure le cadre
  • je leur demande de déposer leur téléphone au fond de salle en mode avion
  • les étudiants testent mon autorité, etc

#Quedubonheur

#Mieuxvauxavoirunevoixsolide

Dans l’absolu, tout va bien !
C’est le métier.

Sauf que pour ma part, il y a un bémol.
J’ai des soucis aux cordes vocales.

Il y a deux semaines, j’ai rencontré une excellente phoniatre.
Et sa caméra, plus précise que celle de l’ORL que j’avais consulté il y a 3 mois, a filmé un granulome à la racine de ma corde vocale gauche.

Voilà pourquoi ma voix me gratte et pourquoi elle se fatigue extrêmement vite !
Voilà pourquoi je n’ai pas pu réaliser mon défi… ;(

Pour le moment, je ne peux pas arrêter de travailler. Alors, quand je dispense mes formations, je fais tout pour économiser ma voix.

Et c’est là que j’en reviens à jeudi dernier…

Quand l​e stress m'a pris par surprise

Jeudi. 


C ‘était le 4ème jour de la semaine où je donnais 8 heures de formations, à une vingtaine d’étudiants de BTS.

Le matin, coup de chance !

J’ai un tout petit groupe de moins de 10 étudiants. Ils sont sympas, pas trop caractériels. 

Le cours sur la psychologie de la procrastination les interpelle.

Tout va bien !

Arrivé midi, je fais ma pause et j’espère secrètement que l’après-midi ce sera pareil. 😉

Puis, à 12h55, j’entends quelqu’un toquer à la porte.
Je vais ouvrir et là… surprise ! Un ouragan de « Bonjour Monsieur !»  envahit la pièce.
Je vois arriver une bande d’étudiants survoltés.

Le genre de jeunes plein de vie au point d’en déborder.
Humainement, je les aime bien.

Mais avoir 2 ou 3 de ces jeunes bulldozers dans une classe demande un surplus
d’énergie considérable pour les canaliser. Et beaucoup de voix bien sûr…

Mais là, je vois rentrer plus de 20 étudiants dans la salle​.
Les ¾ avaient l’air d’avoir un caractère bien trempé et un faible pour l’anarchie.

Je les accueille et pendant qu’il s’installe je vais aux toilettes.
En me lavant les mains, je me regarde dans la glace et je sens une grosse montée de stress.

Mon cœur s’accélère, je me rends compte que j’ai peur pour ma voix.

Et si elle me lâche avant la fin du cours ?
En plus, je sais que quand je suis anxieux, j’ai tendance à faire des « faux pas » vocaux.

Le risque de me faire mal est plus présent à cause des tensions dans la nuque, dans la gorge, etc.

Sublimer le stress au lieu de le supprimer

Je me dis : « Ok, là faut que je fasse très attention… »

Je m’apprête à pratiquer un outil de thérapie brève pour évacuer l’anxiété,
mais je m’arrête net .

Ma petite voix me souffle « Non, élimine pas l’anxiété. Ressens pleinement ce stress et toute l’énergie qu’il t’apporte. Vois-le positivement, comme un allié, compose avec, surfe dessus ! »

En une fraction de seconde, j’avais décidé de ne pas faire comme d’habitude.

Avec ma conscience, je fais le tour de toutes les zones de fébrilité et d’agitation dans mon corps.

Je leur dis « Bienvenue » et… Bonzaï !

Je respire un coup, et je file dans ma salle de cours déterminé à utiliser toute cette énergie à mon avantage…

Le quotidien un terrain de jeux pour chevaucher le stress

L’après-midi c’est très bien déroulé !

Les étudiants ont adoré ce cours sur la motivation.
Et j’ai réussi à forcer qu’un peu sur ma voix.

En disant «  Bienvenue » à mon stress, à mes tensions, à mes palpitations, j’ai vécu une expérience très intéressante et complètement nouvelle.

J’ai peut-être eu un ton de voix plus aigu ou fébrile.
Mais j’étais ok avec cela.
Et les étudiants ont senti que j’étais aligné, solide, en accord avec moi-même.

Je suis sûr qu’au quotidien vous aussi vous vivez des situations ou l’anxiété et le stress jaillissent sans crier gare.

Quand vous avez l’impression de devoir faire vos preuves, de devoir assurer, d’être évalué par des collègues.
Ou quand vous voulez montrer que vous êtes capables, compétents, mais que vous craignez qu’on ne vous juge mal.

Ces moments ou l’anxiété monte, ou votre cœur s’accélère, ou vos pensées deviennent confuses.
Vous vous dites «  oh non, pas ça, je n’en ai vraiment pas besoin » !

Comme je vous comprends…
C’est comme si un poids se rajoutait sur vos épaules.
En plus de devoir assurer sous pression, vous voilà avec des bâtons dans les roues.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Le stress du quotidien peut devenir votre allié

Si au contraire, vous disposiez d’un bonus, un véritable BOOSTER ?

Une occasion de faire de votre mieux, dans un état de stress émotionnel très particulier ?

Une opportunité de vous entraîner à chevaucher cette libération d’adrénaline, de cortisol et autres hormones et neurotransmetteurs ?

Le simple fait de se dire « Ok, c’est Space Montain dans mon corps. Allez, je fais de mon mieux avec cela et advienne ce qu’il adviendra… Bonzaï ! »

CELA CHANGE TOUT.

Au lieu de devoir faire face à un ennemi sans pitié, le stress, vous avez un allié un peu spécial, mais un allié quand même !

Vous sentez la différence ?

Du stress quotidien à la performance musicale

En fait, votre vie quotidienne vous offre une foule d’opportunité pour apprendre à « gérer quand cela compte » pour vous.

Pour acquérir les compétences essentielles qui vous permettront de superbement bien jouer de la musique devant les autres !

Et non !
Pas besoin d’attendre la prochaine audition ou le prochain concert
pour muscler votre compétence à épouser le stress !

Vous pouvez vous entraîner régulièrement à transformer l’anxiété en allier !

​Certains d’entre vous se disent que les montées de stress du quotidien ne seront jamais aussi fortes que celles des auditions et concerts.

Peut-être que vous avez raison. Cela dépend de tout un chacun !

Cependant, une chose reste sûre !

Si, grâce à un entraînement quotidien, vous arrivez à mieux chevaucher des niveaux de stress qui vous déstabilisait trop avant, c’est un merveilleux progrès ! 😉

Et vous serez alors capables de mieux gérer des niveaux de stress encore plus élevés !

C’est logique.
Qu’en dites-vous ?

Une solution saine pour lutter contre l​e stress

Apprendre à donner le meilleur de vous même quand vous vous sentez fébrile, c‘est mieux que de passer sa vie à appréhender d’éventuelles situations de stress, non ?

C’est mieux que de vivre la boule au ventre par peur de perdre ses moyens en cas d’imprévu !

Avoir peur d’avoir peur, c’est affreux !.
Et pour avancer dans la vie, c’est aussi utile que des bottes en plomb, n’est-ce pas ?

Voir les choses de cette façon pourra vous éviter de prendre des bêta bloquants.
Car pour réussir une audition, un concours, ce n’est pas forcément la meilleure solution.

Comment un champion hors norme utilise son stress

Josh Waitzkin, a été 8 fois champion des États-Unis d’échecs. Il a également été champion du monde de « Main collante » un art martial issu du Taï-chi. Tout cela avant d’atteindre ses 25 ans.

Dans son excellent livre « The art of learning ».
Il explique que pour exceller quand cela compte, il exerçait son esprit à performer dans des conditions de stress de plus en plus éprouvantes.

En écrivant son livre par exemple.
Il gardait la fenêtre ouverte pour s’entraîner à rester concentré malgré le bruit de la rue.

Vous pouvez en faire autant !

En disant « Bienvenue »​ à l’anxiété quand elle se présente.
En la voyant comme un allié que vous devez apprendre à connaître.

D’ailleurs, pour en savoir plus sur le fonctionnement du trac, de l’anxiété, et du stress, et pour apprendre à l’utiliser positivementje vous invite à lire cet article.

Le mot de la fin

Si cet article vous a interpellé, partagez-le à des personnes de votre entourage qu’il pourrait aider.

Et bien sûr, vous pouvez également le partager sur les réseaux sociaux et/ou aussi liker la page Facebook de Ouimusique si ce n’est pas encore fait ! 😉

Quoi qu’il en soit, prenez soin de vous, et vive la musique 😉

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

4 raisons pour lesquelles les bêtabloquants ne sont pas LA solution

Ah les bêtabloquants !

Ces médicaments sont-ils un cadeau des dieux ou de simples béquilles ?

En 1986, une étude sur des musiciens d’orchestre a révélé que 20% d’entre eux admettaient consommer des bêtabloquants de manière occasionnelle.

Il y a de cela 30 ans !

Aujourd’hui, vous entendez parler des dégâts du stress à tous les coins de rue !
La consommation moyenne d’antidépresseurs et d’anxiolytiques est plus élevée que jamais.

Au vue de la direction dans laquelle évolue la société, je doute que la consommation de bêtabloquants soit plus faible qu’il y a 30 ans !

Mais qu’est-ce que les bêtabloquants au juste ?
Et pourquoi tant de musiciens en consomment pour mieux jouer pendant leurs concours, leurs auditions ou leurs concerts ?

D’ailleurs, les bêtabloquants sont-ils réellement une solution ?
Ou au contraire, peuvent-ils représenter un piège, un handicap ? Et dans ce cas, quelle est la solution ?

​Les bêtabloquants c'est quoi au juste ?

Les ​bêtabloquants sont des antagonistes des récepteurs bêta adrénergiques.

Ok. Dis comme cela, ça fait peur.

​Pour faire simple et aussi parce que je ne suis pas biologiste 😉 je l’expliquerai comme ceci :

Les ​bêtabloquants sont des molécules qui bloquent les réactions naturelles de votre corps en cas de stress.

​Cela vous ait-il déjà arrivé de vous promener tranquillement et d’être surpris par les aboiements d’un chien agressif ? Ou pire, d’être poursuivi par ce même chien ?

​Qu’avez vécu ? De la peur ?
Comment votre corps a réagi ?

​Votre rythme cardiaque s’est accéléré ?
Votre respiration s’est déréglée ?
Vos jambes se sont mises à trembler ?

​Toutes ces réactions sont tout à fait normales.

En cas de danger, le cerveau enclenche le programme “combat ou fuite”.
Et il libère des substances chimiques (hormones, neurotransmetteurs) dans tout votre corps pour vous rendre physiquement plus apte au combat ou ​la fuite !

​On pourrait dire que c’est une sorte d’échauffement. 😉

Le stress active votre système sympathique et votre corps tout entier réagit.
Une grande quantité d’énergie est libérée dans tout votre ​être

​Et c’est cet “échauffement” que les bêtabloquants bloquent.
​En fait, les bêtabloquants empêchent votre cerveau de donner la réplique à votre corps en cas de stress !

Ils annulent ainsi ​les manifestations physiques du stress dans votre corps.
Tremblements, respiration courte, mains moites, etc.

Pourquoi les musiciens consomment-ils des bêtabloquants ?

À présent j’ai  une question à vous poser.

​Dans quelle autre situation votre corps a-t-il la même réaction que face à ce chien ? ​

Eh oui !

​Quand vous vous apprêtez à ​jouer de la musique devant un public.
​Et ce même si ce ​public est tout petit.

​C’est pour cette raison que les bêtabloquants sont utilisés par les musiciens trop sujets au stress.

​Parfois le trac et l’anxiété ​déclenchent des réactions corporelles si puissantes qu’elles semblent incontrôlables​.
Et les bêtabloquants permettent de bloquer ces manifestations physiques sans affecter ce qui se passe dans votre tête.

Vos mains ne tremblent pas, mais vous n’êtes pas “drogué” pour autant.
En tout cas, pas au sens commun du terme !

​Tout cela aide à comprendre pourquoi certains musiciens ne jurent que par ​ces médicaments.

D’ailleurs, selon le magazine Musiciansway, beaucoup de musiciens consomment des bêtabloquants pour réussir une audition ou un concours d’entrée dans un orchestre.

​Voici 3 facteurs qui encouragent la prise de ​bêtabloquants chez les musiciens

1) L'effet placebo

Vous le savez.

Les études nous montrent qu’environ 1/3 des personnes qui reçoivent un traitement se sentent mieux, que ce traitement soit efficace ou non.

Donc, 1 pianiste ou un guitariste sur 3 qui prend des bêtabloquants se sent mieux grâce à l’effet Placebo.

​2) Les bêtabloquants réduisent certains types de distractions

Si un musicien est perturbé et très déconcentré par les manifestations physiques du trac (tremblements, rythme cardiaque élevé, etc.) la prise de bêtabloquants tel que le Propanolol lui permettra d’éliminer ces sources de distraction.

​Ainsi son attention pourra ​être entièrement dévouée à sa prestation

3) Les musiciens ne savent plus quoi faire

Pour les pianistes, guitaristes et autres qui ont l’impression d’avoir tout tenté pour éliminer le trac, l’anxiété et ses manifestations physiques, les bêtabloquants sont la solution de la dernière chance.

Certains musiciens ont testé l’hypnose et n’ont pas obtenu de résultat.
Alors ils en déduisent que cela ne fonctionne pas pour eux et qu’il n’y a pas de solutions autres que les médicaments.

RIEN N’EST PLUS FAUX !

Mais comme les bêtabloquants permettent à ces musiciens de “mieux” jouer sans les symptômes physiques du stress, ils n’ont pas continué leurs recherches.

Ils n’ont pas poussé la porte du cabinet d’un autre hypnothérapeute;  ni testé d’autres types de thérapie brève… (Et ils en existent beaucoup !)

D’autres part, ces musiciens n’ont pas effectué d’entraînements sérieux pour développer les différentes compétences qui leur manquent cruellement.

Je parle des compétences indispensables pour réussir à performer en public…

Les 4 raisons pour lesquelles les bêtabloquants peuvent vous empêcher de donner le meilleur de vous-même

1) Les bêtabloquants ne stoppent pas toutes les manifestations du trac et de l'anxiété

Vous vous souvenez de l’article “Comment vaincre l’anxiété, le trac, et mieux jouer en public ?” ?

​Dans cet article, j’expliquais que le trac est composé de 3 éléments différents :

  1. Le trac physique
  2. Le trac mental
  3. Le trac émotionnel

Les bêtabloquants comme le Pronanolol ciblent et neutralisent les aspects physiques du trac.

​En revanche, les autres aspects du trac comme l’autocritique, le doute accru, la difficulté à vous concentrer, la suranalyse, les montées de panique et les trous de mémoire, eux, ne sont pas éliminés par les bêtabloquants !

Vous voyez le hic ?

D’autant plus, que les composantes mentales et émotionnelles du trac semblent avoir un impact plus grand sur la qualité de la performance du musicien.

Cela se comprend !

​Imaginez deux ​pianistes qui ​commencent une audition :

➽ Le premier commence à jouer avec les mains qui tremblent.

Cependant, au fond de lui​, il se sent ​capable de parfaitement jouer la pièce qu’il interprète.

​Alors il contrôle tant bien que mal que ces” foutues mains” et attend qu’elles arrêtent de trembler
​pour pouvoir montrer de quoi il est capable.
Entre temps, il fait de son mieux malgré ce handicap !

➽ Le second pianiste a pris une dose de bêtabloquants et commence à jouer sans symptôme physique.

Cependant, il est très ​soucieux intérieurement et il craint de se tromper.

Dans sa tête, il se dit sans cesse “Et si je me trompe ? Faut surtout pas que je rate le passage compliqué du 2e mouvement ! Mince, la première note à mal sonner, oh non, etc.” 

​Selon vous, lequel de ces deux pianistes a le plus de chance de faire une belle performance ?

2) Être calme n'est pas forcément ce dont vous avez besoin​

Dites-moi.

Les quelquefois fois où vous avez fait vos plus mémorables représentations.
Ou simplement les fois où vous avez le mieux joué pour vous même.

Dans quel état intérieur étiez-vous ?
Vous sentiez-vous calme ? Ou plutôt agité, en tension ?

Les bêtabloquants calment le corps.
Mais est-ce cela dont vous avez besoin pour réussir à donner votre maximum ?

Pas forcément !

Certains musiciens ont besoin d’être agités, en tension pour réussir une magnifique performance.
D’autres ont carrément besoin d’être au bord de la panique pour atteindre “la zone” ou leur musique devient divine.

Là, cela dépend de tout à chacun. Et aussi de la musique que vous jouez !

Vous vous imaginez interpréter une œuvre sombre, noire, impétueuse, en étant émotionnellement d’un calme plat ?

C’est comme dire “Je t’aime à la folie” avec un visage inexpressif et une voix monocorde.

Il y a comme un parfum de hors sujet, n’est-ce pas ?

3) Une superbe performance nécessite un surplus d'énergie

Les bêtabloquants annulent la réaction de votre système sympathique.
Cela veut dire, que ces médicaments vous coupent également de la dose d’énergie supplémentaire que le stress vous offre.

Pourtant ce surplus d’énergie que les bêtabloquants éliminent peut vous être très utile !

Cela peut-être le “truc” qui vous pousse à vos limites.
Là où votre musique devient plus intense, plus touchante, plus inspirante…

Quand vous jouez dans votre chambre, vous n’avez pas accès à cette puissante dose d’adrénaline.
Ce n’est que quand la situation à un enjeu que surplus d’énergie vous est offert.

Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt du “live”.
En général, le niveau technique d’un live est moins élevé, le jeu est un peu moins propre qu’en version studio.

Mais quelque chose d’autre est présent et ce quelque chose change tout!

Un mélange de partage, de challenge, de vertige.
En un mot de vie.

Et quand l’artiste joue le jeu, quand il se met en danger et repousse ses limites.
Là, cela devient un moment exceptionnel et mémorable.
Là, cela devient GENIAL.

Les bêtes de scènes qui font crier des milliers de gens jusqu’à plus de voix surprennent le public.
Ils créent de la vie, de l’enjeu, de la folie.

Alors que quand un musicien joue la sécurité. L’atmosphère n’est pas la même !
Vous imaginez aller à un concert de musiciens qui ne ressentent aucune émotion ?

Cela serait aussi palpitant qu’une redif de chasse et pêche quand vous n’arrivez pas à dormir…
Personne n’aime les spectacles prévisibles, calculés et sécurisés.

Si vous embrassez votre stress et que vous jouez le jeu.

Oui, vous ferez des erreurs !


Mais votre musique sera beaucoup plus “pleine de vie”.
Votre public ressentira vos émotions et la magie pourra opérée … 😉

4) Les bêtabloquants sont une drogue !

Oui !

Les bêtabloquants sont une drogue.
​Une dépendance difficile à briser peut emprisonner le musicien qui en consomme trop fréquemment.

​Ces molécules doivent être consommé sous surveillance médicale.
​Car des contre-indications existent. Si votre cœur bât trop lentement par exemple.

À l’origine, les bêtabloquants sont utilisés pour lutter contre l’hypertension artérielle, les glaucomes, pour prévenir une seconde attaque cardiaque, etc…​

​Cependant, selon la doctoresse spécialiste en médecine des arts Dr. Alice Brandfonbrener​,  le Propanolol, qui est le bêtabloquant le plus utilisé par les musiciens, n’est pas dangereux s’il est consommé très occasionnellement et en petite dose.

​Cependant, les études sur l’impact des bêtabloquants en lien avec la performance musicale sont anecdotiques.
Et leur efficacité dans ce cadre n’est pas ​prouvée.

Enfin, certains musiciens parlent d’effets secondaires comme une perte de contrôle de leur vibrato, une incapacité à donner le meilleur d’eux-mêmes, etc.

​Comme l’explique la magazine Musicianways, la prise de bêtabloquants doit être rigoureusement encadrée.

​​Le Propanolol peut aider ponctuellement un musicien à un moment clé de sa carrière, lors d’une audition pour rentrer dans un orchestre par exemple.

​Mais la prise de bêtabloquants​ doit ​absolument être accompagnée d’un travail du musicien sur lui-même.

Il doit développer ses compétences en lien avec la gestion de son stress et de son anxiété face à la performance.
Sans quoi, il pourrait manqué de développer le savoir-être ​nécessaire en lien avec ces facettes de la vie de musicien.

Et avoir besoin de béquilles chimiques pendant toute sa vie d’artiste…

Si les bêtabloquants ne sont pas LA solution, qu​e faire pour mieux jouer en public ?

Même les plus grands ressentent du trac

Le célébrissime pianiste Evgeny Kissin ressent lui aussi parfois un trac énorme.

Kissin, aussi modeste que brillant, explique qu’il souffre physiquement avant un concert qui représente un vrai enjeu pour lui !

Dans un reportage qui lui est dédié, il témoigne que cette souffrance dure jusqu’à un moment clé, comme un passage très complexe techniquement.
Puis la douleur du stress disparaît et il se sent mieux.

Imaginez-vous une seconde, qu’un pianiste de la trempe de Kissin refuse d’aller sur scène à cause du trac ?
Ou qu’il monte sur scène, mais rate complètement une partie de son concert devant 5000 personnes ?

Non !
Il épouse le trac et réussit à jouer merveilleusement bien malgré sa présence.

Vous vous dites peut-être “Oui mais je ne suis pas Kissin moi !”.

Oui. Et alors ?
Vous ressentez bien du trac comme lui.

Et tout comme lui, vous pouvez apprendre à donner votre maximum les moments importants où cela compte vraiment.

Donner le meilleur de soi quand ça compte, cela s'apprend !

Réussir à “performer”, à donner son maximum en condition stressante, est un art qui s’apprend.

​Mais comme tout apprentissage, cela prend du temps et cela demande de la régularité.
Exactement comme apprendre à jouer d’un instrument de musique. 😉

​Tout ne changera pas en une nuit.
Il n’y a pas de pilule magique ! Sans jeux de mots avec les bêtabloquants. 😉

​Vous devrez développer de nouvelles compétences, un subtil mélange d’habiletés qui vous est propre.
Car chaque musicien est différent.

​Bien sûr, cela demande plus de travail que de prendre des bêtabloquants !
Mais le résultat sera plus durable lui.

​En développant votre habileté à rentrer dans votre “zone”, là où vous excellez, votre rapport à la performance public va changer.

Vous imaginez, attendre la montée d’adrénaline avec impatience.
Prêt à la chevaucher ?

Cela vous semble fou ?
Pourtant c’est tout à fait possible.

Car il s’agit d’apprentissage, de gestion des émotions, de focus mental, de votre capacité à vous remettre rapidement de vos erreurs ​pour vous plongez tout de même corps et âme dans la suite du morceau, etc.

​J’aime répéter que “Chaque jour nous construisons le cerveau que nous aurons demain”.
Car les neurosciences l’ont démontré, c’est une réalité anatomique, physiologique, biochimique​.

C’est pour cette raison que les handicaps que vous vivez aujourd’hui​, le stress, la perte de​ vos moyens, la panique, la déconcentration, les autocritiques, etc… pourront ne plus exister demain !

​Et ce n’est pas les bêtabloquants qui vous permettront d’acquérir ces compétences vitales pour un musicien.

​D’ailleurs, avez-vous déjà vécu des améliorations dans votre façon d’aborder la performance musicale ?
​Avez-vous déjà ​ressenti des changements dans votre manière de gérer l’avant-scène ?

​Partagez vos retours d’expériences dans les commentaires.
​Cela pourra aider d’autres musiciens à croire qu​’une amélioration est possible.

Merci de m’avoir lu.
Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Boostez votre confiance avant la scène en 2 minutes chono

Imaginez le scénario suivant.

Dans 10 minutes c’est à vous de monter sur scène.
Vous êtes complètement chamboulé.

Vous êtes excité, et en même temps terrifié.

Cela fait trois mois que vous travaillez ce programme pour piano ou guitare.
Aujourd’hui c’est le grand jour.
Et votre estomac fait des siennes à n’en plus finir…

Vous êtes déterminés à donner le meilleur de vous.
Mais vous êtes comme envahi par un tourbillon d’émotions intenses et contradictoires.
Huufff ! Dans votre ventre c’est le grand 8 d’Europa-Park !

Pourtant vous vous êtes promis de monter sur scène avec assurance.
De donner bonne impression dès que vous poserez le premier pied sur l’estrade.

Facile à dire..
Surtout quand vos jambes sont molles comme de la guimauve…

Si seulement vous aviez un truc pour reprendre le dessus, là, maintenant, tout de suite.
Une technique de yoga, de Taï Chi ou de je ne sais quoi pour booster votre confiance !
Pour vous sentir plus fort, plus solide, là, en deux secondes.

Mais booster votre confiance en un battement de cils, c’est impossible !

C’est bien que la petite voix dans votre tête murmure, n’est-ce pas  ?

Et bien ce n’est pas si sûr !
Amy Cuddy, chercheuse en psychologie à Harvard, est d’ailleurs en désaccord total avec vous !

En 2015, ses recherches ont mis en évidence qu’un outil simple permet de rapidement booster votre confiance en vous et votre aplomb. Preuves physiologiques à l’appui !

Cet outil c’est les Powers Poses.
Ou, en français, les postures de pouvoir !
Une technique gratuite et accessible à tous,

Dans cet article, vous allez découvrir ce que sont les Powers Poses.
Pourquoi elles permettent de booster votre confiance en 2 minutes chrono.
Et comment les utiliser pour gérer votre stress et gagner en assurance avant la scène.

Pourquoi booster sa confiance avant la scène ?

Avant un concert, une audition, il faut être prêt à 200% ​

Je me rappelle d’un conseil qui m’a marqué à tout jamais.
Ce conseil, c’est mon ancien professeur de violoncelle qui me l’a donné.
J’avais 10 ans à l’époque.

Il m’a dit :
“Avant ton audition tu dois être prêt​ à 200 %. Car ​​sur scène tu perdras 100% de ta confiance.”

​Je n’avais pas tout de suite compris la portée de son conseil. 
​Sur le coup je me suis dis “Mouais… ​J’arrive bien à jouer ce morceau pendant le cours ! Ça ira…”

Mais une fois sur l’estrade, face au public et au jury, j’ai vite déchanté.
Pour être honnête, je n’ai ​pas tout compris à ce qui s’est passé.

​Le stress est monté d’un coup, j’ai eu chaud et le temps s’est comme accéléré.
J’étais à peine monté sur scène que c’était déjà fini.

​Plus tard, j’ai visionné la vidéo que mon père avait prise ​​durant l’audition.
​​ J’en ​revenais pas.

​C’en était hallucinant de voir à quel point je m’étais​ précipité.
On aurait dit que je faisais la course.

1,2,3 PARTEZ !!!

À ​croire que la chaise sur laquelle j’étais assis me brûlait les fesses, et que je devais finir de jouer pour pouvoir enfin me lever​.

“Avant ton audition tu dois être prêt​ à 200 % ! Car ​​sur scène tu perdras 100% de ta confiance.”

​Ok, mon prof avait raison.

Le manque de confiance peut ruiner vos rêves

En ce moment​ la série  “Graines d’étoiles” repasse sur Arte.

C’est un ensemble de 6 petits reportages sur l’école de l’Opéra de Paris.
L’école où ​les danseurs classiques professionnels sont formés.
Une des plus prestigieuses au monde.

​On y découvre les élèves des différents niveaux pendant leurs cours et aussi en dehors.
Ils parlent de leurs rêves, de leurs difficultés, de leur passion…  du stress des examens et de concours.

Car chaque année,​ces jeunes danseurs peuvent être mis à la porte​ ​lors des examens finaux.
Même s’ils ont 16 ans et qu’ils sont dans cette école depuis qu’ils en ont 11 !
​Vous imaginez le choc ?

​Lors des petites interviews, on voit dans leur regard à quel point c’est dur pour eux.
Qu’ils aient 11 ou 17 ans, la même intensité brille dans leurs yeux.
Entre espoir, douleur et passion…

​Ils donnent tout, sans savoir si ce sera ​suffisant ! ​
Et personne ne leur dit “Eh les jeunes ! J’ai un truc pour vous aider à booster votre confiance…”
​C’est “marche ou crève”…

À la fin de leur cursus, ils tentent le concours pour être acceptés au ballet de l’Opéra de Paris.
Pour eux, c’est ni plus ni moins que le Graal.

Bien sûr, beaucoup échouent.
Seulement 2 danseurs(ses) sur 16 réussissent à intégrer le ballet l’année du reportage.

Et comme l’explique Antonio qui lui a réussi à y rentrer :
“Pendant le concours, mes collègues ont fait beaucoup d’erreurs, des erreurs très inhabituelles.”

La cause de toutes ces bourdes ?
Je vous mets sur la piste, ça commence par un “S”…

Oui.
Le fruit d’année de tout leur travail a été ruiné à cause du stress et du trac.

Car être excellent ne suffit pas.
Il faut être excellent le jour J, quand la compétition gronde.
Quand le stress est à son comble.

Et dans ces conditions, croyez-moi, vaut mieux booster votre confiance !
Car moins vous êtes confiants, plus l’anxiété peut vous anéantir.

Mieux vaut mettre toutes les chances de son côté

Bien-sûr vous ne passez pas le concours pour devenir danseur à l’Opéra de Paris.

Moi non plus.

Mais que vous soyez danseur, pianiste ou guitariste, booster votre confiance est aussi utile que de viser avant de tirer !
Car quand vous manquez de confiance devant le public, ça devient vite  l’horreur.

A lieu de prendre du plaisir à pratiquer votre passion, vous êtes mal à l’aise et en sueur.
La peur de ne pas être assez bon vous ronge et gâche ces instants uniques et précieux.

J’ai déjà vécu cette envie d’en finir au plus vite plus d’une fois.
Lorsque j’étais au conservatoire et aussi pendant quelques scènes ouvertes où je chantais avec ma guitare.

Car trop de pression annule le plaisir que la musique procure.
Et c’est rarement sans conséquence.

Non, booster votre confiance n’est pas un luxe !
Plutôt une mesure de prudence…

Que ce soit pour moins souffrir.
Ou pour ne pas gâcher des années de travail.

​Votre cerveau vous fait revivre les mêmes expériences

Prenez l’exemple du permis de conduire.

Combien d’apprentis conducteurs le ratent plusieurs fois d’affilée parce qu’ils se sentent de plus en plus anxieux à chaque nouvelle tentative ?

Il suffit parfois d’une seule mauvaise expérience pour que toutes celles qui viendront deviennent anxiogènes.
Et vous voilà pris au piège comme un mouton entouré par un boa.

Des zones du cerveau appelées Amygdales se chargent de mémoriser le contexte émotionnel dans lequel se font tous nos apprentissages.

Ensuite, elles nous reservent ce même cocktail émotionnel dès que nous nous retrouvons dans une situation similaire au contexte d’origine.

Youpi !

Donc, si un idiot d​e jury ​vous a ​stressé la première fois que vous avez passé une audition, vous avez ​​peut-être ​revécu​ le même stress ​les fois d’après.

Elle est pas belle la vie ?

Si ! Car cela fonctionne aussi dans l’autre sens​. 😉

Vous pouvez muscler votre capacité à avoir suffisamment d’assurance.
​Vous pouvez booster votre confiance et augmenter vos chances de donner le meilleur de vous-même​.

Comment ​votre ​corps influence votre esprit

Votre ​posture influence votre état d'esprit

De l'ennui à l'intérêt

Faisons une petite expérience.
C’est une expérience rapide que je fais souvent ​vivre à mes étudiants.

Vous êtes prêt ?

Ok.
Prenez MAINTENANT la même posture corporelle que si vous étiez en train de vous ennuyer atrocement.

Allez-y ! Faites-le.
Au moins pendant 45 secondes.
Avachissez-vous, mettez vos jambes sur le bureau, penchez la tête sur le côté, etc.

Prenez la même posture que si vous étiez en train de mourir d’ennui.
Et observez ce qui se passe dans votre corps.
Comment vous sentez-vous ?

A présent, faites l’inverse.

​​Faites semblant d’être passionné par ce que vou​s regardez.
​D’être captivé par l’écran, hypnotisé, comme si​ le numéro gagnant du loto de demain était en train de vous être révélé.

​Avancez-vous, penchez-vous en avant, écarquillez les yeux, oui comme ça.

Et ​observez-vous de l’intérieur.
Comment vous sentez-vous ?

Dites-moi.
En prenant une posture d’ennui, avez-vous commencé à ressentir dans votre corps quelque chose qui ressemble à de l’ennui ?

​Et en faisant semblant d’être fasciné, avez-vous commencé à ressentir quelque chose qui ressemble à de l’intérêt ? Comme un pétillement dans le torse par exemple ?

​Ce que vous ressentez influence votre posture corporelle.

Mais l’inverse est vrai aussi.
Votre posture influence ce que vous ressentez !
​Votre posture peut booster votre confiance.

ASTUCES N°1 POUR BOOSTER VOTRE CONFIANCE :

Redressez-vous et prenez une grande respiration

C’est simple mais redoutable !

Je le répète.
Votre posture influence ce que vous ressentez !
La bonne nouvelle, c’est que 
vous avez un contrôle direct sur votre posture corporelle.

À vous de vous redresser pour booster votre confiance instantanément !

​D’où viennent les expressions 
“elle est gonflée à bloc” ou “il s’est complètement dégonflé” ?

Ces expressions associent la posture à la détermination, au manque de courage.

Car quand vous avez le trac, votre corps se recroqueville de lui-même.
Mais quand tout s’est bien passé et que le public vous applaudit.
​C’est plus la même ! 😉

Vous vous tenez bien droit et vous avez le sourire jusqu’aux oreilles.
Vous êtes “gonflé à bloc” !

Alors pour booster votre confiance, ​empêchez votre corps de se rabougrir sous l’effet du trac​.
Forcez-vous à vous tenir bien droit.

​Prenez une grande respiration.

Au début, cela vous semblera peut-être bizarre d’être bien droit alors que le trac vous ronge.  
​Rassurez-vous, c’est normal si vous ne l’avez jamais fait par le passé.


​Vous savez, j’utilise cette technique à chaque fois que je donne une conférence devant un grand groupe. Et je n’imagine pas une seule seconde faire autrement. 😉

L'expérience du stylo dans la bouche

Regardez la photo ci-dessous.

Des chercheurs de l’université de Mannheim en Allemagne ont crée une expérience amusante.
Ils ont testé l’impact de la position d’un stylo dans la bouche sur les réactions affectives des participants.

​Pour cela, les chercheurs ont constitué deux groupes indépendants (chaque groupe ignorait l’existence de l’autre groupe).

Un groupe devait tenir un stylo entre les lèvres tout le long de l’expérience (comme ​sur la photo de gauche). Tenir le stylo de cette manière force à faire “la moue”.

L’autre groupe devait tenir le stylo entre les dents tout le long de l’expérience (comme ​sur la photo de droite). Là, le stylo provoque une sorte de “sourire” artificiel chez les participants.

​Ensuite, tous les participants ​ont lu la même bande dessinée humoristique en notant de 0 à 10 à quel point il la trouvait​ drôle ( 0 = “c’est pas drôle du tout” & 10 = “c’est hilarant”.

À votre avis, quels sont les résultats de l’étude ?

​Et oui !

Les participants au sourire forcé ont trouvé la bande dessinée plus drôle que les participants qui avait “la moue” forcée.


​Et après analyse statistique poussée, les résultats sont formels.

Avoir le sourire, même s’il est forcé, modifie positivement la façon dont notre cerveau évalue la réalité.

​Personnellement, je mets un stylo entre mes dents quand un passage difficile commence à me faire perdre patience.

Plutôt que de m’énerver sur ma guitare, je préfère mettre un stylo entre mes dents.
​Ensuite je respire profondément. Et puis je me remets au boulot dans un bon état d’esprit !

ASTUCES N°2 POUR BOOSTER VOTRE CONFIANCE :

Placez un stylo entre vos dents et souriez !

Je vais vous partager une anecdote à propos de cette technique.

Un matin,​ je pars donner des formations dans un établissement qui préparent des étudiants au concours de médecine. Dans le métro bondé à cette heure matinale, je croise un étudiant qui allait au même endroit que moi.

Nous nous saluons et échangeons des politesses.

Et puis, pour trouver un sujet de conversation, je lui demande ce qu’il a pensé du dernier module de formation auquel il avait assisté. Dans ce module, j’avais justement présenté aux étudiants cette même étude sur le sourire.

C’est là que j’apprends un fait amusant.

Après mon module de formation, les élèves avaient un cours de chimie organique.
​Celui-ci devait être ​aussi captivant qu’un aquarium vide.

​Car mon compagnon de voyage m’a appris que tout le long de ce cours, lui et ses​ camarades de classe avaient mis un stylo en position “sourire forcé”.

Histoire de garder le moral.
Et aussi de faire un peu de provoc. 😉

​Le plus drôle c’est que l’enseignante n’a pas osé demander pourquoi !

Quoi qu’il en soit, pour ma part, j’utilise souvent cette technique
Par exemple, 
quand j’ai le trac ou quand je perds patience face à un passage difficile.

Plutôt que de m’énerver sur ma guitare, je préfère mettre un stylo entre mes dents.
Ensuite je respire profondément.
Et puis je me remets au boulot dans un bon état d’esprit !

Cela grandit ma confiance dans le fait que je peux réussir à jouer tel ou tel passage. 

La fin justifie les moyens. Non ?

Alors testez cette astuce pour booster votre confiance avant la scène.

Réduisez votre stress et boostez votre confiance grâce aux Power Poses

Boostez votre confiance en changeant votre chimie corporelle

L’expression “Boostez votre confiance en changeant votre chimie corporelle” peut sonner un peu étrange.
Pourtant rien n’est plus naturel !

Dites moi.
Qu’est-ce qui fait que parfois vous êtes de bonne humeur et que d’autre fois vous êtes plutôt déprimé(e) ou en colère ?

Bien-sûr, vous me direz c’est à cause de ce que vous avez vécu juste avant, ou de la météo, etc.

Mais d’un point de vue corporel ?
Qu’est-ce qui change dans votre corps lorsque vous êtes calme ou excité(e) ? Confiant(e) ou stressé(e) ?

Oui.
Ce qui change dans votre corps, c’est la concentration des différents neurotransmetteurs et hormones​qui circulent dans votre sang. C’est tout.

Ce que vous ressentez dépend du “cocktail naturel chimique” qui voyage dans votre corps.

Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez impacter ces dosages chimiques !

     1. Par la pensée
C’est ce que vous faites quand vous imaginez réussir votre concours et que vous vivez une explosion de joie intérieure.  😉

Ou quand vous imaginez rater telle audition et que vous vous sentez abattu(e). ;(

     2. Par votre posture corporelle

Oui.
Vous pouvez changer le cocktail chimique qui coule dans vos veines et booster votre confiance juste en modifiant votre posture corporelle !

C’est complètement fou et c’est ce que vous allez découvrir grâce aux recherches d’Amy Cuddy​.

“Ce que vous ressentez dépend du cocktail chimique qui voyage dans votre corps.”

Boostez votre confiance ​​avant vos concerts et vos auditions grâce aux Power Poses

Les Power Poses, qu'est-ce que c'est ?

Les Power Poses sont des postures corporelles qui se divisent en 2 catégories.

Les High Power Poses ou Postures de fort pouvoir.
Ce sont des postures d’autorité​, qu’empruntent les personnes qui ont du pouvoir.

Les Low Power Poses ou Postures de faible pouvoir.
​Ces postures sont plutôt adoptées par les personnes qui sont soumises à l’autorité d’un supérieur.

​Regardez la photo ci-dessous.
​Dans la rangée du haut, ​vous pouvez ​observer des exemples de High Power Poses. ​La rangée du dessous montrent des exemples de ​​​​Low Power Poses.

L'expérience d'Amy Cuddy sur les Power-Poses

L’expérience d’Amy Cuddy est simple.

​Pour commencer, l’ensemble des participants ​a été divisé en 2 groupe​s.

Chaque groupe a pratiqué des postures d’une seule catégorie.
Un groupe a effectué des High Power Poses. L’autre groupe des Low Power Poses.

Ensuite, avant de faire l’expérience, les scientifiques ont​ mesuré :

– le niveau de confiance des participants​ grâce à un questionnaire
 la concentration sanguine de chacun ​en Testostérone et en Cortisol (également appelé l’hormone du stress)

Avant de poursuivre, je vous propose un petit récapitulatif ​sur ces hormones. 😉

​Cortisol et anxiété

​Le Cortisol.
Sans le savoir vous ne connaissez que trop bien cette hormone.

​Vous vous rappelez la dernière fois que le trac et le stress vous rongeaient?
Quand vous aviez l’impression de flétrir de l’intérieur, un peu comme un soufflé qui se dégonfle ?

​A ce moment là, ​une armada de molécules de​ Cortisol faisait la fiesta dans vos veines !
No comment…

Testostérone et confiance

Cela vous est déjà arrivé de vous sentir parfaitement capable de faire quelque chose ?
De vous sentir solide et serein, plein d’aplomb et de certitude dans votre corps ?

C’est la Testostérone qui provoque cela.

Cette hormone peu donner un sentiment de puissance.
Elle peut booster votre confiance.

Sachez Mesdames que, contrairement au idées reçues, la Testostérone coule aussi dans vos veines !
Mais en moindre quantité…

D’ailleurs, cette hormone est responsable d’un curieux phénomène présent chez vos partenaires masculins.
Vous savez​ de quoi je parle ?

​Ce besoin compulsif de démontrer par tous les moyens que “C’est eux qui ont la plus grosse…         voiture ! “

Je suis d’accord avec vous.
Parfois un peu de cortisol serait le bienvenu pour calmer certains “coqs” !

Power-Poses​, Testostérone et​ Cortisol

Accrochez-vous, la suite va vous scotcher.
​​
Après les différentes mesures initiales, ​les participants de chaque groupe ​ont effectué deux postures différentes pendant 1 minute chacune.

​Par exemple, les membres du groupe High Power Poses ​ont pratiqué deux High Power Poses ​pendant 1 minute​​​ chacune.
​​
Ensuite les scientifiques ​ont repris les mêmes mesures qu’au début de l’expérience.

​Les résultats sont propres et ​nets.

​1) Les participants du groupe High Powers Poses​, ​​​avaient un sentiment de confiance en eux plus ​grand.
​2) Leur taux sanguin de Testostérone était plus élevé et leur taux de Cortisol plus bas qu’au début de l’expérience.
3) Les participants de l’autre groupe n’ont pas vécu le même phénomène.

​C’est fou, n’est-ce pas ?

Personnellement, je fais très souvent expérimenter ces postures aux participants de mes formations.
Dans la très grande majorité des cas, le ​résultat est identique à celui de l’expérience.

​Les High Power Poses engendrent un sentiment de bien-être, de détente et d’aplomb.
C’est l’outil idéal pour booster votre confiance avant une audition ou un concert.

Ci-dessous, vous pouvez observer d’autres ​exemples de Power Poses.

ASTUCES N°3 POUR BOOSTER VOTRE CONFIANCE :

Isolez-vous et pratiquez 2 Hight Powers Poses

“Ok, mais… je ne vais pas lever les bras devant le public pour booster ma confiance ?”

​Je vous entends d’ici. 😉

Effectivement.
Lever les bras devant le public en signe de victoire avant même d’avoir jouer une note serait disons…”décalé”.

Quand et comment réduire votre trac grâce aux Power-Poses

Mais les loges n’existent ​pas pour rien.

Avant de jouer en public, ​​c’est vital de rassembler vos forces, votre esprit.
De vous concentrer et ​tant qu’à faire, de booster votre confiance.

​On ne rentre pas sur scène comme on rentre sur une boulangerie​ !

​Dans l’idéal, les postures de pouvoir se pratiquent dans l’intimité d​’une loge.
Et si ​vous ne disposez pas de loge, j’ai une bonne nouvelle !
Les toilettes n’existent pas pour rien non plus. 😉

​L’idée vous paraît peut-être encore très étrange. Je vous comprends.
Mais rappelez-vous de ceci.

​Votre but est d’émouvoir le public, de partager des émotions.
​Ou au moins de réussir à jouer aussi bien que vous en êtes capable quand vous êtes seul !
On est d’accord.

​Si vous atteignez​ ce but​.
​Que vous parvenez à “vous lâcher” ​plus que d’habitude tout en restant concentré. Pensez-vous que ​votre prestation aura moins de valeur parce que vous avez ​boosté votre confiance juste avant ?
Ou pire, que quelqu’un ​vous reprochera​ de l’avoir fait ?

Bien-sûr que non !

Conclusion

Pas toujours facile de donner le meilleur de soi !
Surtout quand le stress fait valser notre assurance comme une feuille au vent !

Dans ces conditions toute la volonté du monde ne suffit pas.
​Les jambes flageolent, la voix tremble et c’est tout.
Le trac est impitoyable !

Pourtant, comme la science le démontre, il est possible de booster votre confiance. 
​Des toilettes ou une loge, deux Power Poses d’une minute chacune, la Testostérone grimpe, le Cortisol chute.

SIMPLE, CONCRET, EFFICACE !

Résultat ?

Plus d’assurance, plus d’aplomb et plus de confiance en vous.
Vous avez repris le dessus, BRAVO !

Pourtant, je mets ma main au feu que nombre ​d’entre vous n’utiliseront jamais cette technique !
POURQUOI ?

​Juste parce que cela sort de l’ordinaire. Parce que les autres ne le font pas.
L’être humain est ainsi fait qu’une force le pousse​ à ​​agir c​omme la majorité de ses congénères.

Mais garder bien en tête ce que je vais vous confier maintenant.

Si vous agissez comme les autres, vous obtiendrez les mêmes résultats qu’eux !
Même recette, même gâteau, même saveur…
Logique, non ?

​C​e n’est pas ce que vous voulez.
​Alors, ​agissez différemment des autres. TESTEZ​ CETTE TECHNIQUE MAINTENANT !
​Et utilisez-là dès que vous le pourrez.

​Allez dans les toilettes de la gare, boostez votre confiance, sentez les changements chimiques dans votre corps, allez jouer sur ce piano qui vous attend !
Offrez un instant de​ musique ​à ces voyageurs que vous ne reverrez jamais.

​Où faites cela chez vous !
​Invitez vos amis, allez dans​ votre chambre, boostez votre confiance​ prenez en main votre guitare, votre piano, et faites jaillir la musique qui vous habite.

​Vous méritez de dépasser vos barrières. ​D’être plus libre devant les autres.
Vous méritez de propager votre musique et d’y prendre du plaisir !

J’en suis convaincu. Et vous ?
Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta

Comment vaincre l’anxiété, le trac, et mieux jouer en public ?

Aujourd’hui je vais aborder un sujet grave.
Un sujet qui nous concerne tous mais qui est trop souvent passé sous silence.

Le TRAC.

Alias l’ANXIÉTÉ du musicien face à la performance en public.

Cela vous est-il déjà arrivé de perdre vos moyens à l’idée que dans 2 minutes c’est à vous de jouer devant le public ?

De sentir votre cœur s’emballer, vos mains devenir moites, votre estomac qui remonte jusque dans votre gorge ?
Et puis cette petite voix anxieuse dans votre tête qui répète en boucle “Et si je me plante devant tous ces gens ? Oh non…” ou  encore “je suis nul, je suis nul, ça va mal se passer”

Vous avez déjà vécu cela ?

Moi oui.

Et quand j’ai cherché des antidotes à ce stress sur internet, j’ai été choqué !
Rien, à part des exercices de respiration…
Continuer la lecture

Aujourd’hui je vais aborder un sujet grave.
Un sujet qui nous concerne tous mais qui est trop souvent passé sous silence.

Le TRAC.

Alias l’ANXIÉTÉ du musicien face à la performance en public.

Cela vous est-il déjà arrivé de perdre vos moyens à l’idée que dans 2 minutes c’est à vous de jouer devant le public ?

De sentir votre cœur s’emballer, vos mains devenir moites, votre estomac qui remonte jusque dans votre gorge ?
Et puis cette petite voix anxieuse dans votre tête qui répète en boucle “Et si je me plante devant tous ces gens ? Oh non…” ou  encore “je suis nul, je suis nul, ça va mal se passer”

Vous avez déjà vécu cela ?

Moi oui.

Et quand j’ai cherché des antidotes à ce stress sur internet, j’ai été choqué !
Rien, à part des exercices de respiration…

Mais comment la respiration pourrait suffire face à tant de symptômes ?

Sérieusement…

Ok, respirer peut aider.
Pour certains aspects de l’anxiété, et si elle n’est pas trop forte.

Mais vous l’avez compris.
Je ne vais pas vous parler une fois de plus de “super techniques” de respiration anti-trac.

En revanche, vous allez découvrir ce qu’est réellement l’anxiété du musicien face à la performance.
Vous allez comprendre pourquoi et comment ce démon qu’est le trac vous fragilise.
Et comment l’empêcher de vous rendre plus mauvais quand il y a du public…

Ça vous dit ?

Pourquoi vous devez comprendre votre anxiété

Depuis 3 ans je forme des étudiants en première année de médecine ​au neurosciences de l’apprentissage et à la préparation mentale. ​​​

Récemment je parlais avec l’un d’eux du concours du premier semestre.

​Pour les étudiants ce premier concours est plus terrible à vivre moralement que ​le second. ​
Pourtant,​ le second semestre est bien plus consistant que le premier​ en terme d’apprentissage.
Qui lui est déjà très violent niveau quantité ​de cours à apprendre.

​Pour vous donner une idée, même un ogre affamé d’apprentissage a​urait du mal à finir son assiette​ du premier semestre tellement son estomac ​serait ​à deux doigts d’exploser. 

Qui veut la paix prépare la guerre

Mais alors pourquoi le concours du premier semestre est plus violent psychologiquement pour les étudiants ?

Simplement parce qu’ils ne savent pas à quoi s’attendre.

Ils ne connaissent ni la salle, ni l’ambiance​, ni le discours du doyen qui leur conseille de “respirer” pour se déstresser, ni la longue attente devant les salles de concours, rythmée par les contractions d’un estomac trop noué…

​Les étudiants ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés !
Et ça, pour l’esprit, ​c’est terrible.

Ne pas savoir ce qui va se passer, c’est donner carte blanche à un inconscient qui joue les Woody Allen reconverti dans le film d’horreur.

Et vas-y que dans ma tête je ​fantasme plein d’images angoissantes de doute, de panique, d’échec !​
Vas-y qu’une superbe voix off me pousse quasiment au suicide tellement son discours est inquiétant et déprimant.

​Pour un musicien qui ne se connaît pas​, c’est la même chose.
Si vous ne savez pas​ comment votre anxiété se manifeste​ en public, vous laissez la boîte de Pandore entre-ouverte.

Car moins on en sait et plus on fantasme.
Et avec le stress, vos scénarios sont très loin de ceux d’un Disney…

Je me trompe ?

​Un homme avertit en vaut deux

Empêchez l'anxiété de vous prendre par surprise

En revanche, si vous connaissez “votre ennemi”, vous commencez à mettre des chances de votre côté.

​Comment de toutes petites factions de soldats malmènent des armées entières pendant ​une guerre ?
Comment de grands chefs de guerre ont vaincu des armées ennemies pourtant 3 fois plus nombreuses ?

Grâce à l’effet de surprise​ !

L’effet de surprise tétanise, paralyse et fragilise celui qui en est la victime.
Qu’il soit soldat dans l’armée Prussienne où musicien.

​Comprendre le fonctionnement de l’anxiété vous évite d​’être pris au dépourvu​.

Vous éliminez ainsi un​ éventuel problème de plus.
​Vous évitez la panique générée par l’apparition ​s​urprise de symptômes d​e trac inconnus au bataillon.

Se fabriquer une boîte à outils d'antidote​s ciblés contre les effets du trac

Comprendre l’anxiété, le trac, ​présente un autre avantage colossal.

​Connaître votre ennemi vous permet de définir des antidotes appropriés et de les préparer en amont, ​sans public.

​Ben oui !

Personne n’apprend la conduite automobile en tentant de s’insérer sur l’autoroute avec une formule 1 ?
C’est pareil pour le ​trac que vous ressentez en public​ !

​Car enchainer les scènes​, les auditions,​ suffit rarement à guérir du trac​.
​Nombreux sont les musiciens ​qui ont toujours ​autant l’estomac noué par le stress de la scène​ que la première​ fois qu’ils ont joué devant des gens…

Les 3 facettes de l'anxiété

L’anxiété du musicien, le trac, le stress de la scène ou la peur du public n’est pas une seule et unique chose.

Voici comment le Larousse définit a l’anxiété :

Trouble émotionnel se traduisant par un sentiment indéfinissable d’insécurité.

L’anxiété, le trac, l’appréhension du public est donc un mélange de phénomènes.
C’est un pot pourri d’handicapes variés qui créer une synergie catastrophique.

Voyons quelles sont les 3 facettes de l’anxiété.

L'anxiété ​somatique ou le "trac physique"

L’anxiété somatique est la réponse physique de votre corps au trac.

​Vous savez, ​quand vous avez l’impression que votre cœur va ​bondir hors de votre poitrine tellement le stress accélère votre rythme cardiaque.

​Quand votre pression sanguine augmente à vue d’œil; q​uand vos membres ​se durcissent comme ceux d’une statut et que vos mains deviennent froides et humides.

Ou encore quand votre gorge se serre au point de vous faire mal et que vous commencez à trembler comme un vieillard qui n’a pas pris ses médicaments depuis deux jours.​​

L'anxiété cognitive ou le "trac mental"

L’anxiété cognitive est la réponse ​mentale de votre corps au trac.

​Elle se manifeste ​par exemple quand des pensées de doute ​assaillent votre esprit quand vous voyez le public​.

Quand ​la petite voix dans votre tête devient extrêmement critique​.

Ou ​quand le trac vous crée des blancs​ dans votre esprit, que celui-ci divague et se disperse au point qu’il devient impossible pour vous de vous concentrer.

L'anxiété affective ou le "trac émotionnel"

L’anxiété effective est votre réponse émotionnelle au​ trac.

​Elle aussi vous la connaissez ​bien !
​Elle se manifeste quand vous êtes envahis de peur, de panique, d’appréhension, etc.

2 familles d'anxiété

Voyons à présent une notion de plus, simple mais essentielle.

Il existe deux familles d’anxiété : “l’anxiété trait” et “l’anxiété état”.

Le psychologue clinicien Donald Spielberger (Phd) a mis au point des tests pour évaluer à quel point ces 2 sortes d’anxiétés nous affectent.

"L'anxiété état" de Spielberger

“L’anxiété état” ​correspond aux sentiments d’appréhension, de tension, de nervosité et d’inquiétude que ​vous ressentez au moment du ​challenge ou de la compétition.

​C’est ce qu’on appelle “le trac” ou l’anxiété du musicien face à la performance.

Comme pour la couleur de nos yeux et la taille que l’on fera à l’âge adulte, nous ne sommes pas tous égo face au stress que provoque le public.

​Peut-être qu’à l’idée de jouer devant quelques personnes ​le trac vous liquéfie.
Ou peut-être que vous êtes juste un peu trop tendu pour​ jouer aussi bien que vous ne le souhaiteriez

"L'anxiété-trait" de Spielberger

“​L’anxiété trait fait référence à votre anxiété en général, votre stress au quotidien.

​Êtes-vous quelqu’un de serein dans la vie, du genre “Keep cool Raoul !”​ ?
​Un​e sorte de moine bouddhiste qui garderait son calme dans un immeuble en train de s’effondrer ?

Ou êtes-vous plutôt du genre tendu à l’idée qu’un quelconque imprévu puisse se produire dans les 3 prochaines années ?

​Vous l’avez compris, votre tendance à vous angoisser, à être préoccupé et inquiet dans la vie, définit votre anxiété trait.

"De l'anxiété trait" à "l'anxiété état"

Bien-sûr, il y a souvent un lien entre ces 2 anxiétés.

Si vous avez un tempérament anxieux, il y a des chances pour que le fait de devoir jouer en public vous panique.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Certains musiciens qui sont des grands stressés de la vie arrivent à donner le meilleur d’eux-mêmes en public. La pression du challenge ne les déstabilise par autant que ça. Ils n’ont que peu le trac. 

À contrario, je connais des musiciens du genre zen et relax dans la vie qui perdent littéralement tous leurs moyens sur scène. Chez eux, le trac est aussi puissant que les réacteurs d’un fusée.

Cependant, le public a tendance à amplifier vos tendances naturelles.
Et un musicien au tempérament téméraire fera souvent preuve de plus d’audace sur scène qu’un musicien à la personnalité timide.

​Conseil pour les plus ​stressés

Stress et zone de confort

Si vous êtes du type timide et inquiet, rassurez-vous !

Une stratégie existe pour vous aider à mieux gérer votre trac.

​Il faut élargir votre zone de confort !  

​Votre zone de confort est la zone dans laquelle vous êtes serein et détendu.
La zone dans laquelle vous vous sentez capable de réussir ce que vous avez à faire.

Quand vous vous brossez les dents​ vous n’​avez pas la boule au ventre !
Vous êtes dans votre zone de confort. Tout est facile.

​Mais si je vous demande de jouer devant 20 personnes un morceau que vous maîtrisez peu ?
​Là je parie que​ la panique pourrait vous envahir… 😉

​Mais comment élargir votre zone de confort ?

Pour faire grandir votre zone de confort, c’est simple.

Vous devez en sortir le plus souvent possible. C’est la meilleure manière de l’élargir.

Alors, lancez-vous des défis !
Traversez les frontières de votre zone de confort et éloignez vous en un peu.
Puis de plus en plus…

Votre système nerveux va s’habituer et cette zone ​où vous êtes serein va grandir !

Si vous devenez un peu plus intrépides au quotidien, cela se ressentira dans vos prestations en public.
Vous​ deviendrez plus confiant, plus résistant au trac. Mais attention !

Allez-y PRO-GRE-SSI-VE-MENT !

Si vous avez une phobie atroce des serpents, n’allez pas vous mettre un boa autour du cou pour en guérir.
Beaucoup trop violent comme expérience…

Avancez par petits pas !

​En sortant de votre zone de confort, vous devez vous sentir un peu mal à l’aise…
Pas à l’article de la mort !

Si vos émotions sont ​trop violentes, c’est que vous ​allez trop loin​. Cela ​risque plus de vous traumatiser que de vous guérir.

Alors soyez mesuré ok ?

​​Que faire pour ​ne pas perdre vos moyens en public à cause du trac?

Pour produire un son doux et rond à la guitare, il n’ a pas 36 solutions.
​Je dois m’exercer à pincer les cordes avec la pulpe de l’index, ​en ayant le doigt détendu et en attaquant la corde de biais.

​Il faut que je connaisse la recette précise d’un son doux et que je m’entraîne à la réussir sur commande.

Pour gérer le stress qui vous assaille quand vous êtes sous pression, c’est pareil.

​Vous devez le connaître intimement.
Sachez précisément comment se manifeste votre trac au niveau physique, mental et émotionnel.

​C’est crucial !

ÉTUDIEZ VOTRE TRAC.
​Au moins au​tant que vous​ vous exercez à jouer du piano ou de la guitare​.
 
​Faites cela et le trac en public ne​ vous transformera plus en ​gamin apeuré qui a peur de se faire gronder.
Je vous en donne ma parole.

Gérer les ​manifestations physiques d​u trac

Alors, quelle est la recette de votre anxiété somatique, de votre trac physique ?

Quels muscles ou articulations se rigidifient ​quand vous êtes stressés par le public ?
Vos paumes deviennent-elles glissantes ? Votre respiration s’accélère-t-elle ? Vos doigts ne semblent former qu’un espèce de paquet engourdi ?

Entraînez-vous à détendre les zones clés qui se contractent à cause de l’anxiété. Offrez-vous de véritables petites séances quotidiennes de relaxation ciblée. 

 

Repérez les passages d’un morceau qui restent carrés malgré le stress et ceux qui se dilapident littéralement. Solidifier les doigtés les plus fragiles.

​Exercez-vous à jouer avec les mains froides
​, sans échauffement !

Gérer les ​manifestations mentales d​u trac

Et votre ​trac mentale, comment se traduit-il ?

​C’est comme si le temps s’accélérait ? Vous avez tendance à jouer faux ? A envisager des scénarios catastrophes ?

Pour limiter la casse, vous devez peut-être apprendre à ​intensifier votre concentration et à calmer votre esprit​. Et/ou apprendre à vous parler ​gentiment dans votre tête et à vous faire des images mentales positives.

Travailler sur votre confiance en vous s’avère peut-être aussi indispensable​ pour être plus “s​table” sur scène.

Rappelez-vous qu’une chaîne n’est jamais plus solide que son maillon le plus faible !
​Alors, ​solidifiez vos maillons les plus faibles ! 

Entrainez-vous à jouer des morceaux complexes avec la télé à fond dans la pièce. Ou avec des boules Quies ! Faites quelques séances de thérapie brève !

​Pratiquez la méditation pour aiguisez votre concentration !
 
​Trouvez et utilisez les​ antidotes qui vous rendront plus résistant​ à l’anxiété, au trac mentale en public…

Gérer les manifestations émotionnelles d​u trac

“Essaie de ne pas être stressé !”

Bah voyons ! La super fausse bonne-idée du siècle !

Surtout, ne chercher pas à éviter les émotions intenses que la performance en public provoque en vous.
C’est vain et inutile.
La vie s’arrangera toujours pour vous déstabiliser…

Un jour ou l’autre, vous serez face à des torrents d’émotions incontrôlés.
Et si cela se produit un jour J, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer…

Il est plus sage d’apprendre à embrasser les montagnes russes que l’adrénaline et le trac provoque en vous !

Entraînez-vous à composer avec les volcans d’hormones qui vous habitent, à surfer dessus…
Jetez vous à l’eau la peur au ventre comme si vous sautiez en parachute !

Petit à petit, l’anxiété vous effraiera moins.

Une stratégie anti-trac en 3 parties

Exceller en public demande un entraînement spécial

Vous l’avez compris ! 
​Ne pas perdre ses moyens en public ​n’est pas chose aisée.

​Bien jouer
 de la guitare, du piano, de la musique devant les gens est comme une discipline à part entière.
C’est comme apprendre à jouer un nouvel instrument.

​Bien jouer avec le trac demande un entraînement exclusif ! 
Négliger cet entraînement est une erreur fatale.

3 étapes pour mieux jouer en public

Voici un récapitulatif des 3 étapes pour mieux jouer en public :

  1. Vous devez analysez votre trac point par point comme un contrôleur fiscal qui flaire une grosse entourloupe.
  2. Ensuite vous devez créer votre programme de gestion du stress et du trac sur mesure pour travailler sur chaque manifestation de votre anxiété.
  3. Enfin, vous devez vous entraîner à jouer en étant proche des conditions du concert le plus souvent possible.
    Ok ! Mais comment faire cela ?
    Voici la réponse.

Un BONUS ​exceptionnel pour transformer votre trac en énergie positive

Tout est dans le titre !

Vous aimeriez aller sur scène le sourire aux lèvres ?
Je vous propose de recevoir GRATUITEMENT un guide complet qui peut vous y aider.

Si vous désirez transformer votre anxiété et votre stress en énergie dynamisante,
remplissez les champs ci-dessous et je me ferai un plaisir de vous envoyer ce guide !

Vous y trouverez un processus inspiré de stratégies mises au point par des psychologues de la performance à destination de champions olympiques et des musiciens.

Conclusion

C’est rageant d’avoir les membres raides comme des baguettes de bois à cause du trac.  Hein ?
De ​massacrer des morceaux que vous ​maîtrisez, dès qu’il y a deux personnes de plus que vous dans une pièce.​

Mais ​à présent vous comprenez le pourquoi du comment !
​Votre regard sur le ​trac à changer, je me trompe ?
Je suis sûr que vous êtes excité à l’idée de “chasser” les symptômes de votre anxiété.

​Imaginez-vous jouer votre morceau préféré en public en donnant le meilleur de vous-même​.
​Cela ​serait génial n’est-ce pas ? 

​Peut-être qu’aujourd’hui ​vous vous dites “c’est impossible !“.
Pourtant c​​ela ne l’est pas.
​Mais bien-sûr, bien jouer avec le trac​ demande ​un investissement sérieux !

Il ne suffit pas de le savoir pour que cela vous aide.
De la même manière qu’il ne suffit pas de savoir qu​’en arrosant des graines que l’on a plantées elles poussent. Vous devez quand même les planter et les arroser.

​Alors allez-y !

Mettez-vous “en danger”.

​Forcer cette anxiété, tapit dans l’ombre comme une panthère attendant que sa proie s’approche, à pointer le bout de son nez.

Identifiez les manifestations du trac, confrontez-les une par une !

​Apprenez à relaxer cette épaule qui se raidi​t, à rester concentré en situation extrême, à vous​ visualisez des images mentales de ​triomphe ​malgré le stress.

​Exercez-vous à c​hevaucher votre ​trac jusqu’à en devenir plus fort !

​Agissez ainsi et le hasard n’aura plus aucune chance de vous faire perdre vos moyens !

Il est temps de jouer en public aussi bien que quand vous êtes seul, non ?
Alors par quoi allez-vous commencez ?

Avec confiance et motivation 😉

Roman Buchta​

>
Aenean Donec ut ut sit Donec sed ante. dolor. neque.